Navigation path

Left navigation

Additional tools

Transport ferroviaire: nouvelles initiatives pour renforcer la croissance, l’efficacité et la qualité du service en Europe

European Commission - IP/14/692   19/06/2014

Other available languages: EN DE DA ES NL IT SV PT FI EL CS ET HU LT LV MT PL SK SL BG RO HR

Commission européenne

Communiqué de presse

Bruxelles, le 19 juin 2014

Transport ferroviaire: nouvelles initiatives pour renforcer la croissance, l’efficacité et la qualité du service en Europe

Selon le rapport bisannuel de la Commission européenne sur le marché ferroviaire européen, publié aujourd’hui, le transport ferroviaire connaît une croissance indéniable mais l’efficacité et la qualité du service demeurent perfectibles dans plusieurs États membres. Le rapport souligne également que la libre concurrence et le recours accru aux marchés publics sont garants d'une meilleure qualité de service pour les passagers et d’une meilleure utilisation de l'argent des contribuables. Les chemins de fer d'Europe sont subventionnés à concurrence de 36 milliards d’euros par an (un montant équivalant quasiment au produit des ventes de billets).

Siim Kallas, vice-président de la Commission européenne chargé des transports, a souligné que «les chemins de fer offrent des perspectives considérables en tant que mode de transport écologique et durable. Cependant, pour lancer le secteur ferroviaire de l'UE sur les rails du XXIe siècle, des mesures ambitieuses s'imposent: simplification des procédures d'autorisation des véhicules ferroviaires, augmentation des investissements dans les infrastructures et dynamisation de la recherche et de l'innovation, mais également ouverture à la concurrence des marchés nationaux des transports interurbains et généralisation des marchés publics, ainsi que le préconise le 4e paquet ferroviaire».

La Commission a adopté aujourd’hui son rapport approfondi sur le secteur ferroviaire (suivi de l'évolution du marché ferroviaire). Le rapport confirme que le transport de passagers par chemin de fer affiche une croissance considérable depuis le milieu des années 1990 dans des pays tels que le Royaume-Uni (+ 70 %), la Suède (+ 42 %), la France (+ 37 %) et la Belgique (+ 26 %) et souligne l’importance des services à grande vitesse, qui représentent un quart de l’ensemble du trafic dans l’UE. Le trafic international de passagers est en augmentation et les principaux groupes ferroviaires européens ne sont plus des monopoles publics traditionnellement détenus par l’État mais sont de plus en plus souvent des groupes ferroviaires internationaux dont plus d’un quart du chiffre d’affaires provient d'activités effectuées en dehors de leur pays d’origine. Le fret ferroviaire est également en pleine croissance et près de la moitié de son trafic est constituée de services transfrontières. Les nouveaux arrivants dans le secteur emploient quelque 120 000 personnes et détiennent déjà une part de marché de 21 % pour le transport ferroviaire de passagers et de 28 % pour le fret ferroviaire.

Le rapport constate que les prix sont moins élevés lorsqu'il existe une concurrence ouverte entre les entreprises de chemins fer et que les passagers bénéficient d’un meilleur service. Ainsi, sur les lignes à grande vitesse, les tarifs sont plus avantageux lorsqu'il y a concurrence. Les tarifs sur la ligne Rome-Milan, où deux opérateurs ferroviaires s'affrontent, sont inférieurs de 25 à 40 % à ceux pratiqués sur la ligne Madrid-Barcelone, qui n’est pas encore libéralisée. Sur la ligne italienne, les fréquences sont deux fois plus élevées, indice d'une corrélation positive entre la fréquence et l’ouverture à la concurrence, qui à l'heure actuelle concerne essentiellement les lignes à grande vitesse et les services interurbains longue distance.

D'autre part, il ressort également du rapport que le secteur ferroviaire est (encore) fortement tributaire des subventions publiques (quelque 36 milliards d’euros en 2012), pour un montant quasiment équivalent au produit de ses ventes, et que la croissance du fret ferroviaire est à la traîne par rapport à d'autres modes de transport. Il souligne, par ailleurs, que des ports tels que Rotterdam et Anvers pourraient faire mieux en termes de trafic de fret ferroviaire et qu'il subsiste une importante marge de progression dans la satisfaction des usagers concernant les voyages en train et les gares (58 % de satisfaction). Ainsi, les chemins de fer négligent le potentiel important que représentent les personnes à mobilité réduite: 19 % des Européens ne prennent pas le train pour des raisons d’accessibilité (et seuls 6 % des Européens prennent le train au moins une fois par semaine). De même, les tarifs ferroviaires pratiqués pour de nombreux services à grande vitesse restent relativement élevés, notamment par rapport à certaines lignes qui ont été ouvertes à la concurrence.

94 % des services de transport ferroviaire de passagers s'effectuent à l'intérieur des frontières nationales, constituant pour moitié des services de navette entre le domicile et le travail. Les propositions de la Commission en vue d’un 4e paquet ferroviaire, actuellement en cours de discussion, obligeront les États membres à soumettre ces contrats à une procédure de marché public en vue d'assurer des services ferroviaires de meilleure qualité et un meilleur rapport qualité-prix. Pour la même raison, elles imposeront la libre concurrence sur les lignes à grande vitesse et les lignes interurbaines. Selon le rapport, il est dans l'intérêt des contribuables que des marchés publics soient organisés pour sélectionner les entreprises chargées d'assurer les services de navette. Par exemple, au Royaume-Uni, où le marché des transports de banlieue a été ouvert à la concurrence, les liaisons s'avèrent plus fréquentes, plus fiables et moins coûteuses pour le contribuable qu'en Belgique et en France, dont les marchés restent fermés. C'est pourquoi le 4e paquet ferroviaire de la Commission préconisera un recours accru aux marchés publics.

Suivre @SiimKallasEU

Contacts:

Helen Kearns (+32 2 298 76 38)

Dale Kidd (+32 2 295 74 61)

Pour le public: Europe Direct par téléphone au 00 800 6 7 8 9 10 11 ou par courrier électronique


Side Bar

My account

Manage your searches and email notifications


Help us improve our website