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MEMO/11/477

Brussels, 4 juillet 2011

Examples of EU projects in Djibouti

Prolongement de la réhabilitation du Corridor Sud, Route National 1 (€7 500 000)

Le réseau routier Djiboutien est de 1300 km, dont 330 km pavé. Le corridor sud qui relie le port de Djibouti à l'Ethiopie est responsable pour plus de 80% du trafic routier. Les échanges commerciaux transfrontaliers sont à la hausse. A l'image des performances enregistrées par le port de Djibouti en importation de marchandises sèches (+25%), les mouvements de camions affichent un accroissement de 21,4% entre 2008 et 2009 grâce à la reprise de l'économie éthiopienne.

Un projet financé par le 9ème FED a déjà permis de réhabiliter 39,4 km du corridor sud, à partir du carrefour d'Arta. Ce projet ci, financé par le 10ème FED sera la continuation et prévoit une prolongation de 10,2 km jusqu'au carrefour des routes d'Ali Sabieh e de Dikhil. L'objectif global est de réduire la pauvreté à travers l'intégration économique de Djibouti et de l'Ethiopie, et la diversification pour l'Ethiopie de ses débouchés vers la mer. L'objectif spécifique est d'assurer de façon durable et dans les meilleures conditions (coût de transport, temps de parcours, sécurité) le transport routier des marchandises entre l'Ethiopie et le Port Autonome International de Djibouti.

Renforcement de l'interconnexion électrique Ethiopie-Djibouti (€12 000 000)

Actuellement, la totalité de la production électrique de Djibouti est d'origine thermique ce qui, compte tenu des cours élevés du pétrole, conduit à un prix de revient très élevé du kwh produit. Ce projet vise à renforcer l'interconnexion électrique entre l'Ethiopie et Djibouti dont l'objectif est de disposer d'une électricité à source renouvelable à meilleur marché et en quantité suffisante que l'électricité d'origine thermique.

Cette interconnexion permettra à la République de Djibouti de disposer d'une plus grande quantité d'électricité, d'origine hydraulique donc renouvelable, et à meilleur marché que l'électricité d'origine thermique produite actuellement.

Ce renforcement sera constitué de deux composantes. D'une part, la construction d'un poste 63 kV à Djibouti (Palmeraie) permettra d'assurer l'arrivée des lignes 63 kV, de garantir et d'optimiser la répartition d'énergie sur la boucle de Djibouti ville. D'autre part, la construction d'un centre de dispatching national permettra de centraliser la gestion du système électrique de Djibouti rendu plus complexe du fait de l'interconnexion afin de coordonner l'ensemble des acteurs, d'optimiser le parc de production , de minimiser les pertes sur les lignes et de gérer les échanges avec le système électrique éthiopien.

A côté de ces deux composantes techniques, il y a un troisième volet d'assistance technique à la mise en œuvre du Plan directeur de l'Energie. Ce troisième volet permettra de fournir un cadre de cohérence à l'ensemble des actions du secteur.

Programme d’investissements pour l’assainissement liquide et la gestion des déchets solides de la ville de Djibouti (€17 700 000)

58% de la population de Djibouti habitent dans la ville de Djibouti. L’insuffisance ou l’absence d’investissements et de maintenance des infrastructures dans la capitale dans le passé font que le réseau d’assainissement liquide et solide ne répond plus depuis longtemps ni aux besoins sanitaires de la population ni à ceux de la protection de l’environnement.

Ces infrastructures, déjà insuffisantes et obsolètes, ne permettront donc pas de faire face aux défis dérivés de la croissance démographique liée à l’attractivité des installations portuaires et des zones franches nouvellement construites.

Les travaux de ce projet concernent notamment: la réhabilitation et l’extension d’une station d’épuration existante et la construction de 2 nouvelles stations ; la réhabilitation et la construction de collecteurs d’eaux pluviales ; la construction de nouvelles canalisations d’eaux usées ; la construction d’un centre d’enfouissement technique et d’un centre de tri des déchets solides. Une campagne de sensibilisation et d’éducation doit accompagner ces travaux qui visent à améliorer l’accès légal des ménages de Djibouti ville au réseau d’assainissement des déchets liquides et au réseau de traitement des déchets solides.

Aide alimentaire aux groupes vulnérables, contribution de l'UE €1 540 000

Djibouti est un pays à déficit alimentaire fortement dépendant de l'importation de produits alimentaires. Avec un climat semi-aride, la part de l'agriculture dans le produit intérieur brut est très limitée et contribue pour moins de 3% du PIB. 75% de la population vit dans un état de pauvreté relative et 42% dans un état de pauvreté extrême. Cette mesure a pour but de mitiger l'impact de la hausse du cours mondial des denrées alimentaires sur les populations les plus pauvres. Elle cible à:

  • assurer un apport nutritionnel aux personnes les plus vulnérables

  • alléger l'effet de l'inflation des denrées alimentaires sur le budget des ménages en prenant en charge une partie des besoins nutritionnels de membres les plus vulnérables de la famille.

Un apport en nourriture est assuré aux populations les plus vulnérables (femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 5 ans, enfants malnutris, tuberculeux) notamment à ceux dans les milieux les plus pauvres (milieu rural).

Les principales activités prévues sont les suivantes :

  • Les cantines scolaires fourniront dans 73 écoles primaire rurale un petit déjeuner, ainsi qu’un déjeuner chaud, à tous les enfants inscrits (11 700 bénéficiaires en 2010, 13 500 en 2011).

  • Des rations à emporter (sous forme des bidons d’huile) seront fournies aux familles des filles des classes de la 3ème à la 5ème ayant au moins 80% de taux de présence en classe (4 500 bénéficiaires en 2010 et 5 000 en 2011).

  • Des vivres contre travail seront fournis aux cuisiniers non payés par le gouvernement pour permettre la gestion des cantines scolaires (205 en 2010 et 210 en 2011).

  • Fourniture de rations sèches à emporter pour les enfants modérément malnutris suivis par le centre de santé (4 250 enfants malnutris sur tout le territoire national).

  • Fourniture de rations sèches à emporter pour les femmes enceintes et allaitantes malnutries (2 750 femmes enceintes et allaitantes malnutries sur tout le pays) suivies par le centre de santé, à partir de 6 mois avant l’accouchement et 6 mois après l’accouchement.

  • Fourniture de rations mensuelles pour tuberculeux hospitalisés (environ 500 personnes) pour un total de 590 grammes par jour/par personne, équivalent a 2,258 Kcal.

  • Des vivres seront fournis en tant qu’encouragement, via un programme de vivres contre travail, aux cantiniers des centres de santé et des hôpitaux (environ 120) qui s'occupent des trois programmes mentionnés.

Pour de plus amples informations, voir

IP/11/827


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