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MEMO/04/218

Bruxelles, le 21 septembre 2004

Commerce et développement – quelques faits et chiffres

Le lien entre commerce et développement

En raison de son incidence sur la croissance économique et les revenus, le commerce peut apporter une contribution positive à la lutte contre la pauvreté. Selon les estimations de la Banque mondiale, une issue favorable aux pays pauvres dans le cadre de l’actuel programme de Doha pour le développement (PDD) pourrait se traduire par une hausse des revenus à l’échelle mondiale allant jusqu’à 291 milliards USD – dont 159 milliards reviendraient aux pays en développement.

Un tel résultat permettrait à pas moins de 61 millions de personnes de sortir de la pauvreté absolue – établie à 1 dollar américain par jour – et à 144 millions de personnes de passer au-dessus du seuil de pauvreté, qui est de 2 dollars par jour. Ces gains de revenus proviendraient, pour plus de 70 %, des réformes entreprises par les pays en développement eux-mêmes. C’est pourquoi l’UE met tout en œuvre pour favoriser une issue positive et équilibrée du cycle de négociations en cours.

Échanges commerciaux avec les pays en développement

L’UE absorbe un cinquième des exportations des pays en développement et 40 % des importations de l’UE proviennent de ces mêmes pays. L’UE est également le premier importateur mondial de produits agricoles originaires des pays en développement, ses importations étant supérieures à celles des États-Unis, du Canada et du Japon réunis.

En sa qualité de principal partenaire commercial des pays en développement - son volume d’échanges préférentiels est en effet plus de trois fois supérieur à celui des États Unis en 2002 - l’UE met en œuvre plusieurs régimes d’échanges préférentiels destinés à dynamiser les exportations de ces pays vers l’UE.

  • le SPG (système de préférences généralisées): en vertu du SPG, l’UE accorde actuellement des préférences tarifaires unilatérales à 178 pays en développement. En 2002, la moitié des importations préférentielles réalisées au titre de ce régime était exemptée de droits et l’autre moitié soumise à des droits réduits. En 2002, les importations de l’UE dans le cadre du SPG s’élevaient à 53,2 milliards €.
  • l’initiative «Tout sauf les armes» (EBA): ce régime de préférences commerciales unilatérales permet aux 48 pays les plus pauvres de la planète – dont 34 sont situés en Afrique subsaharienne – d’exporter vers l'UE en franchise de droits et sans contingentement. En 2002, les importations de l’UE au titre de ce régime représentaient 2,2 milliards €.
  • l’accord de Cotonou avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique: en raison des liens historiques et économiques profonds qui unissent l’Europe et les pays ACP, l'UE accorde un traitement préférentiel aux importations en provenance de ces pays. En 2002, l’UE a importé pour un total de 39 milliards € en franchise de droits et pour 1,9 milliard € en appliquant le régime des droits réduits.

Engagement de l’UE en faveur de l’assistance liée au commerce

Dans le cadre du programme de Doha pour le développement de l’OMC, les pays développés ont réaffirmé leur engagement à renforcer la capacité des pays en développement à tirer parti du commerce. L’assistance liée au commerce (ALC) constitue un moyen de financer les efforts déployés pour renforcer ces capacités commerciales.

Avant le lancement du cycle de Doha, l’UE a consacré près de 700 millions € sur cinq ans (1996-2000) à l’ALC. Depuis la réunion de Doha de 2001, ce chiffre a considérablement augmenté, l’enveloppe globale s’élevant à quelque 3 milliards € pour la période 2001-2004[1], ce qui représente en moyenne un budget de 700 millions € par an environ.

Cela fait de l’UE le plus grand fournisseur au monde d’assistance liée au commerce provenant d’un seul donateur, plus d’un tiers du total des engagements contractés au titre de l’ALC à l’échelle mondiale étant à sa charge. Si l’on ajoute l’assistance fournie par les États membres à titre individuel, l’Union européenne représente le plus grand fournisseur au monde d’ALC, avec 50 % de l’ensemble des engagements.

Il existe plusieurs types d’assistance regroupés en deux grandes catégories:

  1. l’assistance relative à la politique commerciale et aux questions réglementaires, qui a notamment trait à la participation effective des pays en développement aux négociations commerciales multilatérales, aux réformes en matière de législation et de réglementation relatives au commerce, à la facilitation des échanges et au soutien des accords commerciaux régionaux.
  2. l’aide au développement des échanges commerciaux, qui porte notamment sur le développement des entreprises et les activités destinées à améliorer le climat des affaires, l’accès aux crédits commerciaux, la promotion des échanges et le développement des marchés.

Couverture globale de l’assistance liée au commerce

[ Les tableaux et graphiques sont disponibles en formats PDF et Word Processed]


[1] Les chiffres de 2004 représentent les engagements contractés jusqu’en juin et une estimation des engagements prévus jusqu’à la fin de l’année – le chiffre total pour 2004 est donc susceptible d’évoluer.


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