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   Aujourd'hui, la Commission présente les premiers résultats de son enquête
   EUROBAROMETRE  standard No.38, effectuée à un moment où le  processus  de
   ratification   du  Traité  de  Maastricht  soulève   des   interrogations
   croissantes du public au sein de la Communauté.

   Les  quatre indicateurs standard de soutien que comporte  l'EUROBAROMETRE
   (soutien à l'unification européenne et à la Communauté) montrent que :

   *  73%  des Européens contre 19% sont favorables aux efforts  faits  pour
      unifier l'Europe occidentale;

   *  60%  disent  que l'appartenance de leur pays à la Communauté  est  une
      "bonne  chose",  23%  "ni bonne ni mauvaise",  et  12%  une  "mauvaise
      chose";

   *  49% contre 34% disent que leur pays a bénéficié de son appartenance  à
      la Communauté;

   *  44%  disent  qu'ils  éprouveraient  de "grands  regrets"  si  on  leur
      annonçait   que   la  Communauté  était   abandonnée,   34%   seraient
      "indifférents" et 12% éprouveraient un "vif soulagement".

   Bien  que,  pour chacune de ces questions, les citoyens  CE  soient  plus
   enclins  à  soutenir l'"Europe" qu'à s'y opposer, la tendance  depuis  la
   dernière  enquête du printemps 1992 montre un déclin de 3 à 5  points  de
   pourcentage des réponses positives au niveau communautaire.

   C'est au Royaume-Uni (entre -9 et -14 points pour chacun des indicateurs)
   et  en Allemagne de l'Est (de -10 à -12) que l'on enregistre  les  chutes
   les  plus  significatives du soutien à l'unification européenne et  à  la
   Communauté Européenne durant cette période.  Le sondage s'est déroulé peu
   de  temps  après que la Livre sterling ait quitté  le  Système  Monétaire
   Européen ; quant à l'Allemagne de l'Est, ces résultats semblent  indiquer
   la fin de son euphorie post-révolutionnaire.

   On note également des baisses sensibles en Italie (de -4 à -7 points), où
   le  soutien à la Communauté, évalué au moyen de diverses mesures,  a  été
   traditionnellement  le  plus  élevé; dans les autres pays  CE  du  Sud  -
   Espagne  (de  0 à -8), Portugal (de -2 à -6), Grèce (de -1 à -6);  et  en
   Irlande  (de -1 à -7). Dans certains cas, ceci peut refléter  les  effets
   des  mesures d'austérité qui sont perçues comme devant  préparer  l'Union
   monétaire, ainsi que les crises monétaires que l'Italie et l'Espagne  ont
   subies juste avant l'enquête.

   De façon remarquable, le Danemark va à l'encontre de cette tendance, avec
   un   soutien  accru  à  l'unification  occidentale  (+4  points),  à   l'
   appartenance  à  la  Communauté  (+11),  aux  bénéfices  perçus  liés   à
   l'appartenance  (+6)  et au sentiment de regret si  la  Communauté  était
   abandonnée  (+11).  Depuis  le  référendum  de  1986  sur  l'Acte  Unique
   Européen  (si  pas  depuis  le référendum de  1972  sur  la  question  de
   rejoindre ou non la Communauté (Economique!) Européenne), de plus en plus
   de Danois ont systématiquement soutenu le principe de la Communauté  tout
   en restant profondément sceptiques quant à l'Union Politique  Européenne.
   En  effet, en dépit de de leur récent rejet - faible mais significatif  -
   de  Maastricht,  le  soutien danois a atteint son maximum pour  3  des  4
   indicateurs.

   En France, les résultats ont peu changé par rapport à il y a six mois (le
   sondage a été effectué juste après le référendum sur Maastricht).

   Comme l'ont montré les récents EUROBAROMETRE, le soutien à  l'unification
   européenne et à la CE a atteint son sommet en Automne 1990/printemps 1991
   pour l'ensemble des indicateurs standard, mais a commencé à baisser  déjà
   avant que l'accord portant sur le Traité de Maastricht ait été conclu, en
   décembre 1991.

