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Commission européenne - Communiqué de presse

La Commission alloue 16,2 millions d’euros à la Grèce et à la Bulgarie au titre du Fonds de solidarité de l’UE après les catastrophes naturelles qui ont frappé les deux pays

Bruxelles, 23 juillet 2015



La Commission a décidé ce jour d’accorder à la Grèce et à la Bulgarie une aide d’un montant de 16,2 millions d’euros, financée par le Fonds de solidarité de l’UE, à la suite des catastrophes naturelles survenues pendant l’hiver 2015. La Grèce a subi des inondations de grande ampleur, qui ont touché cinq de ses régions, et la Bulgarie a connu des conditions hivernales rigoureuses, qui ont provoqué des dégâts considérables.

L’aide, qui s’élève à 9,9 millions d’euros pour la Grèce et à 6,3 millions d’euros pour la Bulgarie, couvrira une partie des coûts des actions urgentes de remise en état rendues nécessaires par les catastrophes qui se sont produites dans les deux pays. Elle contribuera notamment à rétablir les infrastructures et services de base, à rembourser le coût des opérations d’urgence et de sauvetage et à couvrir certains des coûts de nettoyage dans les régions touchées.

Mme Corina Crețu, commissaire chargée de la politique régionale, a déclaré à ce propos: «Le Fonds de solidarité de l’UE constitue l’un de nos symboles de solidarité les plus forts dans ces périodes difficiles. Aujourd’hui, nous apportons un soutien financier aux régions de Grèce et de Bulgarie touchées par les catastrophes de cet hiver, qui ont causé des dégâts considérables. Nous pouvons à présent commencer à reconstruire, ensemble.»

Un grand nombre des programmes cofinancés par les Fonds structurels et d’investissement européens pour la période 2014-2020 visent à investir dans la prévention des inondations et à atténuer les effets du changement climatique, répondant ainsi à un besoin permanent.

 

Contexte

Grèce: À partir du début du mois de février 2015, la Grèce a été victime d’inondations de grande ampleur qui se sont produites dans une vaste zone autour des fleuves Evros et Ardas, en Macédoine orientale et en Thrace. Les inondations qui ont sévi dans le bassin de l’Evros ont particulièrement touché le secteur agricole; environ 17 500 hectares de terres agricoles ont été inondés, ce qui a entraîné la destruction d’infrastructures agricoles, d’entrepôts et de cultures. De plus, 150 km de routes ont été endommagés, ainsi que les infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement de nombreux bâtiments.

Durant la même période, de vastes régions du centre et de l’ouest de la Grèce, y compris les régions de l’Épire, de la Grèce occidentale, de la Grèce centrale et de la Thessalie, ont connu des événements de même nature. Ces régions ont subi des pluies torrentielles et des tempêtes, de fortes chutes de neige dans les zones de montagne et des vents tempétueux du sud dans les terres comme en mer. Ces mauvaises conditions météorologiques ont provoqué des pannes d’alimentation électrique, fait sortir les cours d’eau de leur lit et causé d’importants glissements de terrain, isolant un certain nombre de villages de montagne, dont les habitants ont dû être évacués. En Épire, la catastrophe a endommagé plus de 60 % du réseau routier. Des habitations privées, magasins et autres entreprises commerciales ainsi que des exploitations agricoles ont été sinistrés, tandis que certains éléments du patrimoine culturel de la Grèce ont été fortement endommagés, dont le pont historique de Plaka, à Tzoumerka, qui a été emporté par les eaux déchaînées du fleuve Arachthos.

Bulgarie: À la fin du mois de janvier 2015, une partie de la Bulgarie a également connu des pluies torrentielles, des chutes de neige, des inondations et des glissements de terrain. Des dégâts considérables ont ainsi été causés aux infrastructures publiques, aux entreprises, aux habitations et biens privés, et le secteur agricole a été touché de plein fouet. Il a été signalé que la région du sud-est de la Bulgarie a été le plus durement frappée. Rien que dans la ville de Burgas, plus de 300 bâtiments ont été inondés. Des glissements de terrain ont détruit des infrastructures importantes; des digues ont cédé et un grand nombre de cours d’eau sont sortis de leur lit et ont inondé des terres agricoles et des forêts. Des rafales de vent ont détruit des pinèdes, provoqué des coupures d’alimentation électrique qui ont perturbé les réseaux de communication, et les routes ont été bloquées par des chutes d’arbres.

 

Fonds de solidarité de l’UE

La dotation annuelle totale du Fonds de solidarité de l’UE pour 2015 s’élève à 541,2 millions d’euros. Si l’on y ajoute le reliquat de la dotation de l’année précédente, le montant total disponible au titre du Fonds de solidarité de l’UE pour l’année 2015 se monte à plus de 895 millions d’euros.

La contribution financière du Fonds est calculée sur la base du montant total des dommages directs résultant d’une catastrophe. Cette aide financière ne peut être utilisée que pour les actions urgentes de première nécessité et de remise en état (définies à l’article 3 du règlement instituant le Fonds de solidarité de l’UE).

Le Fonds de solidarité de l’UE a été créé pour aider les États membres et les pays candidats à l’adhésion à l’UE en leur apportant un soutien financier après une catastrophe naturelle majeure. Le Fonds a été mis en place à la suite des graves inondations qui ont touché l’Europe centrale au cours de l’été 2002.

Entrée en vigueur le 28 juin 2014, la version révisée du règlement instituant le Fonds de solidarité de l’UE simplifie les règles applicables de manière à ce que l’aide puisse être versée plus rapidement qu’auparavant.

Pour en savoir plus:

Réforme du Fonds de solidarité de l’UE: Communiqué de presse et MEMO/13/723 (en anglais)

Twitter: @EU_Regional@CorinaCretuEU#FSUE

IP/15/5427

Personnes de contact pour la presse

Renseignements au public:


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