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La Commission européenne invite les États membres de l’Union à honorer leurs engagements envers les pays les plus pauvres

Commission Européenne - IP/13/299   03/04/2013

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Commission européenne

Communiqué de presse

Bruxelles, le 3 avril 2013

La Commission européenne invite les États membres de l’Union à honorer leurs engagements envers les pays les plus pauvres

Les chiffres relatifs à l’aide au développement publiés aujourd’hui par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) montrent que l’Union européenne et ses vingt-sept États membres ont encore été les premiers donateurs mondiaux en 2012, fournissant plus de la moitié de l’aide publique au développement (APD), d’après le Comité d’aide au développement (CAD). La crise économique et les strictes contraintes budgétaires auxquelles ont été confrontés la plupart des pays développés ont eu une incidence négative sur les niveaux généraux d’aide publique au développement, ce qui s’est traduit par une baisse nominale de plus de 8 milliards d’EUR par rapport à 2011, l’APD collective de l’UE reculant de 56,2 milliards d’EUR en 2011 à 55,1 milliards d’EUR et le pourcentage du revenu national brut (RNB) de l’UE qui y est consacré de 0,45 % à 0,43 %. L’ensemble de l’APD des seuls États membres de l’UE est passé de 52,8 milliards d’EUR à 50,5 milliards d’EUR, et le pourcentage du RNB qui y est consacré de 0,42 % à 0,39 %. Seuls quatre États membres ont augmenté le niveau de leur aide au développement1, sept l’ont maintenu2, tandis que les seize autres ont ralenti leurs efforts.

Le commissaire chargé du développement, M. Andris Piebalgs, a déclaré à ce sujet: «Je déplore que certains États membres opèrent des réductions dans leur budget d’aide au développement. L’UE reste le premier donateur mondial, mais nous ne progressons pas vers la réalisation de notre objectif collectif, qui est de consacrer au développement 0,7 % du revenu national brut de l’UE. Je comprends que certains pays de l’UE se trouvent dans une situation préoccupante en raison de la crise persistante, mais nous devons honorer nos engagements. Je tiens à rappeler que même en temps de crise, les Européens affichent leur solidarité, profondément ancrée, avec les pays partenaires: selon l’enquête Eurobaromètre d’octobre 2012, 85 % des citoyens européens estiment que l’Europe devrait continuer à aider les pays en développement. J’invite tous les États membres à redoubler d’efforts pour que l’APD puisse atteindre l’objectif de 0,7 % du RNB.»

En février 2013, le Conseil européen a confirmé qu’une des principales priorités des États membres est de respecter l’engagement formel de l’UE de consacrer collectivement 0,7 % de son RNB à l’aide publique au développement à l’horizon 2015, ce qui constitue une avancée décisive vers la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement. Cependant, le niveau de financement que les chefs d’État et de gouvernement ont fixé pour la période 2014-2020 prévoit une enveloppe de 58,7 milliards d’EUR pour l’aide extérieure au titre du budget de l’UE, bien inférieure aux 70 milliards proposés par la Commission européenne. De plus, le Conseil européen a alloué un budget de 26,98 milliards d’EUR au 11e Fonds européen de développement (FED) pour la période 2014-2020, alors que la Commission européenne avait proposé un budget de 30,3 milliards d’EUR.

Ce niveau de financement adopté par le Conseil européen ne permettra pas au budget de l’UE et au FED de maintenir leur part dans les efforts déployés pour respecter l’engagement de 0,7 % du RNB en faveur de l’APD. Et M. Piebalgs d’ajouter: «Les États membres de l’UE devront accroître sensiblement leurs budgets nationaux d’aide au développement s’ils veulent respecter leurs engagements individuels et ceux qu’ils ont pris collectivement au niveau de l’UE. Comme nous le rappelle la situation dans la région du Sahel ou dans la Corne de l’Afrique, il est plus efficace d’investir dans le développement et d’éradiquer les causes profondes de la pauvreté que de traiter ses symptômes en aval».

À partir de 2002, date à laquelle l’UE a, pour la première fois, adopté formellement des objectifs individuels et collectifs en matière d’APD, et jusqu’en 2010, l’aide publique au développement de l’Union a, globalement, suivi une courbe ascendante, à quelques fluctuations près. Malheureusement, les baisses enregistrées en 2011 et en 2012 ont brisé cette tendance et renvoyé l’APD de l’UE aux niveaux qu’elle connaissait avant 2008. Cette situation résulte des efforts inégaux déployés par les États membres:

  • Au total, onze États membres ont augmenté leur APD (ce qui a représenté une hausse nominale de 966 millions d’EUR), alors que seize autres l’ont diminuée (soit un recul de 3,2 milliards d’EUR). Le rapport APD/RNB a augmenté dans quatre États membres.

  • Quatre États membres continuent à afficher un rapport APD/RNB supérieur à 0,7 % (Danemark, Luxembourg, Pays-Bas et Suède), le Danemark et la Suède ayant pour objectif d’atteindre 1 % du RNB, ce que le Luxembourg a fait en 2012. Quant au Royaume-Uni, bien qu’il soit resté au niveau de 0,56 % atteint en 2011, il a confirmé qu’il visait l’objectif de 0,7 % pour 2013.

Pour atteindre l’objectif de 0,7 % du RNB collectif de l’UE d’ici 2015, il faudrait pratiquement doubler l’APD, ce qui demanderait un effort extrêmement important de la part de la plupart des États membres. L’APD additionnelle de l’UE provenant des ressources propres de la BEI soutient les efforts tendant à la réalisation de l’objectif collectif.

Contexte

En 2005, les États membres de l’Union européenne s’étaient engagés à porter l’aide publique au développement (APD) à 0,7 % du revenu national brut (RNB) d’ici 2015 et ils avaient prévu un objectif intermédiaire de 0,56 % d’ici 2010. Ces objectifs généraux étaient basés sur des objectifs individuels de 0,7 % du RNB consacré à l’APD pour l’UE-15 et de 0,33 % du RNB pour les 12 États membres ayant adhéré à l’UE en 2004 et en 2007. Les pays de l’UE qui avaient déjà atteint ou dépassé le pourcentage de 0,7 % avaient promis de poursuivre leurs efforts. Les chefs d’État et de gouvernement de l’UE ont réaffirmé leur engagement d’atteindre l’objectif de 0,7 % d’ici 2015 lors du Conseil européen des 7 et 8 février 2013.

Aucun autre donateur ne s’est engagé à augmenter son aide dans de telles proportions.

Ces données reposent sur des informations préliminaires communiquées par les États membres de l’UE au Comité d’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques ou à la Commission européenne.

L’APD collective de l’UE est constituée des dépenses totales consacrées à l’APD par les vingt-sept États membres de l’UE et de l’APD des institutions de l’Union non attribuée aux États membres individuels.

Pour en savoir plus

MEMO/13/299: Données préliminaires sur l’aide publique au développement, 2012 (en anglais uniquement)

IP/12/1102: Oui à plus de solidarité envers les pays les plus pauvres: selon un nouveau sondage, l’aide au développement bénéficie d’un large soutien

Site web de la direction générale du développement et de la coopération – EuropeAid:

http://ec.europa.eu/europeaid/index_fr.htm

Site web du commissaire européen au développement Andris Piebalgs:

http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/piebalgs/index_fr.htm

Contact:

Alexandre Polack (+32 2 299 06 77)

1 :

Autriche, Lettonie, Luxembourg, Pologne.

2 :

Estonie, Finlande, Lituanie, République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Slovénie.


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