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Commission européenne - Communiqué de presse

La Commission débat de l'avenir de la défense européenne

Bruxelles, le 24 mai 2017

Afin d'alimenter la discussion sur la direction future de l'Union à 27, la Commission a organisé aujourd'hui un débat d'orientation sur l'avenir de la défense européenne.

Une Europe plus forte sur les questions de sécurité et de défense est une priorité de la Commission Juncker depuis son entrée en fonction. Le président Juncker a annoncé la création d'un Fonds européen de la défense lors de son discours de 2016 sur l'état de l'Union en déclarant: «L'Europe ne peut plus se permettre de dépendre de la puissance militaire d'autres pays […]. Pour garantir la solidité de la défense européenne, l'industrie européenne de la défense doit faire preuve d'innovation.» Compte tenu de la détérioration de la situation en matière de sécurité aux frontières de l'Europe et des arguments économiques de poids en faveur d'une plus grande coopération entre les pays de l'UE concernant les dépenses consacrées à la défense, la Commission estime que le moment est venu de progresser sur la voie d'une Union de la sécurité et de la défense.

Mme Federica Mogherini, haute représentante et vice-présidente de la Commission, a déclaré à ce propos: «La sécurité et la défense sont des priorités pour l'Union européenne, car elles sont des priorités pour l'ensemble de nos citoyens. Depuis l'année dernière, nous intensifions notre défense européenne afin de la rendre de plus en plus efficace en tant que garante de la sécurité à l'intérieur et au-delà de nos frontières, et ce en investissant davantage de ressources, en renforçant la coopération entre les États membres et en développant une coopération plus étroite avec l'OTAN. Le monde qui nous entoure change rapidement et nous sommes confrontés à de nouveaux défis chaque jour: en tant qu'Union européenne, nous avons pris la responsabilité de relever ces défis.»

Et M. Jyrki Katainen, vice-président pour l'emploi, la croissance, l'investissement et la compétitivité, d'ajouter: «Le renforcement de la sécurité et de la défense européennes passe par une utilisation plus efficiente des budgets de la défense disponibles. Investir dans les capacités de défense reste du ressort des États membres et le budget de l'UE ne peut se substituer à celui des États membres en matière de défense. Toutefois, les arguments économiques et industriels en faveur d'une plus grande coopération, par exemple dans la recherche et les acquisitions dans le secteur de la défense, sont légion. Étant donné que la pression sur les budgets nationaux reste élevée, nous avons besoin de plus d'efficience dans les dépenses en matière de défense et d'une meilleure utilisation des capacités de défense.»

Le débat d'orientation qui se tient aujourd'hui contribuera à guider les travaux de la Commission au cours des semaines à venir. En prévision de la conférence européenne de haut niveau en matière de défense et de sécurité qui se tiendra à Prague, le 7 juin, la Commission lancera le Fonds européen de la défense, annoncé dans le plan d'action européen de la défense en novembre 2016. En parallèle, elle présentera un document de réflexion à plus long terme énonçant les pistes possibles pour l'avenir de la défense européenne. Ces initiatives font partie de la discussion sur l'avenir de l'Union à 27 amorcée dans le Livre blanc sur l'avenir de l'Europe publié par la Commission le 1er mars 2017.

Les arguments en faveur d'une coopération accrue sur les questions de sécurité et de défense dans l'UE sont nombreux. Les menaces auxquelles est confrontée l'UE ne respectent pas les frontières nationales. Elles prennent de l'ampleur. La meilleure manière d'y faire face est de coopérer.

Une défense européenne forte requiert une industrie européenne de la défense forte. Si les États membres commencent à augmenter leurs budgets de défense, l'UE peut les aider à utiliser ces fonds de manière plus efficiente. Le manque de coopération entre États membres dans le domaine de la défense et de la sécurité a un coût annuel qui, selon les estimations, oscille entre 25 milliards et 100 milliards d'euros. 80 % des marchés publics et plus de 90 % des projets de recherche et technologie sont gérés sur une base nationale. La mise en commun de l'acquisition de biens pourrait permettre d'économiser jusqu'à 30 % des dépenses annuelles de défense (voir la fiche d'information «Pour plus de coopération en matière de sécurité et de défense dans l'UE»).

