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MEMO/08/467

Bruxelles, le 2 juillet 2008

La réalité sociale dans 20 ans : les attentes des Européens

Une enquête Eurobaromètre réalisée en avril dernier révèle la façon dont les Européens imaginent la réalité sociale dans 20 ans. Cette enquête se penche sur leurs attentes : de manière générale, leurs conditions de vie vont-elles s’améliorer ou se dégrader ? Selon eux, comment la situation sociale évoluera-t-elle au cours de cette période ? Comment la société devrait-elle faire face aux défis de l'avenir ?

Les Européens envisagent-ils avec optimisme leur vie dans 20 ans?

  • Environ la moitié des personnes interrogées (49%) considèrent que, dans 20 ans, leurs conditions de vie se seront détériorées par rapport à aujourd’hui. Moins de 4 Européens sur 10 (38 %) prévoient une amélioration dans ce domaine.

[ Les tableaux et graphiques sont disponibles en formats PDF et Word Processed ]

  • Avec l’âge, les citoyens deviennent de moins en moins optimistes sur leurs conditions de vie dans 20 ans, mais ils le sont plus à mesure que leur niveau d'études et le degré d'urbanisation de leur environnement s’élèvent.
  • Les habitants des nouveaux États membres (NEM) se montrent notablement plus optimistes que ceux des pays de l'UE-15. Dans les premiers, 59% des citoyens jugent que leur vie va s’améliorer, alors que cette proportion n’est que de 32 % dans l’UE-15. À l’inverse, seuls 24% des membres de la population des NEM s’attendent à une détérioration de leurs conditions de vie dans 20 ans, contre 56% dans l'UE-15.


Des différences marquées entre les NEM et l’UE-15

% (chiffre arrondi)
UE-15
NEM-12
Meilleure qu’aujourd’hui
32
59
Pire qu’aujourd’hui
56
24
Ni meilleure ni pire
8
11
NSP/NRP
4
7

[ Les tableaux et graphiques sont disponibles en formats PDF et Word Processed ]

Quelles sont les améliorations escomptées dans le domaine social?

Le principe de la prolongation de la vie active semble largement accepté par la population puisque 80 % des citoyens de l’Union européenne pensent que, dans deux décennies, les gens travailleront plus longtemps.

Des améliorations sont également attendues, notamment une société qui serait plus égalitaire sur le plan de la répartition des tâches entre les sexes dans la vie privée et la vie professionnelle, et qui offrirait de meilleures chances à chacun. En effet,

  • 7 citoyens sur 10 considèrent que:
  1. la réussite des jeunes dans la vie dépendra bien davantage de leurs propres efforts que de leur famille ou de leur milieu social;
  2. les possibilités offertes dans le milieu du travail seront réparties de manière plus équitable entre les femmes et les hommes;
  3. les hommes assumeront une plus grande part des tâches de la vie quotidienne, qui seront ainsi réparties de manière plus équitable

Et quels seront les principaux défis?

Dans l’ensemble néanmoins, les citoyens considèrent que le tissu social sera mis à mal dans de nombreux domaines:

  • 8 citoyens sur 10 pensent que les inégalités sociales s’accroîtront dans leur pays;
  • 7 sur 10 sont d’avis:
  1. qu’il deviendra plus difficile de se loger à un prix décent,
  2. que nombre de gens ne pourront se payer les traitements médicaux dont ils auront besoin,
  3. que même les plus diplômés n’auront pas la garantie de trouver un bon emploi;
  • une majorité (57%) estime que les gens gagneront moins qu’aujourd’hui à cause de la concurrence des pays émergents.

Parmi les personnes ayant participé à l'enquête, les Allemands sont les plus enclins (90%) à penser que l'écart entre les riches et les pauvres s'accentuera - les Estoniens (54 %) et les Maltais (53 %) étant les moins disposés à penser de la sorte.

Les citoyens grecs ont plus tendance à penser que les rémunérations baisseront sous l’effet de la concurrence des pays émergents (77 %), tandis que les Lituaniens sont les moins portés à partager une telle opinion (30 %).

  • [ Les tableaux et graphiques sont disponibles en formats PDF et Word Processed ]


[Graphic in PDF & Word format]

Quelle serait la réponse politique à apporter?
Interrogés sur les orientations et décisions politiques qui façonneront l’avenir à long terme de leur pays,

  • 9 citoyens sur 10 sont d’avis:
  1. que des règles plus strictes sont nécessaires pour que le mode de vie de chacun soit plus respectueux de l'environnement,
  2. que l’État doit davantage soutenir les personnes donnant de leur temps au service des autres et des causes sociales,
  3. que des politiques doivent garantir une réduction significative de l’écart entre les riches et les pauvres dans leur pays.

La crainte d’un appauvrissement à long terme de pans entiers de la société semble être profondément ancrée, car près de la moitié des citoyens européens (44 %) se déclare tout à fait d'accord pour qu'à l’avenir, des politiques réduisent les inégalités financières.

  • 8 citoyens sur 10 pensent:
  1. que «les politiques devraient moins mettre l’accent sur la consommation individuelle et davantage insister sur d’autres aspects de la qualité de la vie»,
  2. que «la prise en charge des personnes âgées ou malades devrait être assumée plus par la société dans son ensemble que par chaque famille»,
  3. que «l’Union devrait rechercher un développement socioéconomique moins dépendant du reste du monde»,

Par ailleurs,

  • Seuls 29% des personnes interrogées considèrent que «les personnes sans enfant devraient payer plus d’impôts afin d’aider celles qui élèvent des enfants»;

4 personnes sur 10 estiment que « nous devrions tous accepter de payer plus d'impôts afin de disposer de meilleurs services publics et infrastructures et afin d’aider les gens dans le besoin».

Dans quasiment tous les États membres, plus de 8 personnes sur 10 sont d’avis que les responsables politiques doivent agir pour protéger l’environnement, aider davantage ceux qui consacrent du temps à la défense des causes sociales et prévenir le fossé croissant qui sépare les riches des pauvres.

En ce qui concerne l’augmentation des impôts, le tableau est moins clair: les citoyens danois sont les plus enclins à accepter une hausse des impôts pour financer une amélioration des infrastructures (62 %), les Slovaques étant les moins disposés à s’engager dans ce sens (22 %). Plus de la moitié des citoyens allemands (56 %) et près d’un Autrichien sur deux (46 %) sont favorables à un accroissement de la pression fiscale sur les personnes sans enfant pour aider celles devant élever une famille - cette proportion étant de une ou deux personnes sur dix en Suède (14 %), au Danemark (15 %) et au Royaume-Uni (16 %).

IP/08/1070: La Commission propose un agenda social renouvelé pour donner aux citoyens les outils et l'aide dont ils ont besoin dans l'Europe du XXIe siècle

Pour de plus amples informations, voir:

http://ec.europa.eu/public_opinion/index_fr.htm

http://ec.europa.eu/social/main.jsp?langId=fr&catId=89&newsId=367&furtherNews=yes


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