Chemin de navigation

Left navigation

Additional tools

Message aux ministres chargés du processus de Bologne: la réforme de l’enseignement supérieur est cruciale pour l’emploi et la croissance

Commission Européenne - IP/12/394   25/04/2012

Autres langues disponibles: EN DE DA ES NL IT SV PT FI EL CS ET HU LT LV MT PL SK SL BG RO

Commission européenne – Communiqué de presse

Message aux ministres chargés du processus de Bologne: la réforme de l’enseignement supérieur est cruciale pour l’emploi et la croissance

Bruxelles, le 25 avril 2012 – Mme Androulla Vassiliou, commissaire européenne à l’éducation, à la culture, au multilinguisme et à la jeunesse, a déclaré aux États membres que, face à la crise et à la hausse du chômage des jeunes, ils devaient sans tarder moderniser leur système d’enseignement supérieur et supprimer les obstacles empêchant l’espace européen de l’enseignement supérieur (EEES) de fonctionner pleinement. S’exprimant avant la réunion bisannuelle des ministres responsables de l’enseignement supérieur dans le cadre du processus de Bologne, laquelle se tiendra à Bucarest, en Roumanie, la commissaire a souligné qu’il était essentiel d’agir pour stimuler l’emploi et la croissance en Europe.

«L’espace européen de l’enseignement supérieur a indubitablement permis de rapprocher les systèmes des différents pays. Il nous faut cependant aller encore plus loin: l’enseignement supérieur devrait être au cœur de notre lutte contre la crise et déboucher sur de meilleures perspectives pour les jeunes Européens», a déclaré la commissaire. Et d’ajouter: «Pour notre avenir, il est essentiel que l’Europe procède aux réformes qui libéreront son plein potentiel. Un EEES qui fonctionne pleinement, donne accès à un enseignement de très haut niveau et dote tous les étudiants des compétences nécessaires à leur insertion sur le marché de l’emploi, tout en stimulant l’innovation et en garantissant une reconnaissance adéquate des titres universitaires, tel est notre objectif.» 

Un objectif que l’Europe ne pourra atteindre, a-t-elle précisé, «sans garantir à l’enseignement supérieur un financement suffisant lui permettant de contribuer durablement au bien-être économique et au progrès social».

Les 26 et 27 avril, les ministres de l’enseignement supérieur de 47 pays européens1 se réunissent à Bucarest pour convenir de réformes destinées à moderniser et ouvrir l’espace européen de l’enseignement supérieur. Au vu de la crise et de ses répercussions sociales, les ministres ont reconnu que les réformes devaient avant tout mettre le potentiel inexploité de l’enseignement supérieur au service de la croissance et de l’employabilité – un message qui est aussi au cœur du programme de la Commission européenne pour la modernisation des systèmes d’enseignement supérieur adopté en septembre 2011 (IP/11/1043).

Par ailleurs, un rapport sur l’état d’avancement des réformes requises par le processus de Bologne est publié aujourd’hui.

Contexte

Conférence ministérielle

La conférence ministérielle définira les priorités de la prochaine phase du processus de Bologne (2012-2015) pour les pays de l’EEES. Les ministres adopteront la stratégie sur la mobilité de Bologne, qui prévoit que 20 % des diplômés de l’enseignement supérieur en Europe devront avoir effectué une partie de leurs études à l’étranger d’ici 2020, conformément au critère de référence européen pour la mobilité au sein de l’enseignement supérieur défini en novembre 2011.

La conférence se tiendra parallèlement au forum sur la politique de Bologne, qui réunit des pays ne faisant pas partie de l’EEES et témoigne de l’intérêt porté dans le monde aux réformes du processus de Bologne.

Le processus de Bologne

Le processus de Bologne vise à créer un espace européen de l’enseignement supérieur dans lequel les étudiants peuvent choisir des cours de qualité parmi une offre étendue et transparente, et bénéficier de procédures bien organisées de reconnaissance des diplômes et des périodes d’études.

Depuis ses débuts en 1999, le processus de Bologne illustre bien la réussite de la coopération européenne, puisqu’il rassemble des pays d’Europe qui, de leur propre initiative, décident ensemble de mener des réformes de l’enseignement supérieur. Les avancées enregistrées n’auraient pu être obtenues par une action purement nationale. La Commission européenne est activement engagée dans le processus de Bologne, aux côtés des 47 pays qui y participent.

Les principales réformes du processus de Bologne sont axées sur la structure d’études en trois cycles (licence, master, doctorat), l’assurance de la qualité dans l’enseignement supérieur et la reconnaissance des diplômes et des périodes d’études.

Cette structure des cycles d’études a été largement adoptée; dans les trois quarts des pays de l’EEES, entre 70 % et 90 % des étudiants suivent un programme d’études qui correspond au système de licence et master prévu par le processus de Bologne.

