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Commission européenne - communiqué de presse

La Commission européenne met en garde contre la dimension régionale que prend la crise libyenne et appelle à une mobilisation humanitaire au Tchad

Bruxelles, le 30 mai 2011 – Mme Kristalina Georgieva, membre de la Commission européenne chargé de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la réaction aux crises, appelle la communauté internationale à accorder davantage d'attention aux conséquences immédiates et à long terme du conflit en cours en Libye pour les pays voisins fragiles, notamment le Tchad et le Niger. Les experts humanitaires de la Commission ont effectué ces derniers jours plusieurs missions d'évaluation à la frontière avec le Tchad, où les répercussions de la crise libyenne sont particulièrement inquiétantes. En complément de la mobilisation des organisations humanitaires, la Commission a débloqué aujourd'hui une aide humanitaire de 10 millions € en faveur des Tchadiens touchés par la crise en Libye.

La commissaire, Mme Georgieva, a déclaré à ce propos: «Alors que les médias du monde entier concentrent leur attention sur l'urgence de la situation en Libye et à ses frontières avec la Tunisie et l'Égypte, il ne faudrait pas oublier la situation critique des Tchadiens, qui sont considérés comme des ennemis à la fois par le régime et les rebelles, et qui, en tentant de fuir la Libye, se sont retrouvés bloqués à ses frontières sans accès à la nourriture, à l'eau, à des abris, ni à des soins. Nos experts qui se sont rendus sur place ont estimé que la situation était alarmante. Nous avons immédiatement réagi en mobilisant des organisations humanitaires partenaires et en débloquant 10 millions € pour fournir une aide d'urgence. Nous continuons à suivre de près l'évolution de la situation aux autres frontières de la Libye également».

Et d'ajouter: «Trois mois après le début du conflit, je suis de plus en plus préoccupée par la détérioration des conditions humanitaires. Je demande à nouveau de façon urgente à toutes les parties en Libye de faciliter l'accès des organisations humanitaires et de les laisser agir dans l'ensemble du pays afin de fournir de l'aide de manière neutre et impartiale à toutes les personnes touchées, quelle que soit leur nationalité».

Environ 40 000 travailleurs tchadiens, qui ont tenté de fuir la Libye après l'éruption de violence, sont bloqués à la frontière avec leur pays d'origine. Ils attendent leur évacuation dans des conditions déplorables et ont besoin d'aide humanitaire. Les besoins sont tout aussi importants de l'autre côté de la frontière dans le nord du Tchad. Au début du mois de mai, les experts du Service d'aide humanitaire et de protection civile de la Commission européenne (ECHO) se sont rendus sur place et ont estimé que la situation évoluait rapidement vers l'urgence humanitaire: les communautés locales sont submergées de rapatriés et incapables de faire face à la forte poussée de la demande de nourriture, d'eau et d'autres ressources.

En réaction à cette situation d'urgence, la Commission envoie une nouvelle mission d'experts dans la région pour évaluer l'évolution des besoins, coordonner son intervention avec celle d'autres acteurs internationaux et faire en sorte qu'une aide proportionnée puisse être apportée. En outre, la Commission vient de débloquer 10 millions € destinés à couvrir les besoins initiaux en nourriture, eau, assistance médicale et protection des réfugiés, et permettra d'améliorer leurs conditions de transport et de transit vers leurs lieux d'origine.

Informations sur le contexte

La situation dans la petite ville de Faya-Largeau, qui se trouve sur une route principale empruntée par les réfugiés tchadiens fuyant la Libye, permet de se faire une idée des conséquences humanitaires de la crise libyenne dans le nord du Tchad. Faya (dont la population avoisine les 14 000 habitants) a vu affluer au moins 19 000 réfugiés au cours des trois derniers mois. L'hôpital local a été submergé par des réfugiés malades et épuisés.

La plupart des réfugiés tchadiens revenant de Libye sont pauvres et vulnérables, et se retrouvent dans des régions tout aussi pauvres et vulnérables – plus particulièrement la bande sahélienne, où l'on estime qu'environ 1,6 million de personnes ont à peine de quoi se nourrir.

La crise en Libye aura des conséquences à long terme au Tchad, un pays pauvre, en déficit alimentaire, qui, selon l’indicateur du développement humain du PNUD, se classait au 163e rang sur 169 en 2010. Les fonds transférés depuis la Libye par les travailleurs migrants ont été considérablement réduits, le commerce a été interrompu et les moyens de subsistance des ménages sont menacés.

La Commission européenne continue de réagir systématiquement à tous les aspects humanitaires de la crise en Libye. Le 23 mai, la Commission a porté son aide humanitaire à 70 millions €, l'aide humanitaire globale apportée par l'Union européenne pour répondre aux besoins des civils touchés par le conflit passant ainsi à 125 millions €.

Pour de plus amples informations:

IP/11/621

Site web de Mme Kristalina Georgieva:

http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/georgieva/index_en.htm

L'aide humanitaire de la Commission européenne:

http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm

Personnes à contacter:

Raphaël Brigandi (+32 22980847)

Irina Novakova (+32 22957517)


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