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Commission européenne - Communiqué de presse

Sommet «One Planet» 2018: L'Europe maintient son rôle moteur dans l'action pour le climat

New York, le 26 septembre 2018

La Commission européenne participe au sommet «One Planet» organisé à New York pour présenter aux dirigeants mondiaux les progrès réalisés concernant les initiatives ambitieuses qu'elle a fait connaître l'an dernier à Paris.

L'Europe est résolue à jouer un rôle prépondérant dans la lutte contre le changement climatique. Pour souligner son rôle moteur, la Commission a présenté un ensemble complet de dix initiatives génératrices de transformations en profondeur, le plan d'action pour la planète, lors de la session inaugurale du sommet «One Planet» tenue à Paris en décembre dernier. À New York, les vice-présidents Maroš Šefčovič et Valdis Dombrovskis ainsi que le commissaire Neven Mimica feront le point , à l'intention des chefs d'État et de gouvernement, des dirigeants d'entreprise et de la société civile, sur les principaux résultats obtenus à ce jour dans le cadre de ces initiatives en faveur de l'action pour le climat.

Le vice-président Šefčovič mettra en évidence la série de mesures décisives spécifiquement conçues pour soutenir les régions minières et à forte intensité de carbone de l'Europe, ainsi que les travaux réalisés avec les villes pour accélérer le déploiement de technologies propres de rupture. M. Dombrovskis soulignera l'importance de faire du financement durable la nouvelle norme, en présentant les propositions avancées en mai par la Commission en vue de permettre au secteur financier de l'UE de montrer la voie vers une économie plus verte et plus propre. M. Neven Mimica annoncera une contribution de 10 millions d'euros en faveur de la région du Pacifique, dans le cadre d'une initiative conjointe visant à créer une coalition internationale afin d'aider la région à s'adapter aux défis liés au changement climatique et à accroître sa résilience.

M. Maroš Šefčovič, vice-président chargé de l'union de l'énergie, a déclaré à cette occasion: «Afin de satisfaire à l'urgence de l'action pour le climat, nous avons intensifié notre jeu par des initiatives concrètes, centrées sur des partenariats public-privé. Nous ne pouvons nous permettre le luxe d'attendre des décennies pour offrir un avenir sain et moderne aux habitants des régions minières et à forte intensité de carbone qui sont en transition, pour déployer de nouvelles technologies propres et pour assurer le caractère durable de notre mobilité, de nos bâtiments ou de notre gestion des déchets. Parce que ce sont nos actions d'aujourd'hui, et non celles de demain, qui déterminent si l'action pour le climat l'emporte sur le changement climatique et si notre planète retrouve sa grandeur.»

M. Valdis Dombrovskis, vice-président chargé de l'euro et du dialogue social, de la stabilité financière et des services financiers, a pour sa part affirmé: «Pour atteindre nos objectifs de Paris, l'Europe aura besoin d'environ 180 milliards d'euros d'investissements supplémentaires chaque année, durant les dix prochaines années. Nous souhaitons un quart du budget de l'UE afin de contribuer à l'action pour le climat pour 2021. Les fonds publics ne seront pourtant pas suffisants. C'est la raison pour laquelle l'UE a proposé une législation contraignante afin d'encourager les flux de capitaux privés vers des projets verts. Nous espérons que le rôle prépondérant joué par l'Europe en inspirera d'autres à marcher à nos côtés. Il est moins deux pour agir. C'est notre dernière chance d'unir nos forces.»

M. Neven Mimica, commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, a déclaré quant à lui: «La région du Pacifique compte plus de 12 millions d'habitants et, bien que leur contribution au changement climatique soit minime, ils en subissent des conséquences énormes. Le Pacifique abrite également une part importante de la biodiversité mondiale, de plus en plus menacée. Avec la contribution européenne de 10 millions d'euros en faveur de l'initiative conjointe, nous réitérons notre volonté de contribuer à protéger la région contre le changement climatique et contre son impact sur la biodiversité, sur les moyens de subsistance et sur l'environnement.»

M. Miguel Arias Cañete, commissaire chargé de l'action pour le climat et l'énergie, a pour sa part déclaré: «Gérer le changement climatique est une question de responsabilité politique collective, d'engagement multilatéral et d'ambition. L'UE considère que l'action pour le climat représente une possibilité de transformation de l'industrie et de la société. Elle offre aux économies l'occasion d'être plus innovantes, plus sûres et en fin de compte plus compétitives. Nous réalisons les ambitions au niveau national, le cadre de l'UE pour la réduction des émissions d'au moins 40 % d'ici à 2030 étant achevé. La future proposition de la Commission européenne sur une vision à long terme permettra également de maintenir le cap. Nous savons que nous ne pouvons pas y arriver seuls, nous essayons donc d'en inspirer d'autres dans leur démarche pour lutter contre le changement climatique.»

