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  Près de 1 200 participants de tous les Etats membres ont pris part aux
  premières journées technologiques BRITE, organisées cette semaine à
  Bruxelles. Le nombre de participants a largement dépassé les prévisions,
  reflétant l'intérêt considérable des industriels européens pour le
  programme BRITE. Ces journées ont donné la possibilité à des partenaires
  actuels ou potentiels de BRITE d'échanger leurs informations ou leurs
  expériences et de présenter en public les premiers résultats de quelque
  25 projets.
  En inaugurant les journées technologiques BRITE, le Vice-président Karl-
  Heinz Narjes, a souligné l'importance de ce programme comme moyen
  d'encourager l'utilisation des nouvelles technologies dans les industries
  traditionnelles (véhicules à moteur, produits chimiques, aéronautique,
  textiles, plastiques, meubles, boissons et aliments, etc.). Ces secteurs
  apportent encore une contribution importante au PIB de la Communauté et
  fournissent 25 % des emplois de la Communauté.
  Le programme BRITE (Basic Research in Industrial Technologies for Europe)
  n'a été lancé qu'en 1985 ; il a cependant déjà réussi à créer un
  véritable climat d'étroite coopération en matière de technologie
  industrielle, contribuant ainsi au développement d'un véritable Marché
  commun dans la Communauté.
  Le Vice-Président Karl-Heinz Narjes a également annoncé qu'un programme
  suivant (BRITE 2) était en cours de préparation et qu'il serait prêt en
  vue d'une décision du Conseil pendant le second semestre de 1988. BRITE 2
  devrait disposer d'un budget pouvant atteindre 340 millions d'Ecus, ce
  qui correspond au double du montant disponible pour le programme actuel.
  La conception industrielle et les techniques de fabrication ne peuvent
  plus être séparées du développement et de l'application des nouveaux
  matériaux. En conséquence, BRITE 2 sera conçu avec la collaboration du
  prochain programme EURATOM sur les matériaux avancés. Il devrait en
  découler un programme coordonné ultérieur, couvrant les techniques
  industrielles et les matériaux avancés et doté d'un budget de 500
  millions d'Ecus.
  Quelques exemples de résultats de recherche du programme BRITE
  Cent cinquante projets environ sont actuellement financés par la
  Communauté sur la base d'un partage des coûts avec l'industrie à raison
  de 50/50. Une centaine de ces projets ont été lancés depuis deux ans et
  commencent à donner des résultats concrets. La Commission a déjà fourni
  des détails sur certains des premiers résultats obtenus, dans son
  information à la presse du 24 septembre 1987 (IP(87) 389). A l'occasion
  des journées technologiques BRITE, les résultats fournis par un nombre
  beaucoup plus important de projets ont été présentés. Nous donnons ci-
  dessous un échantillon de ces résultats.
  Nouvelles méthodes de détection des défauts dans les structures en béton
  armé
  L'importante diffusion de l'utilisation du béton armé dans diverses
  structures de construction (par exemple ponts routiers) a rendu
  nécessaire le développement de techniques permettant de prévoir
  longtemps à l'avance toute défaillance des structures. Un projet auquel
  travaillent des partenaires d'Allemagne de l'Ouest, de Belgique et
  d'Irlande a mis au point une méthode permettant d'enrober des capteurs à
  fibres optiques dans le béton pendant le traitement de précontrainte. Les
  données fournies par ces capteurs sont analysées par ordinateur, ce qui
  constitue une préalerte pour détecter les défauts.
  Le projet a également permis la mise au point de techniques pour les
  ponts déjà existants, notamment pour ceux qui ont été construits au cours
  des 40 dernières années et qui nécessitent à présent une inspection
  détaillée : la première comporte l'utilisation d'un "excitateur"
  permettant d'envoyer des vibrations vers la base du pont. Les
  détériorations du béton entraînent une réduction de la rigidité et une
  augmentation des pertes d'énergie. Des capteurs électroniques captent les
  vibrations et un ordinateur analyse les données permettant de localiser
  le défaut. Les ordinateurs ont également été utilisés pour analyser les
  sons émis par des structures en béton afin de détecter les
  détériorations.
  Mise au point de nouveaux matériaux composites pour les hautes
  températures
  L'industrie aérospatiale entre autres a besoin de matériaux spéciaux
  capables de résister aux températures élevées (250 à 300o C) et disposant
  de bonnes propriétés mécaniques (solidité, légèreté, résistance aux
  micro-fissures, etc.).
