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Stratégie pour la région de la mer Baltique - une coopération renforcée

European Commission - IP/12/299   23/03/2012

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Commission européenne - Communiqué de presse

Stratégie pour la région de la mer Baltique - une coopération renforcée

Bruxelles, le 23 mars 2012 – La Commission européenne a publié aujourd’hui une communication sur la première de ses stratégies macrorégionales, la stratégie de l’Union européenne pour la région de la mer Baltique (EUSBSR), dans laquelle elle explique comment elle compte intensifier la coopération entre les États participants. La stratégie a pour but d’augmenter les retombées des financements de l’UE afin d’atteindre des objectifs communs, tels que l’amélioration de la qualité de l’eau, dans l’ensemble de la région. La communication fixe trois nouvelles priorités à la coopération: «sauver la mer Baltique», «désenclaver la région» et «accroître sa prospérité». Dans le cadre de ces priorités, elle définit des objectifs et des indicateurs pour l’ensemble de la stratégie et laisse à chaque secteur le soin de définir des objectifs supplémentaires. En outre, la communication décrit la manière dont tous les participants peuvent renforcer leurs efforts conjoints en faisant plus pour coordonner leurs décisions politiques et les financements disponibles. Elle clarifie également les rôles et responsabilités de tous les acteurs concernés afin de doter cette stratégie d’une base solide, dans la perspective de la préparation de la période de programmation 2014-2020.

Johannes Hahn, commissaire européen chargé de la politique régionale, a déclaré: «La stratégie de l’UE pour la région de la mer Baltique donne des résultats, mais cette stratégie macrorégionale, nouvelle en son genre, nous livre aussi de précieux enseignements pour l’avenir. Cette communication répond à la préoccupation des États membres, qui ont demandé à la Commission de formuler des recommandations afin de renforcer l’impact de la stratégie. Je me réjouis en particulier que les États participants aient décidé de s’accorder sur une perspective commune et claire, sous la forme d’objectifs et d’indicateurs; je suis convaincu que cela permettra de mieux cibler les efforts à l’avenir».

La communication d’aujourd’hui fait suite au premier rapport de la Commission relatif à la stratégie de l’UE pour la région de la mer Baltique, publié l’été dernier, et aux conclusions du Conseil du 15 novembre 2011. Les États membres et la Commission conviennent que des indicateurs et des objectifs sont nécessaires pour mieux cibler les priorités et pour améliorer l’évaluation et la communication ultérieures de la stratégie. Les indicateurs suivants sont des exemples pris parmi ceux qui ont été fixés pour chacune des trois priorités de la stratégie:

«Sauver la mer Baltique»

  • Propreté des navires en mer: élimination des rejets illégaux d’ici à 2020

  • Sûreté de la navigation: réduction de 20 % du nombre des accidents d’ici à 2020 par rapport aux niveaux de 2010

  • Renforcement de la coopération entre les autorités de surveillance maritime afin d’accroître la sensibilisation et l’efficacité en mer d’ici à 2015

«Désenclaver la région»

  • Interconnexion complète et écologiquement viable des marchés du gaz et de l’électricité des États riverains de la mer Baltique d’ici à 2015, conformément au plan d’interconnexion des marchés énergétiques de la région de la Baltique

«Accroître la prospérité»

  • Augmentation de 15 % du volume des échanges intrarégionaux et des services transfrontaliers d’ici à 2020.

Contexte

Depuis le lancement de la stratégie de l’UE pour la région de la mer Baltique en 2009 (IP/09/893), les huit États membres qui y participent, de même que les pays tiers partenaires, ont mis au point de nouvelles méthodes visant à renforcer la coopération afin de traiter des questions telles que la qualité de l’eau dans la mer Baltique, la nécessité de promouvoir l’innovation dans la région et bien d’autres encore.

La stratégie facilite le lancement de nouveaux projets et dynamise ceux qui existent déjà. Son approche intégrée favorise l’élaboration de politiques plus efficaces et la concertation en matière de financements et de ressources, ce qui aura pour effet d’améliorer la mise en œuvre des objectifs de l’UE dans le cadre de la stratégie «Europe 2020».

