Chemin de navigation

Left navigation

Additional tools

Autres langues disponibles: EN

MEMO/08/466

Bruxelles, le 2 juillet 2008

Quelles sont les réalisations de l’Europe sociale à ce jour ?

Des emplois plus nombreux et de meilleure qualité

Près de 6,5 millions d'emplois ont été créés ces deux dernières années dans l'Union européenne (UE) et, selon les prévisions, 5 millions vont encore s'y ajouter d'ici 2009. Le taux de chômage est à présent sous la barre des 7 %, son niveau le plus bas depuis le milieu des années 80, ce qui démontre l'efficacité de la stratégie menée par l'Union pour stimuler la croissance et l'emploi en Europe.

Plus particulièrement, la création d'emplois est de plus en plus forte dans les services et la construction; par ailleurs, les femmes et les travailleurs âgés (deux des groupes pour lesquels l'UE a fixé des objectifs spécifiques en matière d'emploi) sont plus nombreux à entrer sur le marché du travail. Sur les 12 millions d'emplois créés depuis 2 000, 7,5 millions (bien plus de la moitié) ont été pris par des femmes.

L’exercice d’un emploi à l’étranger

Tout citoyen d’un État membre de l'UE a le droit de s’établir et de travailler dans n’importe quel autre État membre aux mêmes conditions que les ressortissants de ce pays. EURES, le portail européen pour la mobilité de l’emploi, aide les particuliers à trouver un emploi dans un autre pays européen et peut compter sur un réseau de plus de 300 conseillers, spécialistes de la mobilité.

Le portail accueille plus d’un million de visiteurs par mois, qui consultent environ 1,7 million d'offres d'emploi. Il fournit également des informations sur l’évolution du marché du travail et les conditions de vie et de travail dans les différents pays couverts par le site. Quelque 310 000 demandeurs d’emploi ont enregistré leur C.V. sur le portail et 16 460 employeurs font régulièrement appel à ce service pour recruter du personnel.

Par ailleurs, les Journées européennes de l'emploi rassemblent chaque année employeurs et demandeurs d’emploi à l’occasion de plus de 500 activités telles que des salons de l'emploi, des ateliers et des manifestations culturelles organisées simultanément dans plus de 200 villes d’Europe en septembre et en octobre.

Un accès facile aux soins médicaux à l’étranger

La carte européenne d’assurance maladie, distribuée gratuitement, permet à plus de 160 millions de personnes de voyager en toute quiétude, avec la garantie de recevoir le traitement auquel elles ont droit en cas de maladie ou d’accident lors d'un séjour à l’étranger.

La carte a été introduite en 2004 et est valable aujourd'hui dans quelque 30 pays. Elle permet de simplifier les procédures d’accès aux soins médicaux en cas de problème de santé survenant dans un autre pays. Elle est totalement gratuite et remplace tous les anciens formulaires qu'il fallait auparavant se procurer et emporter avec soi lors de tout déplacement à l'étranger. La carte a un aspect similaire quel que soit le pays émetteur, ce qui permet au personnel médical de la reconnaître aisément. La carte européenne d’assurance maladie donne à tout citoyen le droit d'être traité comme un ressortissant de l'État membre où il se trouve, mais elle ne remplace pas l'assurance voyage.

Les investissements de l’UE dans le capital humain

Le Fonds social européen (FSE) est le principal instrument dont dispose l’UE pour investir dans le capital humain. Créé en même temps que l’UE, le FSE représente aujourd'hui 10% environ du budget communautaire et investit quelque 10 milliards d'euros chaque année dans les compétences des citoyens des 27 États membres.

Chaque année, grâce au FSE, l’UE aide environ:

  • 2 millions de chômeurs ou d’inactifs, dont approximativement 1,2 million de femmes, à trouver un emploi;
  • 11% des chômeurs européens à trouver directement un emploi;
  • 200 000 «exclus» ou personnes défavorisées à trouver un emploi; et
  • 4 millions de personnes à se former pour s’adapter à l’évolution du marché du travail grâce à des mesures relevant de l'éducation et de la formation tout au long de la vie.

La mondialisation

La mondialisation offre de nouvelles possibilités pour le dynamisme économique, la compétitivité et la création d’emplois de qualité. Toutefois, elle peut également engendrer des difficultés pour certains secteurs ou régions. En 2005, l’Union européenne a créé le Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM) pour venir en aide aux travailleurs perdant leur emploi en raison de la mondialisation. Depuis 2007, l’UE a dépensé près de 22 millions d’euros pour aider 7 224 travailleurs de plusieurs États membres, qui, grâce à l’argent du FEM, ont retrouvé un autre emploi après une reconversion, en fondant leur propre entreprise ou en s’installant dans une région offrant de meilleures possibilités d’emploi.

