MEMO/08/696
Bruxelles, le 13 novembre 2008
Mise à jour du programme indicatif
nucléaire de la Commission
La Commission européenne a lancé, dans le
domaine de l'énergie, un ambitieux paquet qui va renforcer la
sécurité énergétique en Europe. L'une des principales
actions proposées consiste à stimuler les investissements dans des
infrastructures énergétiques plus efficaces favorisant une faible
intensité carbonique. Dans le cadre de ce paquet, la Commission a
présenté une mise à jour de son programme indicatif
nucléaire de 2007
(PINC)[1],
dans laquelle il est notamment proposé d'adopter la technologie la plus
récente pour la construction de nouvelles centrales, de garantir
l'application des normes les plus strictes en matière de sûreté
nucléaire et d'harmoniser et de simplifier les exigences et procédures
en matière d'autorisation, aujourd'hui disparates dans les États
membres. L'énergie nucléaire a un rôle important à jouer
dans le passage à une économie à faible intensité carbonique
et dans la réduction de la dépendance de l'UE à l'égard des
approvisionnements extérieurs. La décision d'introduire l'énergie
nucléaire dans le bouquet énergétique appartient à chaque
État membre. Néanmoins, il convient de noter que si des décisions
d'investissement stratégiques relatives aux capacités de production
d'électricité dans le secteur nucléaire comme dans celui des
énergies renouvelables étaient prises rapidement, près des deux
tiers de l'électricité produite dans l'UE pourrait être à
faible intensité carbonique au début des années 2020.
C'est à chaque État membre qu'il appartient de décider s'il
souhaite ou non utiliser l'énergie nucléaire pour produire de
l'électricité. Avec 148 réacteurs répartis sur 15 États
membres, l'énergie nucléaire contribue aujourd'hui à la
production d'environ un tiers de l'électricité de l'UE. Des
décisions relatives à la construction de nouvelles centrales
nucléaires ou au remplacement de centrales existantes ont été
prises en Bulgarie, en Finlande, en France et en Slovaquie. La Roumanie et le
Royaume-Uni ainsi que d'autres pays de l'UE, tels que la République
tchèque, l'Italie et les Pays-Bas nourrissent des intentions fermes à
cet égard. La Lituanie, l'Estonie, la Lettonie et la Pologne envisagent
également de nouvelles centrales nucléaires.
Toutefois, si les fermetures de réacteurs nucléaires prévues
dans certains États membres de l'UE sont maintenues, la part de
l'énergie nucléaire va sensiblement diminuer.
Le PINC mis à jour aborde certaines des questions essentielles qui ont
été soulevées récemment dans le cadre de débats par le
Parlement européen, le Comité économique et social européen
et le forum européen sur l'énergie nucléaire.
Il s'agit notamment de:
- la relation entre l'énergie nucléaire et la sécurité
d'approvisionnement, et plus particulièrement les besoins d'investissements
(remplacement/prolongation de la durée de vie des centrales existantes) et
la sécurité d'approvisionnement en combustible nucléaire;
- le rôle des pouvoirs publics, notamment en ce qui concerne la
sûreté nucléaire et la gestion des déchets radioactifs dans
l'UE (à l'extérieur de l'UE pour la sécurité et la
non-prolifération);
- l'importance de l'acceptation de l'énergie nucléaire par l'opinion
publique et les facteurs qui la conditionnent.
De plus amples
informations sont disponibles sur Europa
– Website.
[1] Communication de la
Commission au Parlement européen et au Conseil «Programme indicatif
nucléaire de la Commission (PINC)», COM(2007)565-1 du 4.10.2007.