MEMO/08/38
Bruxelles, le 24 janvier 2008
Programme de développement rural - La
Guadeloupe
Profil de la Guadeloupe
- Agriculture : la superficie agricole utile (SAU) représente 21%
du territoire; les zones défavorisées représentant 35 500ha: la
totalité de la SAU se trouve en zones défavorisées.
- Forêt: 41,1% du territoire est couvert par la forêt.
- Emploi agricole: L’emploi agricole correspond à 8 600
personnes équivalent temps plein, qui représentent 7% des «
actifs occupés » en Guadeloupe.
- Poids économique: L'agriculture représente 2,6% du PIB. La
part des industries agroalimentaires (IAA) constitue 1,4% de la VAB totale. En
2005, la part des quantités importées pour les produits
agroalimentaires représente 18% des importations totales et celle des
quantités exportées atteint 72% des expéditions totales.
L’activité se concentre principalement autour de l’industrie
sucrière et de la transformation des fruits A partir de 2004, le sucre
devient le premier produit d’exportation de la Guadeloupe (35,4 M €
en 2005), le rhum occupant la deuxième place (12,2 M € en 2005) La
filière contribue à infléchir le taux de couverture négatif
dont se prévaut la Guadeloupe (36,5% de la valeur totale des
exportations).
- La filière canne représente près de 9 000 emplois agricoles
et industriels. Plus généralement, elle joue un rôle capital dans
la stabilité économique et sociale du pays, en particulier si on
considère le contexte de crise que traverse le secteur bananier.
- Enjeux pour l'agriculture: Nécessité de maintenir la
productivité du secteur agricole et de soutenir les secteurs en
restructuration, poursuivre la formation continue, développer les produits
de qualité, préserver l'environnement des pollutions d'origine
agricole.
- Enjeux environnementaux: qualité du sol, qualité de l'eau,
pollution par les produits phytosanitaires.
- Enjeux zones rurales: par rapport aux zones urbaines, chômage
plus élevé, offre de services et diversification des
activités économiques inégale entre les villes et les zones
rural, risque de cloisonnement dans un système
d'île-ville.
Stratégie choisie adaptée au profil
de la Guadeloupe
L'accent est mis sur la formation et l'encouragement de l'installation des
jeunes agriculteurs, sur l'investissement dans les fermes et dans les IAA,
transfert de connaissance, préservation de l'environnement, qualité du
sol et de l'eau, création d'emplois, diversification et tourisme rural.
Le programme s'inscrit dans la continuité de la programmation
précédente, tout en mettant l'accent sur la nécessité de la
formation continue des agriculteurs, de la modernisation d'exploitations selon
les normes européennes, l'encouragement de l'installation et la
préservation de l'environnement.
L'évaluation ex-ante et l'évaluation stratégique
environnementale cautionnent les priorités.
Budget et part du financement de l´UE:
Pour ce programme (plan de développement rural de la Guadeloupe), une
aide financière totale de 192 millions d’€ est
octroyée, dont 138 millions d’€ financés par le
Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER).
|
Axe
|
Financement public total (en €)
|
Taux de cofinancement FEADER* (en%)
|
FEADER (en €)
|
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Axe 1
|
142.156.097
|
70,00
|
99.782.268
|
|
Axe 2
|
25.940.915
|
80,00
|
20.752.732
|
|
Axe 3
|
11.383.200
|
75,00
|
8.537.400
|
|
LEADER
|
9.333.333
|
75,00
|
7.000.000
|
|
Assistance technique
|
2.703.467
|
75,00
|
2.027.600
|
|
Total
|
191.907.012
|
71,96
|
138.100.000
|
Objectif global du programme
Pour le FEADER, comme pour les autres
fonds, la construction d’un modèle guadeloupéen de
compétitivité est la finalité centrale du programme qui se
décline dans la stratégie régionale en plusieurs orientations
stratégiques.
Si globalement il n’y a pas de ruptures fortes avec les orientations du
DOCUP 2000-2006, la stratégie comporte des inflexions et orientations
nouvelles :
- L’état des lieux fait ressortir une déprise de
l’espace agricole, et une diminution du nombre d’agriculteurs.
C’est un processus qu’il faut absolument enrayer car
l’agriculture est garante du maintien des paysages et de la
biodiversité.
- La relance de l’agriculture est possible car elle est encore très
peu productive en Guadeloupe, et il y a une forte demande sur le marché
local de produit frais et transformés. Seule la banane est en
difficulté sur les marchés d’export, son image est
également dégradée compte tenu d’une utilisation de
pesticides par le passé qui a donné lieu à une pollution durable
des sols, mais sur uniquement 3% du territoire.