Le dernier rapport sur l’application du processus de Bologne, qui a été préparé avec le soutien de la Commission européenne et sera présenté aux ministres à Bucarest, indique dans ses conclusions que tous les pays ont introduit des changements significatifs ayant permis à l’EEES de se développer. Néanmoins, les progrès sont hétérogènes, le recul des dépenses publiques dans le secteur de l’enseignement supérieur ne facilitant pas les choses, et des problèmes pratiques persistent. Trop d’étudiants quittent l’enseignement supérieur sans diplôme en poche ou terminent leurs études sans posséder les compétences nécessaires à leur entrée sur le marché de l’emploi. Par ailleurs, certains ont du mal à faire reconnaître leurs diplômes à l’étranger; quant aux établissements, ils peinent à passer à un enseignement «centré sur l’étudiant» proposant des programmes d’études conçus en fonction des besoins des étudiants , et à définir des «objectifs d’apprentissage», à savoir ce que devraient avoir compris et être capables de faire les étudiants au terme de leur parcours universitaire. De manière générale, l’enseignement supérieur ne fonctionne pas comme un moteur de la croissance, alors qu’il en a le potentiel.

Plusieurs dispositifs élaborés pour le processus de Bologne contribuent à davantage placer l’étudiant au cœur des systèmes d’enseignement supérieur. Ainsi, avec le système européen de transfert et d’accumulation de crédits (ECTS - European Credit Transfer and Accumulation System), des crédits sont alloués à chaque partie d’un programme d’études, sur la base du travail que l’étudiant doit accomplir pour atteindre des objectifs d’apprentissage spécifiques. Ce système facilite le cumul des crédits attribués aux différents programmes et simplifie la reconnaissance des périodes d’études accomplies à l’étranger par les établissements d’origine. Le «supplément au diplôme» joint à ce dernier fournit une description normalisée des études, ce qui permet de mieux comprendre à quoi se réfère un diplôme, quel que soit le pays dans lequel il a été obtenu.

Bien que de plus en plus répandu, le recours à ces dispositifs n’est pas encore systématique et reste lacunaire. En outre, la reconnaissance des diplômes pose toujours certains problèmes. En effet, bien qu’ayant ratifié la convention de Lisbonne sur la reconnaissance des qualifications, certains pays n’ont pas réussi à mettre en conformité les procédures de leurs établissements avec les dispositions de la convention.

Groupe de suivi du processus de Bologne

La Commission européenne est membre du groupe de suivi du processus de Bologne et de ses groupes de travail; elle aide le secrétariat et le réseau d’experts rattachés au processus. Elle cofinance les réunions ministérielles, de nombreux rapports, conférences et séminaires. Nombre de dispositifs du processus de Bologne (par exemple l’ECTS) ont été créés pour Erasmus, le programme d’échange d’étudiants géré par la Commission. Le rapport sur l’état d’avancement des réformes requises par le processus de Bologne, rédigé pour la conférence ministérielle par le réseau Eurydice, Eurostat et Eurostudent, a aussi été préparé avec le soutien de la Commission européenne.

Le programme de la Commission européenne pour la modernisation de l’enseignement supérieur recense cinq grands axes de réforme: augmenter le nombre de diplômés pour atteindre l’objectif fixé par la stratégie Europe 2020, soit 40 % de diplômés de l’enseignement supérieur d’ici 2020; améliorer la qualité de l’enseignement supérieur et mieux l’adapter aux besoins du marché de l’emploi et aux exigences de la société; relever la qualité des études grâce à la mobilité; incorporer l’enseignement supérieur dans le «triangle de la connaissance» formé par l’enseignement, la recherche et l’innovation; améliorer la gouvernance et le financement. Le processus de Bologne et le programme de modernisation de la Commission se renforcent mutuellement.

La Commission encourage l’intensification des échanges entre l’EEES et d’autres pays du monde. Elle a joué un rôle déterminant dans la mise en place du forum sur la politique de Bologne, au sein duquel les ministres des pays de l’EEES se réunissent avec des partenaires du monde entier, en marge de la conférence ministérielle, pour débattre des enjeux de l’enseignement supérieur.

L’Union européenne soutient aussi des mesures destinées à accroître la capacité d’action de 27 pays voisins afin qu’ils modernisent leur enseignement supérieur et alignent leurs systèmes nationaux sur les exigences prévues dans le processus de Bologne. Depuis 1990, le programme Tempus, qui dispose actuellement d’un budget annuel de près de 90 millions €, a financé quelque 4 000 projets de coopération associant plus de 2 000 universités dans l’Union et les pays partenaires de celle-ci. Erasmus Mundus, le programme phare de l’Union pour la coopération universitaire à l’échelle internationale, offre des bourses à des étudiants du monde entier désireux d’obtenir un master, ou un doctorat, commun.

Pour plus d’informations:

Le processus de Bologne: http://www.ehea.info/

Le programme de modernisation:

http://ec.europa.eu/education/higher-education/agenda_fr.htm

Le site web de Mme Androulla Vassiliou:

http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/vassiliou

Twitter: @VassiliouEU

Contacts :

Dennis Abbott (+32 2 295 92 58), Twitter: @DennisAbbott

Dina Avraam (+32 2 295 96 67)

1 :

Albanie, Allemagne, ancienne République yougoslave de Macédoine, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Fédération de Russie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Moldavie, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Saint-Siège, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie et Ukraine.


Side Bar

Mon compte

Gérez vos recherches et notifications par email


Aidez-nous à améliorer ce site