Mettre la finance durable au premier rang des priorités

Pour atteindre nos objectifs de Paris, l'UE a besoin chaque année, jusqu'en 2030, d'environ 180 milliards d'euros d'investissements supplémentaires dans le domaine de l'efficacité énergétique, des énergies renouvelables et des modes de transport propres. En mars, la Commission a présenté son plan d'action sur la finance durable composé de dix ambitieuses mesures législatives et non législatives qui visent à mobiliser des financements en faveur d'investissements durables et de la croissance durable. Les premières propositions législatives ont été présentées en mai, dont une proposition en vue de convenir d'un système de classification harmonisé à l'échelle de l'UE — ou «taxonomie» — qui conduira à des définitions communes de ce qui est écologique et ce qui ne l'est pas. Cela aidera les investisseurs à identifier facilement les activités respectueuses de l'environnement et à les financer. La taxonomie permettra également le développement de labels européens pour les produits financiers verts, les obligations vertes et les fonds verts. De plus en plus de personnes souhaitent que leurs économies soient investies dans des projets respectueux de l'environnement, mais ne trouvent pas facilement une offre simple et fiable. Le secteur financier de l'UE, et les marchés des capitaux en particulier, ont le potentiel pour devenir les leaders mondiaux dans ce programme ambitieux, incitant les autres à leur emboîter le pas. La transition vers une économie faible en carbone est inévitable, mais elle peut aussi créer de nouveaux débouchés: en 2014 déjà, les investissements privés dans les secteurs de l'économie circulaire de l'UE étaient estimés à 120 milliards d'euros, ce qui équivaut à 0,8 % du PIB, soit une hausse de 58 % depuis 2008.

Renforcer la résilience dans la région du Pacifique

Étant donné que le changement climatique et la protection de la biodiversité appellent des actions coordonnées plus fortes, l'UE, la France, l'Australie et la Nouvelle-Zélande lancent actuellement une initiative conjointe afin de bâtir une coalition internationale destinée à aider la région du Pacifique à s'adapter à ces défis et à accroître sa résilience. L'UE contribue à hauteur de 10 millions d'euros à cette initiative conjointe, qui servira à financer des projets dans des domaines tels que l'adaptation au changement climatique et l'atténuation de ses effets, la gouvernance des océans (y compris la pêche et l'aquaculture durables) et l'environnement (notamment la gestion des déchets, la biodiversité et l'écotourisme).

Avancement de l'ensemble des dix initiatives du plan d'action pour la planète

Chacune des dix initiatives annoncées l'an dernier est en progrès. Par exemple:

Dans le cadre de l'initiative «Mobilité propre, connectée et compétitive» la Commission a présenté en mai la dernière série de mesures visant à moderniser le secteur des transports. Les initiatives présentées aujourd'hui incluent une politique intégrée pour la sécurité routière du futur, avec des mesures de sécurité des véhicules et des infrastructures; les toutes premières normes d'émission de CO2 pour les poids lourds; un plan d'action stratégique pour le développement et la fabrication de batteries en Europe et une stratégie prospective en matière de mobilité connectée et automatisée. Ces initiatives sont soutenues par un appel à propositions dans le cadre du mécanisme pour l'interconnexion en Europe, doté d'un budget de 450 millions d'euros pour soutenir des projets qui contribuent à la sécurité routière, à la transformation numérique et à la multimodalité dans les États membres.

Le soutien structurel aux régions minières et à forte intensité de carbone offre un appui sur mesure pour les régions qui entament la modernisation de leur modèle économique, tout en atténuant les répercussions sociales de la transition vers une économie sobre en carbone. La Commission a mis en place une plateforme pour les régions minières en transition, destinée à faciliter le développement et la mise en œuvre des projets et susceptible de donner un coup de fouet économique viable dans les régions concernées. Sept États membres de l'UE y participent (la République tchèque, l'Allemagne, la Grèce, la Pologne, l'Espagne, la Roumanie et la Slovaquie).

Dans le cadre de son objectif «Investir dans les technologies industrielles propres», l'UE a l'intention d'exploiter son avantage de pionnière dans l'innovation en matière d'énergie propre, en faisant passer l'allocation accordée au titre d'Horizon 2020 d'environ 1 milliard d'euros en 2015 à 2 milliards d'euros en 2020. Sous le leadership européen de l'initiative internationale «Mission Innovation», 23 grandes économies ont accompli d'importants progrès dans la réalisation de l'objectif consistant à doubler en cinq ans leur investissement public dans la recherche et l'innovation dans le domaine des énergies propres. En outre, au moins 40 % des projets financés par la Banque européenne d'investissement (BEI) au titre du Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI) devraient désormais contribuer aux engagements de l'UE en matière de climat et d'énergie.

La Commission continuera à travailler à plein régime afin d'assurer la mise en œuvre de chacune des initiatives prévues dans le plan d'action pour la planète.

Pour en savoir plus

Fiche d'information sur la finance durable

Communiqué de presse du 24 mai 2018: Finance durable: faire du secteur financier un acteur majeur de la lutte contre le changement climatique

Communiqué de presse du 12 décembre 2017: La Commission dévoile son plan d'action pour la planète

IP/18/5868

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