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Commission européenne

Communiqué de presse

Bruxelles, le 12 mai 2013

Crise en Syrie: l’UE renforce son aide humanitaire d’urgence pour faire face aux besoins sans cesse croissants

La Commission européenne annonce ce jour l'octroi d'une aide supplémentaire de 65 millions € pour faire face à l'aggravation rapide de la crise humanitaire provoquée par le conflit en Syrie. Face à l’intensification des combats et trois mois à peine après avoir promis une aide de 100 millions € lors de la conférence des donateurs qui a eu lieu au Koweït, la Commission renforce sa contribution financière aux organismes d’aide devant la gravité de la situation.

«La douleur et les souffrances de la population syrienne défient l’imagination», a déclaré Mme Kristalina Georgieva, commissaire européenne chargée de l’aide humanitaire. «La situation s’aggrave de jour en jour. Tant de personnes ont perdu leur foyer et leur famille et connaissent une immense détresse physique et morale. Et la fin ne semble pas être proche.»

«La violence, l’insécurité et lutte pour la survie, voilà le lot quotidien de millions de personnes. L’Europe aide et continuera d'aider les populations touchées et cette nouvelle enveloppe permettra d’apporter au moins un peu de répit aux victimes de ce terrible conflit. Toutefois, si les combattants et la communauté internationale ne trouvent pas une solution politique pour mettre un terme à la violence, la communauté humanitaire se trouvera très bientôt démunie face à l'ampleur sans précédent des besoins – nous atteignons déjà le point de rupture.»

Les fonds supplémentaires seront utilisés en Syrie pour aider plus de quatre millions de personnes qui ont été contraintes de fuir leur foyer, ainsi que dans les pays voisins qui ont généreusement accueilli 1,4 million de réfugiés environ. Ils serviront à fournir des soins de santé d’urgence, ainsi que des abris, des denrées alimentaires, de l’eau, des équipements sanitaires et des articles ménagers de première nécessité.

Ces services seront fournis par les partenaires humanitaires de la Commission européenne, notamment les agences des Nations unies, la famille de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et des organisations non gouvernementales internationales.

Bien que la Commission soit déterminée à mettre tout en œuvre pour continuer à répondre aux besoins sans cesse croissants, elle appelle tous les pays qui ont promis une aide financière à tenir leurs engagements de toute urgence. Elle invite également toutes les parties au conflit à ne plus prendre pour cible les travailleurs humanitaires qui tentent de secourir la population civile syrienne et à respecter pleinement le droit humanitaire international. Les attaques contre des civils, notamment contre des travailleurs humanitaires, sont totalement inacceptables et doivent cesser.

Contexte

Situation humanitaire

La situation humanitaire en Syrie continue de se détériorer à un rythme effrayant. La violence s'intensifie et se propage à travers tout le pays.

Les Nations unies estiment à 6,8 millions le nombre de personnes touchées par les violences actuelles et à 4,25 millions le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays. Chaque nouveau jour de violence vient gonfler encore un peu plus ces chiffres.

Les organismes d’aide ont de plus en plus de mal à atteindre les populations dans le besoin. L’escalade de la violence dans le pays rend l’action des travailleurs humanitaires plus difficile et plus dangereuse.

Les besoins d’urgence, notamment en aide médicale, ont augmenté dans le pays. Les soins aux blessés et leur évacuation sont une priorité. L'accès aux services de base est limité dans les zones de conflit et les civils qui tentent de fuir les combats ont besoin de toute urgence de protection et d’aide pour survivre. Ils ont notamment besoin de nourriture, d'abris et d'eau, d'équipements sanitaires et de kits d’hygiène. Au-delà des besoins d'urgence, la population civile souffre de pénuries de toutes sortes et plus particulièrement du manque croissant de carburant.

Dans les pays voisins, le nombre de réfugiés a plus que doublé au cours des trois premiers mois de 2013. Ils sont désormais plus de 1,3 million, enregistrés ou en attente d'enregistrement, en Jordanie, au Liban, en Turquie, en Iraq, en Égypte et en Afrique du Nord. Leurs rangs ne cessent de grossir à mesure que les hostilités s’intensifient – on compte 200 000 nouveaux réfugiés chaque mois, soit 7 000 chaque jour. Selon le Haut‑commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le nombre de réfugiés syriens devrait atteindre 3,5 millions au total d’ici la fin de 2013. Les pays limitrophes de la Syrie sont dangereusement proches du point de saturation et ont besoin d'aide de toute urgence pour continuer à laisser leurs frontières ouvertes et à soutenir les réfugiés.

Financement

Avant cette nouvelle enveloppe, la Commission européenne avait déjà mobilisé 200 millions € pour apporter une aide humanitaire en Syrie et dans les pays voisins. Actuellement, 49 % de ces fonds sont utilisés sur le territoire syrien, le reste étant réparti entre la Jordanie, le Liban, la Turquie et l’Iraq.

Un montant supplémentaire de 185 millions € a également été débloqué au titre d'autres instruments de l’UE pour faire face à la crise syrienne (dans des domaines tels que l’éducation ou encore l'aide aux communautés d'accueil et aux populations locales).

L’aide humanitaire fournie par la Commission est dispensée par l’intermédiaire d’organisations humanitaires professionnelles et mandatées, dans le respect des principes humanitaires, à tous ceux qui sont dans le besoin, indépendamment de leurs croyances religieuses ou de leur affiliation politique.

Des États membres de l’Union européenne (Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie et Suède) ont également mobilisé plus de 361 millions € à des fins humanitaires. Ces moyens, déjà importants, augmenteront encore lorsque tous les fonds promis lors de la conférence qui s’est tenue au Koweït seront engagés.

L’Autriche, la France, la Hongrie, la Suède, l’Italie, la Slovaquie et la Norvège, qui participent au mécanisme européen de protection civile, ont également répondu à l’appel à une aide financière et en nature à l’intention des Syriens réfugiés en Turquie, lancé par le Centre de suivi et d’information de la Commission en réponse à une demande adressée fin avril par les autorités turques à la Commission européenne, confirmant qu’elles acceptaient les «propositions de partage des charges de la communauté internationale» et donnant des précisions sur le type d'aide dont les réfugiés avaient besoin.

L’écart reste important entre les fonds demandés par les Nations unies et les contributions réelles: la moitié seulement du montant de 1,5 milliard $ promis lors de la conférence internationale qui s’est tenue en janvier au Koweït a été débloquée. Les donateurs internationaux en général et, plus particulièrement, les bailleurs de fonds de la région devraient augmenter leur contribution financière.

Pour en savoir plus

Service d’aide humanitaire et de protection civile de la Commission européenne:

http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm

en langue arabe: http://echo-arabic.eu

Site web de Mme Georgieva:

hhttp://ec.europa.eu/commission_2010-2014/georgieva/index_fr.htm

Contacts :

Irina Novakova (+32 2 295 75 17)

David Sharrock (+32 2 296 89 09)


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