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Syrie: Fer de lance de l'aide humanitaire internationale, l'UE porte assistance à 7 millions de personnes dans le besoin

European Commission - IP/13/865   25/09/2013

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Commission européenne

Communiqué de presse

Bruxelles, le 25 septembre 2013

Syrie: Fer de lance de l'aide humanitaire internationale, l'UE porte assistance à 7 millions de personnes dans le besoin

En réponse aux besoins humanitaires sans précédent recensés en Syrie et dans sa région, l’Union européenne a mobilisé à ce jour près de 1,8 milliard d’euros sous la forme d'aide d'urgence et d'aide à la reconstruction, provenant à la fois de la Commission et des États membres, ce qui constitue la plus grosse contribution internationale et représente une part significative de l'ensemble du financement au niveau mondial.

L’aide européenne atteint jusqu’à 80 % de la population touchée par le conflit et produit des résultats concrets et tangibles, qui font vraiment la différence pour les victimes de la crise syrienne et dont les effets sont immédiats:

  • Plus de 7 millions de personnes touchées par la crise ont été hébergées dans des logements provisoires et des abris adaptés et reçoivent articles ménagers, ustensiles de cuisine, couvertures, réchauds, carburant, etc., particulièrement bienvenus aux portes du rude hiver qui s'annonce en Syrie, en Jordanie, au Liban, en Iraq et en Turquie.

  • Au moins 4,6 millions de personnes touchées par la crise en Syrie, en Jordanie, au Liban et en Iraq reçoivent une aide alimentaire d’urgence, notamment sous la forme de rations alimentaires, de bons d’alimentation ou d'une aide en espèces.

  • En Syrie, en Turquie, en Jordanie et au Liban, au moins 780 000 enfants, dont beaucoup se trouvent dans des camps de réfugiés ou font partie des populations déplacées à l’intérieur des pays, reçoivent un enseignement adapté au programme scolaire syrien, de façon à pouvoir poursuivre leur scolarité. En 2014, 1,8 million d’enfants supplémentaires touchés par la crise pourront continuer à avoir accès à l’éducation.

  • Plus de 10 000 enseignants sont formés à des méthodes d’enseignement ou de soutien psychosocial en Syrie, en Jordanie, au Liban et en Turquie, afin de pouvoir instruire et soutenir plus efficacement les enfants touchés par le conflit. En 2014, près de 4 000 enseignants supplémentaires recevront une telle formation.

  • Une attention spéciale est portée aux personnes qui sont particulièrement vulnérables lorsqu'elles sont la proie de conflits et de violences, comme les femmes, les enfants, les personnes âgées, les migrants ou les personnes handicapées, et 300 000 femmes et enfants bénéficient à cet égard d'une protection, d'un soutien psychosocial spécialisé et d'un soutien dans le cadre de la violence à caractère sexiste.

  • 85 organisations de la société civile locale qui fournissent des services aux populations déplacées tant en Syrie que dans les pays voisins reçoivent un appui devant leur permettre d'améliorer la capacité de résilience des communautés locales. Ainsi, une aide est fournie à 400 militants, blogueurs et journalistes afin de favoriser la cohésion sociale et de veiller à ce que les Syriens aient accès à des informations libres et indépendantes concernant la crise. L’année prochaine, 700 autres personnes bénéficieront d'un soutien et d'une formation.

Mme Kristalina Georgieva, commissaire européenne chargée de l'aide humanitaire, a déclaré: ‎«La guerre civile en Syrie a déclenché une catastrophe humanitaire comme nous n'en avions plus connu depuis des décennies, et dont plus de la moitié des victimes sont des enfants. L’Europe ne ménage pas ses efforts pour venir en aide à tous ceux qui en ont cruellement besoin, mais même le montant exceptionnel des fonds que nous avons levés ne suffit pas. J'en appelle à encore plus de générosité de la part des donateurs. Cependant, l’argent n’est pas le seul problème: nous n'avons qu'un accès restreint aux personnes qui ont le plus besoin d'aide, et les travailleurs humanitaires sont la cible d'attaques. Toutes les parties au conflit doivent respecter le droit humanitaire international.»

Et M. Štefan Füle, commissaire responsable de la politique européenne de voisinage, de renchérir: «L’UE est aux côtés du peuple syrien, qui a besoin de toute l’aide disponible alors qu'il traverse une crise qui ne cesse de s'aggraver de façon tragique. Outre les besoins humanitaires de base que nous nous efforçons de satisfaire, nous déployons des efforts considérables pour contribuer à l'éducation des enfants syriens et soutenir également les pays voisins qui, en accueillant un nombre toujours croissant de réfugiés en provenance de la Syrie, subissent d’énormes pressions économiques et sociales. Nous continuerons de soutenir la population syrienne et nos partenaires en ces temps difficiles.»

 Le nombre total des victimes de la guerre civile en Syrie, qui ont besoin d'aide, avoisine à présent les neuf millions de personnes, soit près de la moitié de la population totale, un chiffre sans précédent qui fait de la crise syrienne la plus grande urgence humanitaire des dernières décennies.

En Syrie, plus de 6,8 millions de personnes ont aujourd'hui besoin d’une aide immédiate; on estime à 5 millions d'entre elles le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays. De plus, le nombre de réfugiés qui ont fui la guerre en Syrie pour se réfugier dans les pays voisins a dépassé le chiffre effroyable de 2 millions de personnes. Plus de la moitié d'entre elles sont des enfants. Or, face à une violence de plus en plus acharnée, brutale et inhumaine, ce flot de réfugiés va vraisemblablement continuer à grossir.

