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Commission européenne

Communiqué de presse

Bruxelles, 3 juillet 2012

Connaissance, responsabilité, engagement: l'UE esquisse sa politique pour la région arctique

La Commission européenne et la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ont tracé aujourd'hui la voie à suivre pour l'engagement constructif de l'UE en Arctique. La région arctique est une composante essentielle de l'environnement terrestre. Le changement climatique y progresse de façon fulgurante, les changements étant perceptibles d'une année sur l'autre et ayant une incidence importante sur l'écosystème et les modes de subsistance des habitants de cette région. Parallèlement, la combinaison d'un recul rapide de la banquise et de progrès technologiques ouvre de nouvelles perspectives économiques dans la région, notamment pour la navigation, l'industrie minière, la production d'énergie et la pêche. Bien que bénéfiques pour l'économie mondiale, ces activités demandent aussi une approche prudente et durable: le non-respect de normes environnementales élevées pourrait avoir des répercussions supplémentaires sur cette région fragile.

Se résumant à trois mots, «connaissance, responsabilité et engagement», la stratégie adoptée ce jour prévoit un ensemble d'actions tangibles contribuant à la recherche et au développement durable dans la région, ainsi qu'à la promotion de technologies respectueuses de l'environnement susceptibles d'être utilisées pour des transports maritimes et une exploitation minière durables. Elle met également en exergue les activités de l'UE en Arctique depuis 2008. Ainsi, l'UE a contribué à hauteur de 20 millions d'euros par an à la recherche sur la région arctique au cours de la dernière décennie et investi plus de 1,14 milliard d'euros dans le développement durable de la région depuis 2007.

Mme Catherine Ashton, haute représentante de l'Union et vice-présidente de la Commission, a déclaré dans ce contexte: «Par les actions présentées aujourd'hui, nous entendons montrer au monde notre détermination à tenir nos engagements à l'égard de la région arctique. L'évolution de la situation en Arctique rend d'autant plus urgente notre action de lutte contre le changement climatique au niveau mondial, tout en revêtant une importance stratégique, économique et environnementale croissante pour l'Union européenne. L'UE souhaite contribuer efficacement à la coopération entre les États de l'Arctique et prendre en considération les besoins des communautés indigènes et locales peuplant les zones arctiques».

Mme Maria Damanaki, membre de la Commission européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré à ce propos: «L'Arctique connaît actuellement des mutations aussi rapides qu'importantes, de nouvelles activités économiques se développant dans cette partie fragile de la planète. Certains défis et perspectives écologiques concernant la région doivent bénéficier d'une attention mondiale et l'UE peut y contribuer dans une large mesure: recherche, financement, lutte contre le réchauffement planétaire et mise au point de technologies plus écologiques. Telle est la mission de la politique maritime intégrée de l'UE: contribuer à l'élaboration de solutions communes pour la gestion durable des mers».

Mmes Ashton et Damanaki se sont rendues en Arctique au printemps dernier, Mme Ashton en Finlande, en Suède et en Norvège, y compris dans l'archipel du Svalbard, et Mme Damanaki au Groenland.

La communication contient une série de mesures visant à soutenir la gestion efficace de l'Arctique, et notamment:

  • le soutien à la recherche sur l'Arctique dans le cadre du programme pour la recherche et l'innovation «Horizon 2020» de la Commission, doté de 80 milliards d'euros (voir IP/11/1475);

  • la contribution apportée à la recherche et au sauvetage en Arctique par le lancement de la nouvelle génération de satellites d'observation (voir IP/11/1477);

  • l'intensification des actions de lutte contre le changement climatique;

  • l'utilisation des possibilités de financement de l'UE pour optimiser le développement durable en Arctique, au bénéfice des communautés locales et indigènes;

  • la promotion et le développement de technologies respectueuses de l'environnement pouvant être utilisées par les industries extractives en Arctique;

  • le renforcement du dialogue bilatéral avec le Canada, l'Islande, la Norvège, la Fédération de Russie et les États-Unis sur les questions liées à l'Arctique, notamment par la candidature de l'UE au statut d'observateur permanent au sein du Conseil de l'Arctique;

  • l'intensification des efforts visant à maintenir un dialogue régulier avec les représentants des organisations des populations indigènes sur les politiques et programmes de l'UE.

Au total, la communication porte sur 28 points d'action différents.

Éléments essentiels de la communication:

  • Changement climatique: l'UE, bien partie pour atteindre l'objectif qu'elle s'est fixée au titre du protocole de Kyoto, a intégré dans la législation son engagement de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre et maintient son engagement à long terme de réduire ses émissions de 80 à 95 % d'ici à 2050.

  • Développement durable: pour la période financière 2007 – 2013, l'UE consacre plus de 1,14 milliard d'euros au développement du potentiel économique, social et environnemental des régions arctiques de l'UE et des régions voisines.

  • Recherche: l'UE a apporté une contribution majeure à la recherche sur l'Arctique au cours de ces dix dernières années, contribuant à hauteur de 200 millions d'euros aux activités de recherche de la communauté internationale dans la région.

Le Parlement européen et les États membres de l'UE sont désormais invités à soumettre leurs observations sur les actions proposées. La communication donne aussi le coup d'envoi à un processus de dialogue et de consultation avec les pays de l'Arctique, les populations indigènes et d'autres parties intéressées, dans l'optique d'affiner encore la politique de l'UE relative à l'Arctique.

Contexte

La période 2005-2010 a été la plus chaude jamais recensée en Arctique et la région devrait connaître des étés sans glace d'ici 30 à 40 ans. Les transformations rapides qu'elle subit pourraient un jour rendre accessibles d'immenses ressources naturelles, comme du pétrole et du gaz, et permettre l'ouverture de routes maritimes susceptibles de faire gagner du temps et de réduire les coûts pour les grandes routes commerciales entre l'Europe et l'Asie. Le Conseil de l'Arctique est la première enceinte internationale chargée du développement durable et de la protection de l'environnement en Arctique. Les membres du Conseil de l'Arctique sont les États arctiques (Canada, Danemark, qui représente à la fois le Groenland et les Îles Féroé, Finlande, Islande, Norvège, Fédération de Russie, Suède et États-Unis). Les organisations représentant les populations indigènes sont des participants permanents au Conseil de l'Arctique. En décembre 2008, la Commission européenne s'est porté candidate au statut d'observateur, au nom de l'UE, une candidature reconfirmée fin 2011. Une décision relative à sa candidature devrait être prise lors de la réunion ministérielle du Conseil de l'Arctique, qui se tiendra à Kiruna en mai 2013.

Pour en savoir plus:

MEMO 12/517: EU’s Arctic Policy: Questions and Answers

http://eeas.europa.eu/arctic_region/index_fr.htm

http://ec.europa.eu/maritimeaffairs/policy/sea_basins/arctic_ocean/index_fr.htm

Contacts :

Michael Mann (+32 2 299 97 80)

Maja Kocijancic (+32 2 298 65 70)

Eamonn Prendergast (+32 2 299 88 51)

Oliver Drewes (+32 2 299 24 21)

Lone Mikkelsen (+32 2 296 05 67)


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