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Commission européenne - Communiqué de presse

L'UE agit collectivement pour stopper Ebola

Bruxelles, 12 décembre 2014

Un nouveau lot de fournitures médicales et de secours,  urgemment nécessaire , quitte aujourd'hui la région touchée par Ebola en Afrique de l'Ouest à bord du navire hollandais "Karel Doorman".

C'est la deuxième fois que les Pays-Bas proposent de transporter gratuitement du matériel de première nécessité dans le cadre de la réaction coordonnée de l'UE à l’épidémie d’Ebola. Le navire transporte 1 500 tonnes de denrées alimentaires pour le Programme alimentaire mondial (PAM), ainsi que plus de 50 véhicules, du matériel médical et des tenues de protection pour le personnel sanitaire fournis par l’Allemagne, la Belgique, la France, et le Royaume-Uni. Avant de mettre le cap sur le Liberia, la Guinée et la Sierra Leone, les trois pays les plus gravement touchés, le «Karel Doorman» fera escale à La Rochelle et à Gibraltar pour embarquer du matériel supplémentaire.

Outre le transport maritime, l’UE a également organisé plus d'une cinquantaine de transports aériens pour acheminer vers la région touchée le matériel mis à disposition par ses États membres.

«Au-delà de nos intenses efforts politiques, nous avons mobilisé des ressources scientifiques, financières et logistiques pour aider à endiguer, maîtriser et, enfin, vaincre Ebola, mais l’épidémie est loin d’être terminée», a souligné M. Christos Stylianides, coordinateur de l'UE pour la lutte contre le virus Ebola et commissaire chargé de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises, qui s’est récemment rendu dans la région touchée. «Nous sommes dans une phase décisive de la lutte contre la maladie et il faut en faire plus - il faut plus de professionnels de la santé, plus d'accès et plus d'efforts pour améliorer la réaction sur le terrain et les systèmes de soins de santé des pays touchés.»

Renforcer la réponse médicale

Plusieurs États membres ont mobilisé du personnel médical, des équipements et des lits d'hôpitaux.

Le Royaume-Uni a mis en place deux hôpitaux de campagne comptant plus de 90 lits et pris en charge par 126 professionnels de la santé en Sierra Leone, ainsi que cinq centres de traitement de 100 lits chacun. Deux hôpitaux mobiles offerts par les Pays-Bas sont désormais opérationnels en Sierra Leone et en Guinée.

La France a récemment proposé deux équipes médicales qui travailleront en Guinée et au Mali, en plus des 57 professionnels de la santé déjà déployés. La Suède a envoyé 42 médecins, infirmiers et autres professionnels de la santé par l'intermédiaire du mécanisme de protection civile de l'UE: ils gèrent actuellement un centre de traitement au Liberia. La Grèce va envoyer une équipe de six personnes – quatre médecins, un infirmier et un auxiliaire médical - dans les pays touchés.

Pour favoriser la mobilisation des travailleurs humanitaires internationaux, l'UE renforce également les capacités d'évacuation du personnel international contaminé par Ebola. Après le Luxembourg, qui est en train d'équiper deux avions pour pouvoir procéder à des évacuations sanitaires, l’Allemagne a mis à disposition un avion totalement équipé pour transporter les malades gravement atteints.

Des efforts conjoints pour une réaction plus efficace

Pour garantir une réponse européenne solide et efficace, l’UE coordonne les contributions apportées sous la forme de matériel humanitaire, d'équipements médicaux, d'ambulances, d'hôpitaux de campagne, de centres de traitement et de personnel médical. À ce jour, la Norvège et 13 États membres de l’UE, à savoir l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, la Finlande, la France, la Hongrie, les Pays-Bas, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovaquie et la Suède, ont envoyé de l’aide par l’intermédiaire du mécanisme de protection civile de l’UE, qui vise à faciliter le déploiement rapide d'experts et de matériel d'urgence. En outre, six d’entre eux, de même que l’Espagne, l’Italie et le Luxembourg, ont proposé un appui logistique, ainsi que du personnel et des équipements médicaux sur une base bilatérale.

Détection précoce et prévention

Trois laboratoires mobiles (EMlabs) ont été déployés dans la région touchée à des fins de détection du virus et de formation du personnel de santé. Un quatrième sera opérationnel au début de l’année 2015. Les laboratoires mobiles peuvent être rapidement déployés dans les zones où un foyer épidémique a été déclaré. Ils permettent un diagnostic rapide et limitent ainsi la transmission du virus.

Dans un effort conjoint pour contenir la propagation de la maladie, l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, les Pays-Bas, et le Royaume-Uni ont envoyé des laboratoires mobiles supplémentaires équipés pour le diagnostic dans tous les pays touchés.

Contexte

L’épidémie d’Ebola, qui entre dans son dixième mois, a des effets dévastateurs sur l'Afrique de l'Ouest. Plus de 17 900 personnes, dont 6 300 sont décédées, ont contracté le virus. Au-delà des immenses besoins en soins de santé immédiats, l’épidémie entraîne des pénuries de nourriture et d’eau potable, met à mal l'infrastructure sanitaire et a de lourdes répercussions sur les économies des pays concernés. Le manque de moyens à consacrer aux autres soins de santé reste, lui aussi, très préoccupant.

L'Union européenne a participé dès les premières heures à la lutte contre l'épidémie d'Ebola. À ce jour, sa contribution dépasse 1,1 milliard d'euros au titre de l'aide humanitaire, de l'aide au développement, de l'aide au redressement rapide et de la recherche médicale. Elle a envoyé des experts et du matériel d'urgence et a fourni des moyens pour évacuer les travailleurs sanitaires internationaux.

IP/14/2629

Personnes de contact pour la presse

Irina NOVAKOVA (+ 32 2 295 75 17)
Catherine RAY (+32 2 296 99 21)

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Europe Direct par téléphone au 00 800 67 89 10 11 ou par courriel

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