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Commission européenne - Communiqué de presse

La Commission consacre davantage de fonds à l'intégration des Roms

Bruxelles, 18 juin 2015

Si les États membres font des progrès constants dans l’intégration des Roms, un surcroît d’efforts est encore nécessaire. Telle est la conclusion d’un rapport annuel de la Commission adopté aujourd'hui.

M. Frans Timmermans, premier vice-président chargé de l'amélioration de la réglementation, des relations interinstitutionnelles, de l'état de droit et de la Charte des droits fondamentaux, a déclaré: «L'égalité de traitement et les droits fondamentaux sont au cœur même du projet européen. Or les Roms sont victimes d'exclusion de longue date. En Europe, personne ne doit faire l'objet de discriminations en raison de son origine ethnique ou raciale. Il est donc temps pour nous d'intensifier notre action pour combattre l'antitziganisme et favoriser la pleine intégration des Roms

Mme Marianne Thyssen, commissaire pour l'emploi, les affaires sociales, les compétences et la mobilité des travailleurs, a déclaré: «La Commission européenne soutient activement les initiatives prises par les États membres pour favoriser l'intégration des groupes vulnérables, dont les Roms. Nous avons mis à disposition plus de 90 milliards d’euros destinés à la promotion de l’intégration sociale et à la lutte contre les discriminations pendant la période 2014-2020. Je demande instamment à tous les États membres d'agir aux niveaux national, régional et local pour utiliser pleinement et efficacement ces fonds et pour aider la communauté rom à accéder plus facilement à l’emploi, à l’éducation, au logement et aux soins de santé».

Mme Věra Jourová, commissaire pour la justice, les consommateurs et l'égalité des genres a ajouté: «L'intégration des Roms est une priorité politique majeure pour l'Union. Cette communauté continue, en effet, de subir des discriminations et d'être marginalisée. Le rapport de cette année indique que les États membres commencent à agir dans la bonne direction, mais nous avons besoin de résultats plus concrets, surtout au niveau local. Il faut que les États membres luttent plus activement contre les discriminations à l'égard des Roms et s'attachent en particulier à éliminer les crimes de haine et les stéréotypes pernicieux. Nous voulons que la population rom soit traitée comme les autres citoyens de l'Union, que ce soit à l'école, au travail, pour le logement ou pour les soins de santé.»

Depuis que la Commission européenne a inscrit l'intégration des Roms à l'agenda politique européen, en 2011, des progrès ont été enregistrés dans les domaines suivants:

  • augmentation des fonds consacrés à l'intégration des Roms: les États membres ont accru leur soutien financier en faveur de la plupart des groupes défavorisés, dont les Roms, pour la période 2014-2020. Les autorités nationales, régionales et locales peuvent recourir aux plus de 90 milliards d'euros disponibles dans le cadre du Fonds social européen et du Fonds européen de développement régional, pour développer le capital humain, favoriser l'intégration sociale et combattre la pauvreté. L'une des prioritésdans ce domaine est l'intégration des communautés marginalisées telles que les Roms;
  • coopération plus étroite avec la société civile et les autorités locales: plusieurs États membres ont mis en place des structures de coordination pour l'intégration des Roms, auxquelles participent diverses parties prenantes. Les stratégies nationales se concrétisent de plus en plus fréquemment en plans d'action locaux et les points de contact nationaux pour les Roms sont plus étroitement associés à l'optimisation de l'usage des fonds européens;
  • suivi des résultats sur le terrain: beaucoup d'États membres ont amélioré les mécanismes de suivi et de rapport au niveau tant national qu'européen.

Cependant, de nombreuses évolutions inquiétantes appellent de nouvelles mesures de la part des États membres:

  • lutte contre les discriminations: on observe une montée préoccupante de l'antitziganisme, des discours haineux et des crimes de haine. La Commission a donc intensifié ses efforts pour assurer la bonne application à l'égard des Roms de la législation interdisant les discriminations, y compris au niveau local. Elle exhorte les États membres à faire preuve d'une plus grande volonté politique et à adopter une perspective à long terme pour combattre les discriminations dont est victime cette communauté;
  • une coopération accrue avec la société civile et les autorités locales est nécessaire: si bon nombre d'États membres ont certes mis en place des structures de coordination associant les parties prenantes, ces structures doivent maintenant devenir plus efficaces et assurer la participation de tous les acteurs concernés. La Commission aidera les États membres en créant des plateformes nationales pour l'intégration des Roms.

La Commission demande aux États membres de poursuivre sur la lancée de ces premiers progrès, notamment en créant des plateformes nationales pour les Roms, en intensifiant les efforts pour combattre les discriminations et la ségrégation, et en appliquant plus largement les pratiques éprouvées et couronnées de succès.


Pour en savoir plus

Fiche d'information sur le rapport 2015

Communication intitulée «Rapport sur la mise en œuvre du cadre de l'UE pour les stratégies nationales d'intégration des Roms (2015)»

L'UE et les Roms

Discours de Mme Věra Jourová à la Plateforme européenne sur les Roms (17 mars 2015)

IP/15/5205

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Renseignements au public:


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