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Commission européenne - Communiqué de presse

Clarification concernant des articles de presse sur des propos tenus par le Président Juncker sur une assurance-chômage européenne

Bruxelles, le 5 janvier 2019

Clarification concernant des articles de presse sur des propos tenus par le Président Juncker sur une assurance-chômage européenne

La Commission européenne aimerait répondre aux articles de presse selon lesquels le Président Juncker "demanderait" la création d'une assurance-chômage européenne. Il s'agit d'une déformation du message et des mots du Président Juncker, sur base d'une version raccourcie de sa réponse à une question sur ce sujet dans une interview au journal "Welt am Sonntag" - disponible aussi intégralement en anglais. Le Président ne demande pas la création d'un nouvel instrument financier. En fait, dans sa proposition pour un cadre financier pluriannuel, la Commission a déjà proposé un mécanisme de stabilisation face aux chocs asymétriques externes - ce qui pourrait aussi inclure un système de reassurance pour les assurances nationales des travailleurs.

 

Verbatim intégral de la question et réponse de l'interview:

Welt am Sonntag: De nombreuses voix s'élèvent cependant, surtout en Europe du sud, pour réclamer que l'UE devienne plus sociale. Est-ce qu'une assurance-chômage européenne serait une bonne idée, par exemple

Juncker: Même si je suis très favorable à l'idée d'une assurance-chômage européenne, elle ne doit pas se transformer en carte blanche donnée aux pays qui ne réalisent aucune réforme et sont donc en difficulté. Dans sa proposition de programmation financière à moyen terme, la Commission a prévu deux instruments: 25 milliards d'euros pour financer des programmes d'aides structurelles et 30 milliards d'euros destinés à un mécanisme de stabilisation face aux chocs asymétriques externes, qui pourrait aussi inclure un système de réassurance pour les assurances nationales des travailleurs. Cet instrument pourrait aider à amortir les crises économiques se produisant soudain dans un pays donné en raison d'évolutions extérieures, et donc à réassurer au niveau européen les systèmes nationaux de sécurité sociale. Il serait inadmissible qu'un État membre de l'UE soit forcé de réduire son allocation chômage à cause d'une augmentation du nombre de chômeurs, provoquée par une crise qui ne lui est pas imputable. L'important, c'est qu'en situation de crise, on n'économise pas au mauvais endroit, à savoir dans le domaine des investissements, de l'éducation et des allocations chômage.

IP/19/141

Personnes de contact pour la presse:

Renseignements au public: Europe Direct par téléphone au 00 800 67 89 10 11 ou par courriel


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