Tous les programmes de l’Union européenne dans la région devraient apporter une contribution à la stratégie en harmonisant leurs priorités, leurs projets et leurs financements. Le Programme de la région de la mer Baltique 2007-2013 a été, jusqu’à présent, la principale source de financement de la stratégie en faveur de cette région: près de la moitié du budget alloué au programme (88 millions d’euros) et des projets (31) est liée à la stratégie: 13 d’entre eux sont des projets phares de la stratégie et 18 projets contribuent à sa réalisation. Il est important que, de plus en plus, tous les financements disponibles soient orientés vers la réalisation des objectifs de la stratégie.

Un premier rapport sur la stratégie de l’Union européenne pour la région de la mer Baltique a été publié par la Commission européenne à l’été 2011; il a été suivi par les conclusions du Conseil. À la demande du Conseil européen, la Commission évaluera en 2013 la valeur ajoutée de l’approche macrorégionale. Ci-après sont présentés des exemples de travaux entrepris dans le cadre de la stratégie pour la région de la mer Baltique:

Le projet «Baltic Deal» vise à réduire le rejet de nutriments agricoles dans la mer Baltique. Les fédérations d’agriculteurs ont lancé ce projet en réaction à l’eutrophisation croissante de la mer Baltique. À présent, dans le souci d’assurer un impact intersectoriel aussi large que possible, ce projet unique établit des liens entre les besoins environnementaux et les préoccupations agricoles et permet d’agir en symbiose avec des projets qui, dans le cadre de la stratégie, visent à accroître la prospérité.

BaltAdapt est le tout premier plan d’adaptation macrorégional, puisqu’il va au-delà des approches purement nationales du changement climatique. Dirigé par la Suède, ce projet s’efforce de fournir la base opérationnelle permettant de mettre en œuvre la stratégie d’adaptation au changement climatique pour l’ensemble de la région de la mer Baltique et d’influer sur les politiques, les programmes et les réglementations. Il vise également à mettre en place un système de bourse des savoirs entre les décideurs politiques et les chercheurs, qui devrait permettre d’améliorer les capacités institutionnelles.

Le projet Baltic Science Link est axé sur les infrastructures de recherche et d’innovation. Ces infrastructures devraient être utilisées de manière optimale afin de renforcer les capacités et la compétitivité dans le domaine scientifique ainsi que l’attractivité de la région. Cela pourrait se faire par la mise en place d’un solide réseau entre les universités, les instituts de recherche et les industries de la région, autrement dit par la création du «Baltic Science Link». Des domaines de recherche déjà très développés dans la région – les sciences de la vie et les technologies des matériaux – constituent l’élément central de ces pôles scientifiques. Ce projet, qui a vu le développement de plusieurs sous-projets, repose aujourd’hui sur la coopération entre la société DESY, implantée à Hambourg, et le Conseil de la recherche suédois.

Baltfish est un forum qui a été créé en vue de renforcer la coopération entre les États membres de la région de la mer Baltique en prélude à une régionalisation accrue de la gestion de la pêche. Sous l’égide de la Suède, le forum travaille avec plusieurs organisations de la mer Baltique concernées, notamment le Conseil consultatif régional pour la mer Baltique et la Commission d’Helsinki (HELCOM), en vue de renforcer la mise en œuvre des politiques et d’associer les acteurs concernés à la gestion de la pêche. L’élément central de ce forum est le groupe de haut niveau composé des directeurs de la pêche des États membres de la région de la mer Baltique et du directeur des pêches pour la mer Baltique à la Commission.

Le projet COHIBA se propose d’identifier et de mesurer les sources les plus importantes pour onze substances dangereuses particulièrement préoccupantes, dans le but de mettre au point des options de gestion présentant un bon rapport coût/efficacité pour la réduction des rejets. Le projet encourage également les meilleures pratiques et le renforcement des capacités. Le projet COHIBA est piloté par l’Institut finlandais de l’environnement et réunit 22 partenaires dans huit pays. Le travail est divisé en six domaines principaux dont le suivi est assuré par les agences et instituts nationaux compétents en Finlande, Suède, Lettonie et Allemagne, ainsi que par la Commission d’Helsinki.

Pour de plus amples informations:

Sommet du Forum de développement de la Baltique et Forum annuel EUSBSR 2012 – Danemark, 18 juin 2012.

Rapport de la conférence 2011 – «New Ambitions for the Baltic Sea Region»

Contact :

Ton Van Lierop (+32 2 296 65 65)


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