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Commission européenne - Communiqué de presse

L'Union européenne renforce son soutien au Burkina-Faso avec €117 millions pour la sécurité alimentaire

Bruxelles, le 27 février 2017

A l'occasion d'une visite officielle de la Commission européenne au Burkina Faso, une Convention de financement de 117 millions d'euros a été signée pour soutenir le secteur de la sécurité alimentaire, de l'agriculture et de la résilience.

Ce programme «Programme d'appui à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à l'agriculture durable et à la résilience au Burkina Faso» s'inscrit dans le cadre des 800 millions d'euros annoncés par le Commissaire européen pour la Coopération internationale et le Développement Neven Mimica le 7 décembre 2016 à Paris, lors de la Conférence internationale organisée par le Burkina Faso.

Commissaire Mimica a fait la déclaration suivante : "Deux mois et demi après la conférence des donateurs de Paris, nous signons aujourd'hui un programme de 117 millions d'euros, en faveur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ce nouvel appui budgétaire permettra au Gouvernement du Faso de poursuivre la mise en œuvre de son Plan National de Développement que l'Union européenne accompagne à hauteur de 800 millions d'euros. Tout doit être fait pour que la population bénéficie rapidement des dividendes de la démocratie. Je suis satisfait que l'Union européenne ait tenu sa promesse d'accélérer la mise en œuvre de nos projets, comme je l'avais moi-même annoncé lors de ma visite au pays en février dernier."

Cette Conférence internationale avait permis au gouvernement burkinabé de présenter un nouveau Plan national de développement économique et social (PNDES) à l'horizon 2016-2020, adopté lors de sa première année au pouvoir. La sécurité alimentaire et nutritionnelle, l'agriculture durable et l'environnement y sont ciblés.

L'appui de l'Union européenne a été signé par le Directeur Général Stefano Manserivsi aujourd'hui à Burkina Faso. Il vise donc à accompagner les efforts du pays dans la mise en œuvre de la politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNSAN) qui a pour objectif la mise en place d'une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable à l'horizon 2025. Ce soutien européen accompagnera la politique du Gouvernement en matière d'agriculture et d'élevage, avec un accent particulier sur la lutte contre la malnutrition chronique.

Cet appui sera mis en œuvre, sur la période 2017-2021, sous la forme d'une aide budgétaire sectorielle de 100 millions d'euros, complétée par des appuis à des projets ponctuels pour améliorer les pratiques alimentaires des ménages pauvres, via le plan national stratégique pour l'alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE).

Ces appuis se traduiront par des actions et investissements en faveur de l'agriculture irriguée, du petit élevage, de l'éducation nutritionnelle et de la mise à disposition d'intrants nutritionnels locaux, permettant en particulier d'améliorer la sécurité alimentaire et les revenus des ménages vulnérables.

Les indicateurs de ce programme, définis avec le Gouvernement, visent notamment l'augmentation des superficies irriguées, favorisant un accès des femmes aux aménagements agricoles irrigués, l'accroissement de la couverture vaccinale des petits ruminants, l'amélioration de l'état nutritionnel des femmes et des enfants par la lutte contre la malnutrition.

Plus globalement, il soutiendra les réformes nécessaires à une meilleure opérationnalisation de la politique nationale, une bonne gouvernance de la sécurité alimentaire afin de permettre l'amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et porteurs de développement.

 

Context:

Le Burkina Faso, avec environ 17 millions d'habitants et un taux de croissance démographique de 3,1% par an, est un pays sahélien confronté à des crises alimentaires récurrentes et à une insécurité alimentaire omniprésente. Les causes de ces crises alimentaires sont multiples, à la fois d'ordre structurel et conjoncturel. A l'échelle du pays, l'insécurité alimentaire est permanente, malgré un secteur primaire occupant plus de 80% de la population, et contribuant à 30% du PIB national.

La logique d'intervention est de favoriser l'irrigation et le petit élevage en vue d'améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population. Le programme sera mis en œuvre sur 5 ans. Ce contrat d'appui budgétaire est le dernier signé d'un ensemble de quatre contrats d'appui budgétaire de l'Union européenne avec le Burkina Faso. Les autres contrats concernent un appui budgétaire général (136 millions d'euros) et trois appuis budgétaires sectoriels dans les domaines de l'eau (54 millions d'euros), de la santé (84 millions d'euros) et celui de la nutrition/résilience (117 millions d'euros) signé aujourd'hui.

Le Burkina-Faso reçoit 623 millions d'euros du 11ème Fonds européen de développement pour la Période 2014-2020. Les trois secteurs prioritaires sont la bonne gouvernance avec 325 millions d'euros, la santé avec 80 millions d'euros et la sécurité alimentaire, l'agriculture durable et l'eau pour 190 millions d'euros. Le soutien à la société civile bénéficie de 21 millions d'euros et 7 millions d'euros iront à des mesures d'accompagnement.

Enfin, en plus de bénéficier de la programmation régionale pour l'Afrique de l'Ouest dans le cadre du 11ème Fonds européen de développement, le Burkina Faso reçoit également de l'aide du Fond fiduciaire d'Emergence pour l'Afrique. Six projets pour un montant de 78,5 millions d'euros ont déjà été approuvés. Par ailleurs, le Burkina bénéficie aussi de plusieurs programmes régionaux du Fond fiduciaire d'Emergence pour l'Afrique.

 

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