Contexte

La situation humanitaire continue de se détériorer à mesure que la violence s’intensifie et que les combats se poursuivent à travers tout le pays. La situation à Damas, Alep, Hassakeh, Hama et Homs est particulièrement dramatique. On estime à environ 6,8 millions le nombre de personnes qui sont touchées par les violences actuelles et ont besoin d’une aide humanitaire. Les Nations unies estiment que plus de 4,25 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur de la Syrie. Chaque nouveau jour de violence vient gonfler un peu plus ces chiffres. Il y a maintenant plus de 2 millions de réfugiés (enregistrés ou en attente d'enregistrement) en Jordanie, au Liban, en Turquie, en Iraq, en Égypte et en Afrique du Nord. Ce chiffre augmente de jour en jour, alors que les hostilités se poursuivent.

Par ailleurs, les réfugiés vivant en Syrie (Palestiniens, Iraquiens, Afghans, Somaliens et Soudanais), de plus en plus vulnérables, suscitent une inquiétude grandissante. Certaines franges de la population précédemment neutres, comme les Kurdes et les Palestiniens, sont chaque jour plus impliquées dans le conflit. Les Palestiniens, notamment, se voient de plus en plus entraînés dans des affrontements, qui se soldent par de nombreux morts. Nombre de Palestiniens ont été déplacés à l’intérieur de la Syrie ou ont fui le pays; l’UNRWA indique qu'il est urgent d'apporter une assistance de base aux plus de 420 000 réfugiés palestiniens qui se trouvent en Syrie. Entre le 15 et le 29 août, 47 000 personnes d’origine kurde ont fui vers la région kurde de l’Irak, expliquant leur décision de quitter la Syrie, avant tout, par l’absence de services de base et la difficulté à trouver de quoi se nourrir.

Les besoins sont criants partout dans le pays et leur ampleur sans précédent, que ce soit dans les zones contestées ou contrôlées par l’État ou l'opposition. L’accent est mis sur les actions visant à assurer la survie des populations. Les soins aux blessés et leur évacuation, ainsi que les interventions dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, de la santé, du logement et de l’aide alimentaire, constituent les principales priorités. De même, il s'agit avant tout d'assurer la protection des victimes du conflit; de très graves allégations d’abus à l'encontre des femmes et des enfants ont été rapportées, alors qu'il est toujours régulièrement fait état de meurtres perpétrés sans discernement, d'arrestations extrajudiciaires et, dernièrement, de l’utilisation d’armes chimiques. En outre, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de manière spectaculaire.

Les attaques contre les travailleurs humanitaires se sont également poursuivies (jusqu’à présent, 22 volontaires du Croissant-Rouge arabe syrien et 11 membres du personnel des Nations unies ont été tués, et les ambulances et les véhicules des Nations unies sont toujours pris pour cibles). 14 organisations internationales non gouvernementales (OING) ont reçu l'aval des autorités syriennes et sont officiellement autorisées à opérer dans le pays [ADRA, Action contre la faim, Première urgence, Danish Refugee Council, International Medical Corps, Help, Institut européen de coopération et de développement (IECD), Secours islamique France, Terre des hommes-Italie, Merlin, Mercy Corp, Norwegian Refugee Council, Oxfam et Médecins sans frontières].

Dans les pays voisins, le nombre de réfugiés a plus que doublé au cours des seuls trois premiers mois de 2013. Ils sont désormais plus de 2,1 millions, enregistrés ou en attente d'enregistrement, en Jordanie, au Liban, en Turquie, en Iraq, en Égypte et en Afrique du Nord. Ce nombre augmente à mesure que les hostilités s'intensifient. Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le nombre de réfugiés syriens devrait atteindre 3,45 millions au total d’ici la fin de 2013. L’afflux incessant de réfugiés Syriens augmente la pression exercée sur les communautés d’accueil et nourrit les tensions dans certaines zones. Les pays jouxtant la Syrie risquent de se retrouver bientôt au bord de l'asphyxie et il est urgent de les aider pour qu'ils puissent garder leurs frontières ouvertes et continuer à secourir les réfugiés. Il faut évaluer les conditions dans lesquelles vivent les réfugiés à l'extérieur des camps, et faire le point sur l'aide humanitaire (notamment en ce qui concerne les abris et les questions de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène).

L’UE (ses institutions et ses États membres) est le premier pourvoyeur de l'aide accordée tant en Syrie que dans les pays voisins pour répondre à la crise syrienne. En juin, la Commission européenne a annoncé une augmentation substantielle de l’aide, portée à 400 millions d’euros, dans le cadre de la communication conjointe au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «Vers une approche globale de l'UE face à la crise syrienne» datée du 24 juin 2013. L'enveloppe de ce programme d'aide s'élève à 250 millions d’euros pour l’aide humanitaire et à 150 millions d’euros pour l’aide au développement. Sur les 150 millions d’euros destinés aux besoins en matière de développement engendrés par la crise syrienne, 40 millions d’euros seront octroyés au Liban, 60 millions à la Jordanie et 50 millions à la Syrie.

Contacts:

Peter Stano (+32 2 295 74 84)

David Sharrock (+32 2 296 89 09)

Irina Novakova (+32 2 295 75 17)

Anca Paduraru (+32 2 296 64 30)


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