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Commission européenne - Communiqué de presse

Sommet social pour des emplois et une croissance équitables: renforcement de la dimension sociale de l'UE

Bruxelles, le 16 novembre 2017

Le 17 novembre, le président Juncker et le premier ministre suédois, Stefan Löfven, accueilleront ensemble les dirigeants de l'UE pour le premier sommet social de l'UE depuis 20 ans.

Les présidents des institutions de l'UE, les chefs d'État ou de gouvernement, les partenaires sociaux et les autres principales parties prenantes se réuniront lors du sommet social à Göteborg, en Suède, afin de discuter ouvertement sur la manière de promouvoir la croissance et l'emploi dans l'Union européenne.

À l'occasion du sommet social, le Parlement européen, le Conseil et la Commission européenne proclameront conjointement le socle européen des droits sociaux, qui a été annoncé en premier lieu par le président Juncker dans son discours de 2015 sur l'état de l'Union et présenté par la Commission en avril 2017. La proclamation réaffirme l'engagement commun des dirigeants de l'UE à défendre et à sauvegarder les 20 principes et droits consacrés dans le socle.

Lors d'un déjeuner de travail, les dirigeants discuteront également de la future stratégie dans les domaines de l'éducation et de la culture. Il y a deux jours à peine, la Commission européenne a exposé sa vision quant à la façon dont nous pouvons créer un espace européen de l'éducation d'ici 2025.

En prélude au sommet social, le président Juncker a déclaré: "l'Europe est doucement en train de tourner la page après des années de crise économique mais elle n'a pas encore surmonté la plus grande crise sociale qu'elle ait connue depuis des générations. Le chômage des jeunes, les inégalités et la mutation du monde du travail sont des problèmes que nous connaissons tous. Göteborg nous donnera une occasion unique de rechercher des solutions communes. Ce sommet devra marquer un tournant — par la proclamation du socle européen des droits sociaux, nous montrons notre engagement commun à protéger et défendre le droit à l'équité et à l'égalité des chances que nous soutenons tous et auquel peuvent prétendre tous les citoyens. Il devra être aussi le premier pas dans cette direction, à faire suivre par de nombreux autres."

Le premier ministre suédois, Stefan Löfven, a ajouté: «Le sommet social, c'est apporter des améliorations tangibles dans la vie quotidienne des citoyens. Comment garantir l'accès au marché du travail pour tous, comment assurer des emplois équitables et des conditions de travail décentes dans tous les États membres et comment aider les travailleurs à réussir la transition vers les nouveaux emplois de demain. Avec le sommet social nous prenons l'engagement ferme de placer l'intérêt de nos citoyens au centre des priorités du l'UE . »

Le sommet social portera essentiellement sur la manière de tirer le meilleur parti des nouvelles perspectives et de faire face aux défis communs pour les marchés du travail et les modèles de protection sociale d'aujourd'hui et de demain. En s'appuyant sur l'approche et l'expérience propres à chaque pays, les débats contribueront à façonner un avenir meilleur pour les Européens. Ces discussions s'articuleront autour de trois sessions de travail parallèles, consacrées aux thèmes suivants: «accès au marché du travail», «conditions d'emploi et de travail équitables» et «entre deux emplois: faciliter la transition». Ces rencontres seront diffusées sur le web, ce qui permettra à tous les citoyens d'Europe de suivre les discussions.

Le sommet marque une étape décisive dans le débat plus large sur l'avenir de l'Europe, qui a démarré avec le livre blanc de la Commission européenne et la feuille de route pour une Union plus unie, plus forte et plus démocratique du président Juncker. Il offrira aux acteurs clés une occasion unique et venant à point nommé pour stimuler la dimension sociale de l'UE et de ses États membres.

