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Foire aux questions: Un rapport d’importance majeure sur les progrès et les résultats des États membres de l’Union européenne en matière d’éducation et de formation

Commission Européenne - MEMO/11/253   19/04/2011

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MEMO/11/253

Bruxelles, le 19 avril 2011

Foire aux questions: Un rapport d’importance majeure sur les progrès et les résultats des États membres de l’Union européenne en matière d’éducation et de formation

Pourquoi une coopération européenne en matière d’éducation et de formation?

Bien que les systèmes d’éducation et de formation en Europe relèvent de la responsabilité des pays et régions, l’Union européenne contribue au développement d’une éducation de qualité en encourageant la coopération entre États membres.

L’éducation et la formation sont essentielles pour remettre l’Europe sur les rails et atteindre les objectifs de la Stratégie Europe 2020 pour une croissance intelligente, durable et inclusive. Deux des objectifs de référence de l’Union en matière d’éducation – réduire l’abandon scolaire précoce et augmenter le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur – sont des objectifs principaux de cette stratégie.

Pourquoi l’Union européenne suit-elle les progrès en matière d’éducation et de formation par l’intermédiaire d’un rapport annuel? L’éducation et la formation ne relèvent-elles pas de la compétence des pays et des régions?

Le suivi des progrès accomplis dans la concrétisation d’objectifs communs est utile pour encourager une coopération fructueuse en Europe, puisqu’il permet de recenser les États membres qui progressent en obtenant de bons résultats dans des domaines spécifiques. Ce suivi aide les pays à distinguer les politiques efficaces et les encourage à apprendre les uns des autres.

Une liste d’objectifs de référence et d’indicateurs en matière d’éducation et de formation a d’abord été dressée par le Conseil en 2003. En mai 2009, le processus de contrôle ayant bien fonctionné et ayant favorisé la coopération, les ministres de l’Éducation ont défini de nouveaux objectifs pour la décennie suivante.

Quels sont les objectifs de référence actuels de l’Union en matière d’éducation?

Objectifs de référence à atteindre d’ici à 2020

D’ici à 2020, au moins 95 % des enfants ayant entre quatre ans et l’âge de la scolarité obligatoire devraient accéder à l’enseignement préscolaire;

la proportion des jeunes de 15 ans ayant des lacunes en lecture, en mathématiques et en sciences devrait être inférieure à 15 %;

la proportion des jeunes abandonnant prématurément le milieu de l’éducation et de la formation devrait être inférieure à 10 % (objectif principal de la Stratégie Europe 2020);

la proportion des personnes âgées de 30 à 34 ans diplômées de l’enseignement supérieur devrait s’élever à 40 % au moins (objectif principal de la Stratégie Europe 2020);

le pourcentage moyen de participation des adultes à des activités d’éducation et de formation tout au long de la vie devrait atteindre au moins 15 %.

Objectifs de référence fixés pour 2010

La proportion des jeunes de 15 ans ayant des lacunes en lecture devait diminuer d’au moins 20 %;

les cas d’abandon scolaire précoce («décrochage scolaire») devaient représenter un pourcentage moyen inférieur à 10 %;

une proportion d’au moins 85 % des jeunes de 22 ans devait achever le cycle supérieur de l’enseignement secondaire;

le nombre total de diplômés en mathématiques, sciences et technologies devait augmenter de 15 %, parallèlement à une réduction du déséquilibre entre les sexes dans ces mêmes matières;

le pourcentage moyen de participation des adultes à des activités d’éducation et de formation tout au long de la vie (groupe d’âge des 25 à 64 ans) devait atteindre au moins 12,5 %.

Pour des statistiques par pays concernant ces objectifs de référence, voir IP/11/488.

Quatre des cinq objectifs de référence n’ont pas été atteints en 2010. Les objectifs étaient-ils trop ambitieux?

Si les objectifs de référence mesurent les progrès réalisés pour atteindre un objectif précis, ils représentent également des instruments importants pour le recensement des pays les plus performants de l’Union, favorisant ainsi l’apprentissage mutuel. La moitié des États membres de l’UE sont les meilleurs dans au moins un domaine de référence, ce qui signifie que les bonnes pratiques et l’expertise sont largement diffusées dans l’Union.

Il est vrai que des progrès réalisés pour un seul des cinq objectifs de référence (pourcentage de diplômés en mathématiques, sciences et technologies) seront suffisants pour atteindre les objectifs fixés pour 2010. Si les objectifs de référence correspondant aux autres domaines n’ont pas encore été satisfaits, des progrès importants ont été réalisés dans la réduction de la proportion de cas de décrochage scolaire; on compte désormais moins d’apprenants ayant des résultats médiocres en lecture. En outre, le nombre de jeunes qui terminent le deuxième cycle de l’enseignement secondaire et celui des adultes qui prennent part à des activités de formation ont augmenté.