Contexte

Dans ses orientations politiques de juin 2014, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a déclaré: «Je crois aussi que nous devons travailler à renforcer l'Europe en matière de sécurité et de défense. Oui, l'Europe est pour l'essentiel une “soft power”. Mais même les plus grandes puissances pacifiques ne peuvent faire l'impasse sur des capacités de défense intégrées.»

Le président Juncker a annoncé la création d'un Fonds européen de la défense dans son discours de 2016 sur l'état de l'Union et, lors du sommet de Bratislava en septembre 2016, les dirigeants de 27 États membres ont conclu: «Nous avons besoin de l'UE non seulement pour garantir la paix et la démocratie mais aussi pour assurer la sécurité de nos peuples.» Dans un environnement géopolitique difficile, ils sont convenus de la nécessité de renforcer la coopération au sein de l'Union en matière de sécurité extérieure et de défense. Concrètement, ils ont prévu de prendre, à la réunion du Conseil européen de décembre 2016, «une décision relative à un plan de mise en œuvre concret portant sur la sécurité et la défense et aux moyens de mieux tirer parti des possibilités qu'offrent les traités, en particulier en ce qui concerne les capacités».

Le 30 novembre 2016, la Commission européenne a présenté le plan d'action européen de la défense, qui énonçait comment un Fonds européen de la défense et d'autres actions pourraient aider les États membres à accroître l'efficience de leurs dépenses dans les capacités de défense communes, à renforcer la sécurité des citoyens européens et à promouvoir une base industrielle compétitive et innovante. L'initiative a été saluée par les dirigeants de l'UE lors des réunions du Conseil européen de décembre 2016 et mars 2017 et la Commission a été mandatée pour présenter des propositions avant l'été 2017.

Le plan d'action européen de la défense fait partie du paquet défense plus large approuvé par les 27 à Bratislava. Il est complémentaire des deux autres volets, à savoir le plan de mise en œuvre de la stratégie globale dans le domaine de la sécurité et de la défense, qui définit un nouveau niveau d'ambition pour l'Union et identifie les actions qui permettront d'y parvenir, ainsi que la mise en œuvre de la déclaration commune UE-OTAN, signée par le président du Conseil européen, le président de la Commission et le secrétaire général de l'OTAN. Un ensemble commun de 42 propositions sont mises en œuvre dans les 7 domaines recensés dans la déclaration de Varsovie. Il s'agit notamment de la proposition sur les menaces hybrides, qui est également liée au cadre commun d'avril 2016 pour lutter contre les menaces hybrides, lequel, à son tour, repose sur le programme européen en matière de sécurité, adopté par la Commission en avril 2015. Les travaux concernant ces deux volets évoluent rapidement. La semaine dernière, les ministres de la défense de l'UE ont adopté une série de conclusions qui permettra de faire avancer les travaux dans la perspective du Conseil européen de juin.

Dans la déclaration de Rome adoptée le 25 mars 2017, les dirigeants de l'UE se sont engagés à œuvrer pour une Union à 27 qui contribue à la mise en place d'une industrie de la défense plus compétitive et plus intégrée et qui renforce sa sécurité et sa défense communes en coopération avec l'OTAN et en complément de celle-ci.

Le Livre blanc sur l'avenir de l'Europe, présenté le 1er mars 2017, énonce les principaux défis et opportunités pour l'Europe au cours des prochaines décennies. Le livre blanc a marqué le coup d'envoi d'un processus dans le cadre duquel les 27 États membres de l'UE décideront de l'avenir de leur Union. Pour encourager ce débat, la Commission européenne, en collaboration avec le Parlement européen et les États membres intéressés, organisera une série de «débats sur l'avenir de l'Europe» dans les villes et les régions de toute l'Europe. Le livre blanc est complété par une série de documents de réflexion portant sur:

Pour en savoir plus

Fiche d'information: Défendre l'Europe: Pour plus de coopération en matière de sécurité et de défense dans l'UE

IP/17/1427

Personnes de contact pour la presse:

Renseignements au public: Europe Direct par téléphone au 00 800 67 89 10 11 ou par courriel


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