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Commission européenne - Communiqué de presse

Selon le rapport mondial sur les crises alimentaires, des famines majeures ont été en partie évitées en 2017, mais la sécurité alimentaire demeure critique

Bruxelles, le 22 mars 2018

Le rapport mondial sur les crises alimentaires indique que des risques de famine majeurs ont été évités en 2017 dans quatre pays et région considérés au début de la même année comme exposés à des risques en la matière, à savoir le Yémen, la Somalie, le Soudan du Sud et le nord du Nigeria. Il souligne toutefois également la gravité et la complexité des crises alimentaires dans le monde.

Neven Mimica, commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, qui a présenté le rapport ce jour à Rome, a déclaré: «En 2017, le rapport mondial sur les crises alimentaires a attiré notre attention sur le risque de famines dans plusieurs pays partenaires. Grâce aux efforts déployés à l'échelle locale et internationale, y compris dans les régions où l'urgence était la plus grande, nous avons pu éviter des famines particulièrement graves. Mais qu'on ne s'y méprenne pas: d'immenses défis nous attendent toujours, et l'UE continuera à œuvrer sans relâche à la sécurité alimentaire dans le monde. Je veux pouvoir dire aux générations futures qui se pencheront sur cette période de l'histoire que nous avons été à même, non seulement de diagnostiquer le problème, mais également de prescrire les bonnes solutions.»

Tibor Navracsics, commissaire chargé de l'éducation, de la culture, de la jeunesse et du sport, responsable du Centre commun de recherche, a ajouté: «Les crises alimentaires continuent de compter parmi les catastrophes les plus préoccupantes au monde. Rien qu'en Afrique, plus de 100 millions de personnes sont confrontées à l'insécurité alimentaire et se trouvent parfois au bord de la famine. Malheureusement, il n'existe pas de solution simple. La rigueur scientifique dont a fait preuve le Centre commun de recherche dans le cadre de l'élaboration du rapport annuel sur les crises alimentaires nous permettra de diagnostiquer correctement les problèmes et de définir les meilleures stratégies en la matière.» 

Christos Stylianides, commissaire pour l'aide humanitaire et la gestion des crises, a déclaré: «La faim est de nouveau de plus en plus présente dans le monde. L'UE est l'un des principaux pourvoyeurs d'aide alimentaire et humanitaire au monde. Nous travaillons actuellement au renforcement d'une réponse coordonnée couvrant les aspects humanitaires et liés au développement afin de faire face à la complexité croissante des crises. Ce n'est qu'en œuvrant de concert que nous pourrons devenir les architectes d'un avenir à l'abri de la faim».

Il ressort du rapport qu'en 2017, près de 124 millions de personnes ont été confrontées à des niveaux d'insécurité alimentaire aiguë ou à une situation encore plus grave. Il constate qu'à l'avenir, les crises alimentaires deviendront probablement plus sévères, persistantes et complexes. Il cite, parmi les principales causes profondes d'une situation de très grande insécurité alimentaire, les conflits, les phénomènes climatiques extrêmes et les prix excessifs des denrées alimentaires de base, qui agissent souvent de manière conjointe.

Pour lutter contre les causes profondes de ces défis pressants, l'UE s'emploie à mettre en œuvre une stratégie à long terme tenant compte, sur une base intégrée, de l'aide humanitaire, de l'aide au développement et de la contribution à la consolidation de la paix, renforçant de la sorte la résilience des populations et des communautés au sein des pays partenaires.

Dans le cadre de la mise en œuvre de cette stratégie à long terme, l'Union européenne soutient des mesures visant à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et l'agriculture durable dans plus de 60 pays partenaires, au moyen de financements s'élevant à 8,5 milliards d'euros environ pour la période 2014-2020. En ce qui concerne les quatre crises alimentaires majeures survenues en 2017, en particulier, l'Union européenne a contribué à l'aide humanitaire et au développement conjointe à hauteur de plus de 750 millions d'euros, et les États membres ont fourni plus d'un milliard d'euros supplémentaire.

Contexte

Le rapport mondial sur les crises alimentaires fournit un tableau complet de la gravité et de l'ampleur de l'insécurité alimentaire aiguë et de la malnutrition sévère dans 51 pays et territoires, avec une analyse approfondie de 26 régions dans lesquelles la situation est particulièrement critique. Ces connaissances nous permettront d'orienter notre action en matière de prévention des crises alimentaires et d'élaborer des réponses adéquates, durables et conjointes à l'insécurité alimentaire.

Le rapport a été présenté ce jour à Rome par le commissaire Mimica, conjointement avec l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM), devant un public constitué de plus de 50 représentants de différents pays. 

Ce nouveau rapport, supervisé par le réseau d'information pour la sécurité alimentaire et rédigé en collaboration avec les scientifiques du Centre commun de recherche de l'UE, la FAO, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et le PAM, recense les régions et pays cruciaux dans lesquels le soutien fourni devrait viser en priorité à combler le fossé entre l'aide d'urgence et les opérations de développement. Il permet en outre une planification conjointe à court, moyen et long termes en vue d'une résilience accrue.

Pour de plus amples informations

Rapport mondial sur les crises alimentaires 2018

Communiqué de presse - L'Union européenne présente sa stratégie visant à renforcer la résilience des États et des sociétés dans le monde entier (7.6.2017)

IP/18/2302

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