La couverture sociale à l’étranger

L’organisation et le financement des systèmes de protection sociale – en ce qui concerne par exemple les retraites, les prestations de chômage et les allocations familiales – relèvent de la compétence de chaque État membre de l’UE au niveau national. L’UE coordonne toutefois les règles nationales en matière de sécurité sociale pour que les citoyens qui s’établissent dans un autre État membre continuent à bénéficier d’une protection sociale. Cela signifie qu’une personne qui s’installe dans un autre pays européen pour y travailler est également couverte par le régime local de prestations de chômage en cas de perte d’emploi et qu’elle recevra également une pension au moment de son départ à la retraite.

L’UE publie des informations complètes relatives aux droits à la couverture sociale dans les autres pays européens sur des sites Internet spécifiques, comme le site Eulisses, qui explique comment introduire une demande de liquidation de retraite.

En 2005, les gouvernements de l’UE 27 ont dépensé en moyenne 27,3% de leur PIB pour financer la protection sociale, la Suède affichant le pourcentage le plus élevé (32%) et la Lettonie le plus bas (12,4%).

L’égalité de traitement entre les femmes et les hommes

L’égalité des sexes est un principe essentiel de l’UE depuis la création de cette dernière et l’introduction en 1957, par le traité de Rome, du principe de l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes. Depuis lors, l’Union a adopté treize actes législatifs en matière d’égalité des sexes pour garantir l’égalité de traitement en ce qui concerne l’accès au travail, la formation, les promotions et les conditions de travail, y compris l’égalité de rémunération et des prestations de sécurité sociale ainsi que la protection des droits liés au congé parental.

7,5 millions des 12 millions d’emplois créés dans l’UE depuis 2000 sont occupés par des femmes, qui représentent aujourd'hui 59% des titulaires d’un diplôme universitaire.

La lutte contre la discrimination

Près d’un Européen sur trois déclare avoir été témoin d’un cas de discrimination au cours de l’année écoulée et près d’un sur sept affirme avoir été victime d’une telle situation.

La législation communautaire prévoit que toute personne a droit à l'égalité de traitement sur son lieu de travail indépendamment de sa race ou de son origine ethnique, de son âge, de son orientation sexuelle, de sa religion ou de ses convictions ou d’un éventuel handicap. La protection contre toutes ces formes de discrimination va être étendue à d'autres domaines que l'emploi, comme la protection sociale, les soins de santé, l’éducation et l’accès aux biens et services commerciaux.

L’amélioration des conditions de travail par les partenaires sociaux

Le dialogue social européen – la concertation entre les organisations syndicales et les employeurs au niveau de l’UE – complète les pratiques nationales du dialogue social et des relations professionnelles que connaissent tous les États membres. Les partenaires sociaux contribuent à définir les normes sociales européennes et jouent un rôle prépondérant dans la gouvernance de l'UE tout en obtenant des avancées concrètes en faveur des travailleurs et des employeurs européens.

Au cours des dernières années, les partenaires sociaux au niveau européen ont négocié des accords spécifiques visant à:

  • améliorer les conditions de travail des gens de mer (2008);
  • gérer les problèmes liés au harcèlement moral, au harcèlement sexuel et à la violence physique sur le lieu de travail (2007);
  • réduire l’exposition des travailleurs aux poussières de silice cristalline, qui peuvent entraîner la silicose, une maladie pulmonaire potentiellement mortelle (2006);
  • gérer les nouvelles formes de travail telles que le télétravail (2002).

La lutte contre la pauvreté

Depuis que l’UE a lancé son système de coordination des politiques nationales de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, la totalité des 27 États membres a élaboré des plans d’action nationaux pluriannuels. En 2001, seuls trois États membres possédaient une stratégie de ce type.

La participation de l’UE encourage l’application de normes exigeantes, fondées sur des objectifs définis conjointement, tandis que chaque pays peut mettre en œuvre des politiques flexibles tenant compte du contexte national. La pauvreté des enfants est par exemple devenue une priorité dans tous les États membres grâce à l’action de l’UE.

La santé sur le lieu de travail

Le nombre d’accidents graves et mortels au travail diminue au fil des ans grâce aux réglementations de l’UE en matière de santé et de sécurité. Au cours de la période d’application de la dernière stratégie de l’UE dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail (2000-2004), la proportion d’accidents mortels dans les pays de l’UE 15 a baissé de 17% et le nombre d’accidents sur le lieu de travail entraînant une absence supérieure à trois jours a chuté de 20%.

L’UE a récemment lancé une nouvelle stratégie sur cinq ans ayant pour but de réduire encore de 25% les accidents du travail d’ici 2012.

IP/08/1070: La Commission propose un agenda social renouvelé pour donner aux citoyens les outils et l'aide dont ils ont besoin dans l'Europe du XXIe siècle


Side Bar

Mon compte

Gérez vos recherches et notifications par email


Aidez-nous à améliorer ce site