Les réformes de l’éducation et de la formation ne portent pas immédiatement leurs fruits; il faut du temps pour constater des résultats concrets dans ces domaines. Les ministres de l’Éducation ont souligné la nécessité de travailler continûment à la concrétisation de ces objectifs et en ont défini de nouveaux objectifs pour 2020 en ce qui concerne le décrochage scolaire, l’apprentissage des adultes et la réduction du nombre d’élèves ayant des résultats médiocres.

En janvier, la Commission a approuvé un plan d’action qui aidera les États membres à élaborer des mesures efficaces de réduction du décrochage scolaire (voir IP/11/109). En février, la commissaire chargée de ces questions, Mme Vassiliou, a préconisé un accès universel à l’éducation préscolaire; elle a présenté des plans visant à donner aux enfants un meilleur départ dans la vie et à jeter les fondements de leur réussite en matière d’éducation et de formation tout au long de la vie, d’intégration sociale, de développement personnel et d’aptitude à l’emploi (IP/11/185).

Le pourcentage élevé d’élèves maîtrisant mal la lecture semble poser un problème particulier. L’Union est-elle suffisamment active dans ce domaine?

En dépit d’une amélioration sensible depuis 2006, les derniers résultats de l’étude PISA de l’OCDE montrent qu’un cinquième des jeunes de 15 ans dans l’Union européenne maîtrisent toujours mal la lecture.

L’Union apporte son soutien grâce à des études et des recherches; par ailleurs, elle recense les bonnes pratiques et aide les États membres à apprendre les uns des autres. Les résultats de 2009 ont montré des signes d’amélioration dans ce domaine.

En février, la Commission européenne a mis en place un groupe d’experts de haut niveau sur la lutte contre l’illettrisme, groupe qui formulera des propositions dans le courant de l’année 2012 (voir IP/11/115).

Quelles sont les principales constatations tirées du rapport d’avancement 2010-2011 sur les indicateurs et objectifs de référence?

Depuis 2000, les performances en matière d’éducation ont été améliorées dans la plupart des domaines définis par les ministres de l’Éducation de l’UE comme essentiels pour la concrétisation des objectifs communs. Si l’on constate un progrès soutenu et continu dans la réduction de la proportion de cas de décrochage scolaire et dans l’accroissement du nombre de jeunes qui terminent le deuxième cycle de l’enseignement secondaire, les résultats concernant la mauvaise maîtrise de la lecture n’ont commencé à s’améliorer que depuis 2006.

La participation à l’apprentissage tout au long de la vie parmi les adultes en âge de travailler (25-64 ans) a augmenté au cours de la période 2000-2005 mais, depuis lors, elle est en diminution.

L’Europe a également progressé en ce qui concerne le pourcentage de participation à l’éducation initiale, y compris l’enseignement préscolaire, et le niveau général d’instruction de la population. Le nombre d’adultes en âge de travailler ayant une faible instruction a baissé d’environ deux millions par an depuis 2004 et a atteint le taux de 27 % des 20-64 ans en 2009.

L’étude des langues dans les établissements scolaires et la mobilité des étudiants dans l’enseignement supérieur (plus de 50 % d’augmentation depuis 2000) sont d’autres domaines où des progrès ont été relevés.

La récente crise économique a-t-elle des conséquences pour l’engagement des États membres dans l’éducation et la formation?

Depuis 2000, à tous les niveaux d’éducation, les dépenses publiques par étudiant ont augmenté en Europe. La croissance des dépenses par étudiant dans l’enseignement supérieur a toutefois été plus lente que dans d’autres secteurs de l’éducation. Du fait de la récession actuelle, de nombreux pays européens ont fait face à de graves contraintes budgétaires. Cependant, l’investissement dans l’éducation (infrastructures scolaires, nouveaux enseignants, etc.) aidera à relancer l’économie à court terme et à stimuler la croissance économique à long terme.

Il existe un lien évident entre les investissements publics dans l’éducation (mesurés en pourcentage du PIB) et la participation à l’éducation. Les données d’Eurostat montrent que les individus ayant un faible niveau d’instruction sont les plus exposés au risque de chômage en période de turbulences de l’économie. Par conséquent, les investissements dans l’éducation sont bénéfiques non seulement pour l’ensemble de l’économie mais pour chaque citoyen.

Pour en savoir plus:

Rapport complet de la Commission «Progrès sur la voie des objectifs de Lisbonne dans le domaine de l'éducation et de la formation – Indicateurs et points de référence 2010/11»

Dépliant: Objectifs de référence européens en matière d'éducation [avec données par pays]

Commission européenne: Stratégie et coopération européennes en matière d'éducation et de formation


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