                       LE SOUTIEN A MAASTRICHT RESTE NET
                       DANS LA PLUPART DES ETATS MEMBRES
                     DES DOUTES CONTINUENT A ETRE EXPRIMES
                 PAR LA PLUPART DES DANOIS ET DES BRITANNIQUES

   Dans  dix pays sur douze, au moment de l'enquête, des majorités  absolues
   ou  relatives  se sont déclarées "pour" le Traité de Maastricht  :  parmi
   ceux  qui se sont prononcés, des majorités d'Italiens (85:15), de  Belges
   (83:17), de Portugais (80:20), de Grecs (79:21), de Néerlandais  (78:22),
   de  Luxembourgeois  (72:28), d'Irlandais  (70:30),  d'Espagnols  (68:32),
   d'Allemands (59:41) et de Français (54:46) étaient favorables au  Traité.
   Toutefois,  environ  la  moitié  des Espagnols  (50%)  et  des  Portugais
   interrogés (47%) étaient indécis.

   La situation est différente au Royaume-Uni, où 62% de ceux exprimant  une
   opinion disent être contre le Traité de Maastricht, tandis que seuls  38%
   sont  pour.  Au Danemark, l'écart entre pour (47%) et contre (53%)  reste
   relativement faible.

   Indépendamment  du fait qu'ils soient pour ou contre le Traité  lui-même,
   des majorités absolues ou relatives dans l'ensemble des pays pensent  que
   Maastricht  aurait  des effets positifs (46%) plutôt que  négatifs  (27%)
   pour leur pays; ceci vaut également pour le Royaume-Uni (36% contre 31%).
   La  seule  exception  est le fait des Danois, qui  sont  divisés  sur  la
   question  (40% contre 42%).  6% des citoyens CE disent que cela  n'aurait
   "aucun effet".  Bien sûr, une personne peut être contre le Traité pour ce
   qui  la concerne mais y voir des effets positifs pour son pays  dans  son
   ensemble.

   Des majorités dans tous les pays pensent que Maastricht aurait des effets
   positifs  sur  la Communauté européenne (CE: 59%  "effets  positifs",  6%
   "aucun effet", 13% "effets négatifs"), tandis que nettement moins de gens
   jugent  que  ce  Traité influencerait leur propre vie  (CE:  27%  "effets
   positifs", 31% "aucun effet", 17% "effets négatifs").

   L'intensité du débat public sur Maastricht se traduit par le fait que,  à
   présent,  85%  des  citoyens  CE disent qu'ils  en  ont  entendu  parler.
   Toutefois,  le manque d'information reste substantiel. Seuls  19%  disent
   qu'ils en connaissent "beaucoup" ou "pas mal" à son sujet, tandis que les
   autres  -  75%  ! - disent qu'ils en connaissent un peu à  son  sujet  ou
   qu'ils  ont  seulement entendu son nom. Ce sont les Danois (41%)  et  les
   Irlandais  (31%)  qui  étaient les plus susceptibles de  dire  qu'ils  en
   connaissaient  "beaucoup" ou "pas mal" à son sujet, et les  Français  les
   moins  susceptibles  (21%)  - le récent  débat  précédant  le  référendum
   français   a   touché  simultanément  de  nombreuses   autres   questions
   européennes.

   Commentant  les  résultats,  Jean Dondelinger, Membre  de  la  Commission
   responsable de l'information, a dit: "Maastricht et le fait que, au  même
   moment,  le  Marché  Unique approche à grands pas,  font  que  nous  nous
   trouvons  à  un  tournant dans le  développement  de  la  Communauté.  Le
   consensus  permissif  a  commencé à s'éroder. Les  citoyens  CE  montrent
   qu'ils  veulent  être  plus  impliqués dans  le  processus  de  prise  de
   décisions. Mais une information de base sur "comment l'Europe fonctionne"
   continue à manquer".
                                     - - -

   Durant  la  période du 21 septembre au 15 octobre 1992, INRA  (Europe)  -
   European  Coordination Office, Bruxelles, et son réseau  d'instituts  ont
   mené dans les 12 Etats membres de la Communauté 13.008 interviews face-à-
   face au domicile des personnes interrogées.

                                     * * *

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