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Vers une approche intégrée de l’UE dans le domaine de la sécurité maritime mondiale

European Commission - IP/14/224   06/03/2014

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Commission européenne

Communiqué de presse

Bruxelles, le 6 mars 2014

Vers une approche intégrée de l’UE dans le domaine de la sécurité maritime mondiale

La Commission européenne et la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ont adopté aujourd’hui une communication conjointe au Parlement européen et au Conseil intitulée «For an open and secure global maritime domain: elements for a European Union maritime security strategy» (Pour un domaine maritime mondial ouvert et sûr: éléments en vue d'une stratégie de sécurité maritime de l'Union européenne).

Cette communication conjointe, qui présente les intérêts stratégiques de l’Union et les menaces en matière de sécurité maritime, propose les domaines dans lesquels la coopération entre différents acteurs maritimes peut être améliorée pour aller au-delà de ce qui, aujourd'hui, constitue déjà de bonnes pratiques. Couvrant toutes les fonctions maritimes (garde-côtes, marines nationales, autorités portuaires et agents percepteurs des droits de douane), elle produirait des effets sur les eaux territoriales de l’UE, ainsi que sur chaque navire immatriculé dans un des États membres de l’UE, et aurait une portée mondiale. Ce document va désormais servir de base aux travaux avec les États membres visant à aboutir à une véritable stratégie de sécurité maritime de l’UE.

Mme Catherine Ashton, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission, a déclaré:

«La sécurité et le bien-être des Européens dépendent dans une large mesure de l'ouverture et de la sécurité des mers. L’Union doit donc faire face aux défis et aux menaces maritimes. Nous devons agir de manière concertée, comme dans la Corne de l’Afrique, où nous avons obtenu des résultats remarquables dans la lutte contre la piraterie. Cette communication, qui encourage un usage plus systématique des outils dont nous disposons, va nous permettre de parler d’une seule voix avec nos partenaires internationaux.»

Mme Maria Damanaki, membre de la Commission chargé des affaires maritimes et de la pêche, a indiqué:

«La sécurité de nos mers et de nos océans est un objectif essentiel de l’Union. Nos citoyens attendent des mesures efficaces pour protéger les installations portuaires et offshore, sécuriser notre commerce maritime, prévenir les menaces potentielles découlant d'activités criminelles en mer ou traiter d’éventuels litiges portant sur des frontières maritimes. Aujourd’hui, nous avons fait un grand pas en avant. C’est la première fois que l’Union met en place une stratégie globale de ce type, qui contribuera à favoriser la croissance bleue et la création d'emplois dans le secteur maritime.»

Cette nouvelle stratégie vise à recenser les centres d'intérêt de l’UE dans le secteur maritime, tels que la prévention des conflits, la protection des infrastructures critiques, le contrôle efficace des frontières extérieures, la protection de la chaîne de soutien aux échanges internationaux et la prévention de la pêche illicite, non réglementée et non déclarée. Elle détaille les multiples risques et menaces auxquels l'UE et ses citoyens peuvent être exposés: litiges territoriaux, piraterie, actes terroristes contre des navires, des zones portuaires ou d'autres infrastructures critiques, criminalité organisée et trafics, sans oublier les incidences potentielles de catastrophes naturelles ou d'événements extrêmes.

Une coopération renforcée entre tous les acteurs maritimes sera plus efficace que les mesures prises actuellement pour prévenir les risques et les menaces. Selon cette communication, la stratégie doit se concentrer sur cinq domaines spécifiques dans lesquels une approche coordonnée de l’Union européenne, fondée sur des outils existants, aurait une valeur ajoutée:

l'action extérieure;

la connaissance du domaine maritime, la surveillance et l’échange d’informations;

le développement et le renforcement des capacités;

la gestion des risques, la protection des infrastructures maritimes critiques et la réaction face aux crises;

la recherche et l’innovation, l’éducation et la formation dans le domaine de la sécurité maritime.

Contexte

L’Union européenne est bordée de mers et d'océans, qui sont pour l’économie européenne des moteurs offrant un potentiel considérable. Parallèlement, la sécurité maritime est assurée par un large éventail d’acteurs œuvrant dans des domaines tels que le transport maritime, le contrôle de la pêche, le contrôle des frontières, la répression des infractions, etc. Elle s'attaque à toute une série de défis, de menaces et de risques, afin de veiller à la bonne gouvernance maritime - condition préalable à un domaine maritime mondial qui soit ouvert, sûr et sécurisé.

L’opération Atalanta menée par l'Eunavfor, conjointement à d’autres mesures de l’UE, a contribué à endiguer la piraterie dans l'océan Indien occidental. Il en ressort que l’action extérieure de l’UE peut être réellement déterminante et qu'elle peut apporter des enseignements utiles pour des actions ultérieures.

Il convient de rationaliser les efforts en cours afin de créer des synergies et d'optimiser les dépenses en période de crise financière, d’autant plus que, dans le domaine maritime, l'UE a des intérêts stratégiques dans le monde entier et elle doit être en mesure de protéger ces intérêts de manière appropriée et efficace.

Les intérêts de l'UE en matière de sécurité maritime: faits et chiffres

Parmi ses 28 États membres, l'Union européenne compte 23 pays côtiers et 26 États de pavillon.

Les États membres de l'UE sont responsables du contrôle d'un littoral s'étendant sur plus de 90 000 kilomètres, bordant deux océans et quatre mers, en plus des territoires d'outre-mer et des installations de sécurité nationale dans d'autres océans. Ensemble, ils comptent plus de 1 200 ports de commerce, plus de 8 100 navires (de plus de 500 tjb) battant leur pavillon, 4 300 compagnies maritimes enregistrées, 764 grands ports et plus de 3 800 installations portuaires. 80 opérateurs de sécurité enregistrés ont été désignés par les États membres.

90 % du commerce extérieur de l'Union et 40 % de son commerce intérieur ont recours au transport maritime.

Au niveau mondial, les fréteurs européens assurent la gestion de 30 % des navires et de 35 % du tonnage du transport maritime – notamment 55 % des navires porte-conteneurs et 35 % des navires-citernes, soit 42 % de la valeur du commerce maritime dans le monde.

Plus de 400 millions de passagers transitent chaque année par les ports de l’UE.

Plus de 20 % du tonnage mondial sont enregistrés sous pavillon des États membres de l’Union et plus de 40 % de la flotte mondiale sont sous le contrôle d'entreprises de l’UE.

22 accords de partenariat dans le domaine de la pêche (APP) ont été conclus avec des pays tiers.

En 2011, la flotte de pêche de l’UE représentait 83 014 navires, soit 1 696 175 tonnes de jauge brute; elle est présente dans le monde entier.

Pour plus d'informations:

La force navale de l’UE - opération Atalanta

L'UE lutte contre la piraterie dans la Corne de l’Afrique

La politique maritime intégrée de l'UE

Le système européen de surveillance des frontières (EUROSUR)

La sécurité du transport maritime de l'UE

Contacts:

Michael Mann (+32 2 584 97 80)

Sebastien Brabant (+32 2 298 64 33)

Oliver Drewes (+32 2 299 24 21)

Maria Lyra Traversa (+32 2 295 63 68)

Lone Mikkelsen (+32 2 296 05 67)

Pour le public: Europe Direct par téléphone 00 800 6 7 8 9 10 11 ou par courrier électronique


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