Contexte

Le monde du travail connaît une évolution rapide, marquée par des possibilités et des défis d'un nouveau genre qui sont le fruit de la mondialisation, de la révolution numérique, de modèles de travail en mutation et de l'évolution démographique. 70 millions d'Européens n'ont pas les compétences de base dans le domaine de la lecture, de l'écriture, du calcul et du numérique et 40 % des employeurs déclarent ne pas trouver les personnes ayant les compétences appropriées qui leur permettraient de s'agrandir et d'innover. Aujourd'hui, les personnes changent jusqu'à 10 fois d'emploi au cours de leur carrière et elles sont de plus en plus nombreuses à travailler dans le cadre de contrats atypiques. Et alors que la population de l'Europe augmentera globalement au cours des années à venir, la population en âge de travailler reculera: Si les tendances actuelles se poursuivent, il y aura 38 millions d'Européens en âge de travailler en moins d'ici 2060. Aujourd'hui, un retraité est soutenu par quatre travailleurs: en 2060, il ne le sera plus que par deux travailleurs.

Parallèlement, la crise économique a laissé des marques profondes dans nos sociétés, que ce soit le chômage de longue durée ou les niveaux élevés d'endettement public et privé dans de nombreuses régions d'Europe. Grâce à des mesures énergiques à tous les niveaux, l'économie de l'UE est désormais à nouveau plus stable. Pourtant, d'importantes inégalités sociales subsistent et il existe encore de nombreux problèmes à résoudre: les différences de couverture sociale en cas de contrat de travail atypique, l'écart de salaire entre les hommes et les femmes ou encore l'accès aux biens et aux services pour les personnes handicapées et les autres groupes vulnérables. Certains se demandent aussi si l'innovation, les avancées technologiques ainsi que les bénéfices et les charges qui accompagnent des sociétés et des marchés ouverts sont répartis de façon équitable au sein de la société.

Le débat sur l'avenir de l'Europe et la nécessité, pour l'Union et ses États membres, de mieux répondre aux attentes des citoyens et d'obtenir des résultats pour tous les Européens sont au cœur des priorités de l'UE. À la suite de la réunion de Bratislava du 16 septembre 2016 et de la réunion de La Valette du 3 février 2017, les dirigeants de l'Union se sont engagés, lors de la réunion de Rome du 25 mars 2017, dans les termes suivants: «Au cours des dix prochaines années, nous voulons une Union qui soit sûre et sécurisée, prospère, compétitive, soucieuse du développement durable et socialement responsable, et qui ait la volonté et la capacité de jouer un rôle de premier plan dans le monde et de peser sur la mondialisation. Nous voulons une Union dans laquelle les citoyens disposent de nouvelles possibilités sur le plan du développement culturel et social et bénéficient de la croissance économique».

La Commission européenne a présenté sa contribution au débat, le 1er mars 2017, sous la forme d'un livre blanc sur l'avenir de l'Europe, qui a été suivi d'un document de réflexion sur la dimension sociale de l'Europe et de la présentation du socle européen des droits sociaux, le 26 avril 2017. Plusieurs propositions ont été avancées dans ce domaine au cours des dernières années.

Le gouvernement suédois s'est engagé activement dans le débat sur l'avenir de l'Europe et, dès le début de son mandat, les thèmes suivants ont figuré en bonne place parmi ses préoccupations politiques: des conditions de travail équitables, une croissance inclusive, l'égalité des chances et un dialogue social efficace.

Pour en savoir plus

Site web du sommet social pour des emplois et une croissance équitables

Fiches d'information:

Site web du socle européen des droits sociaux

Texte officiel du socle européen des droits sociaux

 

 

Annexe

Selon l'Eurobaromètre sur les questions sociales intitulé «Avenir de l'Europe», qui est publié aujourd'hui, plus de 8 Européens sur 10 ont le sentiment que l'économie de marché doit aller de pair avec un niveau élevé de protection sociale

 

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Le chômage et les inégalités sociales sont perçues comme des problèmes importants:

 

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Une vaste majorité de répondants (66 %, soit six points de plus qu'il y a un an) ont le sentiment que l'UE offre une perspective d'avenir pour la jeunesse de l'Europe:

 

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Enfin, plus de la moitié des répondants (52 %) considèrent qu'atteindre des niveaux de vie comparables est essentiel pour l'avenir de l'Europe:

 

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IP/17/4643

Personnes de contact pour la presse:

Renseignements au public: Europe Direct par téléphone au 00 800 67 89 10 11 ou par courriel


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