- Un important programme de contrôle de la pollution par la
chlordécone a été mis en place. Il sera accompagné de
mesures pour la recherche de cultures alternatives qui peuvent remédier
à l'impact de cette pollution. Dans le même temps, un plan de
formation pour l’utilisation des produits phytosanitaires, à
destination des agriculteurs, et également des jardiniers amateurs, sera
mis en place. Les incitations à l'agriculture biologique, ou à la
réduction des apports d'intrants, notamment dans les bassins sensibles,
permettront de mieux protéger les ressources en eau.
- Les paysages de Guadeloupe sont intimement liés aux spéculations
agricoles qui s'y sont développées. Ainsi l’agriculture
participe à la préservation et la valorisation de l'exceptionnel
patrimoine naturel et culturel de la Guadeloupe, au même titre que la
forêt. Pour maintenir ce patrimoine rural, il faut également maintenir
l’activité dans d’autres secteurs (artisanat,
tourisme).
La revitalisation des territoires ruraux s’articule
autour de trois objectifs principaux :
- Moderniser et adapter les secteurs de la production agricole,
agroalimentaire et forestière ;
- Améliorer la contribution des secteurs agricole et forestier au
développement harmonieux de l’espace rural et à la
préservation de l’environnement ;
- Maintenir et développer l’attractivité de l’espace
rural dans ses dimensions économique et patrimoniale, et favoriser
l’organisation des acteurs et des territoires.
La
stratégie retenue est en cohérence avec les orientations
stratégiques communautaires, le Plan stratégique national et avec les
stratégies de Lisbonne et de Göteborg.
Axe 1: budget et priorités principales:
Coût public total: 142.156.097 € – Participation FEADER:
99.782.268 €
Les ressources attribuées au titre de cet axe doivent contribuer à
renforcer et à dynamiser les secteurs agricole et agroalimentaire en se
concentrant sur les priorités du transfert de connaissances et de
l’innovation dans la chaîne alimentaire et sur les secteurs
prioritaires pour l’investissement dans le capital physique et humain. Les
priorités retenues au plan local sont tout à fait compatibles avec les
orientations communautaires.
Plusieurs leviers doivent être
actionnés afin de tendre vers une meilleure productivité:
- La formation des agriculteurs et des jeunes agriculteurs qui souhaitent
s'installer. La formation, l'expérimentation et la diffusion des
connaissances constituent les fondements de la démarche.
- L’augmentation de la productivité et la diversification des
productions du fait de la volonté de répondre à la demande locale
en substituant aux importations, une production locale.
- Le marché local est en forte évolution compte tenu de la
croissance démographique soutenue et l’organisation des filières
doit être poursuivie pour faire face à l’augmentation de la
demande interne mais aussi pour répondre aux exigences des commandes
publiques.
- Les problèmes liés à l’insularité et à
l’éloignement entraînent un nécessaire soutien des
investissements.
Axe 2: budget et priorités principales:
Coût public total: 25.940.915 € - Participation FEADER: 20.752.732
€
Priorités principales :
- Soutenir l'agriculture dans les zones défavorisés demeurent une
priorité forte pour l'axe 2.
- En outre, il conviendra de répondre à certains défis
environnementaux en améliorant les pratiques agricoles en vue d'un effet
sur la préservation de la ressource en eau, de l'érosion et de la
préservation de la biodiversité. L'agriculture biologique et la lutte
intégrée sont au menu des mesures agro-environnementales
proposées.
- Il s'agira enfin de contribuer à la recherche de solution pour
convertir les parcelles agricoles fortement contaminées par les
organochlorés vers des activités en dehors de la production
agricole.
Axe 3: budget et priorités principales:
Coût publique total: 11.383.200 € - Participation FEADER:
8.537.400 €
Priorités principales :
- Favoriser l'accueil des touristes et créer des lieux d'attrait
touristiques par le soutien à la diversification vers des activités
non agricoles, à l'opération "villages créoles, aux
aménagements touristiques pour l'accueil en milieux naturels et forestiers,
par la création et ou l'amélioration de pistes forestières.
- Apporter un appui à la réflexion sur l'animation des zones rurales
par les collectivités compétentes
Leader: budget et
priorités principales:
Coût publique total: 9.333.333 € - Participation FEADER: 7.000.000
€
Favoriser une meilleure gouvernance en donnant la possibilité aux GAL
qui feront acte de candidature de développer des stratégies de
développement au sein du territoire Guadeloupéen.