  Les matériaux composites fabriqués par prétraitement de matériaux tissés
  imprégnés de résines époxydes (polymères) constituent à présent des
  matériaux structurels de hautes performances ; parmi les résines PMR-15
  résistant aux températures élevées, les polyimides sont les plus
  remarquables. Les matériaux composites à base de polyimides présentent
  toutefois plusieurs inconvénients : l'apparition de micro-fissures, les
  températures élevées de prétraitement, la toxicité et la fragilité.
  Quatre partenaires de BRITE de l'Allemagne de l'Ouest et du Royaume-Uni
  ont mis au point une nouvelle résine polymère à matrice polyimide
  présentant des propriétés de résistance aux températures élevées
  identiques au PMR 15 conventionnel, mais comportant des améliorations
  importantes : diminution du risque d'apparition de micro-fissures ainsi
  que de la toxicité, résistance supérieure et possibilité de traitement à
  basse température.
  Polymères biocompatibles
  Des partenaires du Royaume-Uni et de Belgique ont mis au point de
  nouveaux polymères biocompatibles et compatibles avec le système sanguin,
  pouvant être utilisés pour la fabrication d'une large gamme de matériel
  médical : coeurs artificiels, valvules et vaisseaux sanguins, conteneurs
  de sang, appareils d'ophtalmologie et cathéters urinaires.
  Cet objectif est atteint en appliquant sur la surface de polymères
  ordinaires des revêtements de composés chimiques (par exemple
  phosphorylcholine) qui imite la surface extérieure des membranes des
  globules rouges du sang (qui sont biocompatibles par définition). Cela
  empêche les matériaux artificiels d'absorber les protéines et de
  provoquer la coagulation du sang.
  Ces polymères ont également été utilisés pour effectuer des revêtements
  de lentilles de contact afin de réduire le niveau de dépôt de protéines
  sur les surfaces (l'effet "de brouillard" caractéristique, fréquemment
  observé sur les lentilles). Ils permettent de réduire l'affaiblissement
  de l'acuité visuelle, découragent la croissance bactérielle et augmentent
  le confort d'utilisation des lentilles pendant des périodes plus longues.
  Vieillissement accéléré des matières plastiques par l'utilisation du
  laser
  Les éléments en matières plastique utilisés à l'intérieur et à
  l'extérieur sont soumis au vieillissement. L'action isolée ou combinée
  de la lumière solaire, de la température, de l'oxygène, de l'eau, des gaz
  polluants, des contraintes mécaniques et des agents biologiques peuvent
  provoquer une défaillance de certaines matières plastiques. Etant donné
  que la durée de vie exigée de nombreux éléments en matière plastique
  dépasse souvent dix ans, il est nécessaire d'effectuer en permanence des
  essais de vieillissement accéléré sur un nombre toujours croissant de
  nouveaux produits de ce type.
  Actuellement, l'équipement de vieillissement artificiel disponible permet
  des vitesses d'accélération type qui vont seulement de 2 : 1 à 5 : 1. Les
  partenaires de ce projet (F, I, D, RU) ont cependant mis au point une
  technique portant les vitesses d'accélération jusqu'à 1 500 : 1 par
  comparaison avec les techniques actuelles et à 300 000 : 1 par
  comparaison avec le vieillissement naturel. Plusieurs types de plastiques
  et de peintures font actuellement l'objet d'essais dans diverses
  conditions d'application dans les industries automobiles des
  télécommunications.
  Techniques d'assemblage par collage pour la fabrication d'automobiles et
  d'autres applications technologiques
  Ce projet a permis de mettre au point les techniques de base nécessaires
  à l'assemblage par collage dans la construction de véhicules automobiles
  et dans la construction mécanique.
  L'assemblage par collage fournit des joints rigides grâce auxquels les
  contraintes imposées aux éléments par les charges sont inférieures à
  celles que subissent les joints fabriqués par d'autres techniques
  d'assemblage. Cette technique permet d'alléger les matériaux mais son
  application a été jusqu'à présent limitée pour l'essentiel à la
  construction aéronautique.
  Le projet comporte la sélection par ordinateur des adhésifs les plus
  récents et leur incorporation à la procédure de conception des joints
  collés. Des configurations de base ont été créées de façon à mettre au
  point des méthodes de conception des joints, comportant le procédé de
  prétraitement des surfaces et des techniques d'application des adhésifs.
  Ces opérations seront suivies de l'évaluation des techniques de
  fabrication, d'un contrôle de qualité des méthodes d'assemblage des
  éléments et d'essais en service. Le projet comporte des partenaires en
  France et au Royaume-Uni.
   
   

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