Chemin de navigation

Left navigation

Additional tools

Autres langues disponibles: EN DE CS HU SK SL BG RO UK

IP/11/124

Bruxelles, le 3 février 2011

Le commissaire à la politique régionale nomme les coordonnateurs de domaines d’action prioritaires dans le contexte de la Stratégie de l’UE en faveur de la région du Danube

Afin de mettre à profit l’énorme potentiel économique du Danube, la Commission européenne a proposé fin 2010 une stratégie globale en faveur de la région traversée par le fleuve; huit États membres de l’Union et six autres pays européens sont ainsi concernés. Cette stratégie se concentrera sur des domaines d’action prioritaires concrets comme l’amélioration de la navigabilité, la qualité de l’eau, la coopération en matière de sécurité et les atouts touristiques. Pour appliquer la stratégie sur le terrain, le commissaire à la politique régionale, M. Johannes Hahn, a annoncé aujourd’hui à Budapest, conjointement avec le ministre hongrois des Affaires étrangères, M. János Martonyi, les noms des pays et régions responsables des domaines d’action prioritaires (voir l’annexe). Ces pays et régions dirigeront l’application de la stratégie en convenant d’un programme de travail et en déterminant des sources de financement avec d’autres pays participants et des partenaires tels que des organisations non gouvernementales. Onze domaines prioritaires ont été définis. La stratégie vise à faciliter une coopération étroite entre les pays grâce à une meilleure utilisation de tous les financements de l’UE disponibles, sans qu’il faille prévoir de nouveaux fonds, établir de nouvelles règles ou créer de nouvelles institutions.

À la veille de la nomination des coordonnateurs de domaines d’action prioritaires, M. Hahn a déclaré: «La stratégie apporte une dimension nouvelle et ambitieuse à la coopération dans la région. Je me réjouis que chaque État membre appartenant à celle-ci soit responsable d’au moins un domaine d’action et qu’un certain nombre de pays tiers jouent également un rôle dynamique. Les coordonnateurs entameront immédiatement les préparatifs relatifs à l’application de la stratégie en définissant les mesures les plus nécessaires dans l’immédiat pour aider la région à s’épanouir et à exploiter pleinement son potentiel économique. Je suis convaincu qu’en mettant l’accent sur des questions primordiales comme la mobilité, l’énergie, la pollution, l’innovation, l’emploi et la sécurité la stratégie apportera une réelle contribution à la construction d’un avenir meilleur dans cette partie de l’Europe.»

La région du Danube s’étend de l’Allemagne, à l’ouest, à l’Ukraine, à l’est. Elle est confrontée à de nombreux problèmes, dont la sous-exploitation de son potentiel de navigation, le manque de liaisons routières et ferroviaires et l’absence de coordination des initiatives en matière d’éducation, de recherche et d’innovation.

La coopération «macrorégionale» doit aboutir à une coordination plus efficace. Cette démarche, déjà expérimentée avec succès dans la région de la mer Baltique, n’implique pas de créer de nouvelles lois ou institutions, mais consiste à rapprocher les différentes politiques et à resserrer les liens d’un large éventail de parties prenantes.

Cette forme de coopération s’applique à des problèmes tels que les crues soudaines, la destruction des habitats de biodiversité et la contrebande. Elle peut également offrir de nouvelles possibilités, par exemple en améliorant la navigation fluviale et en reliant les marchés nationaux de l’énergie pour prévenir la pénurie d’électricité et de combustibles.

Même si la stratégie ne bénéficie d’aucun financement supplémentaire de l’UE, la région dispose déjà de sommes considérables mises à disposition par différents programmes de l’UE. Le but est de mieux mettre à profit les sommes disponibles – cent milliards d’euros ont été alloués entre 2007 et 2013 au titre de la politique de cohésion (Fonds européen de développement régional, Fonds de cohésion, Fonds social européen) – et de montrer en quoi une coopération régionale élargie peut faciliter la résolution des problèmes locaux. Après la nomination des coordonnateurs des domaines d’action prioritaires, le Conseil européen doit approuver la stratégie en juin.

La stratégie comprend un plan d’action détaillé articulé autour des cinq piliers suivants:

  • désenclaver la région Danube (par exemple: amélioration de la mobilité, soutien en faveur de l’énergie durable et mise en valeur de la culture et du tourisme);

  • protéger l’environnement dans la région Danube (par exemple: reconquête de la qualité de l’eau, gestion des risques environnementaux et préservation de la biodiversité);

  • développer la prospérité dans la région Danube (par exemple: amélioration de la capacité de recherche, de l’éducation et des technologies de l’information, aide à la compétitivité des entreprises et investissements dans les compétences);

  • renforcer la région Danube (par exemple: accroissement de la capacité institutionnelle et amélioration de la coopération dans la lutte contre la criminalité organisée).

La stratégie propose en outre plusieurs objectifs limités dans le temps afin de favoriser la mobilisation des efforts:

  • la mise sur pied de terminaux multimodaux efficaces dans les ports fluviaux afin de relier les voies fluviales aux réseaux de transport routier et ferroviaire d’ici à 2020;

  • l’application des plans de gestion des risques d’inondation, prévue en 2015 en vertu de la directive de l’UE sur les inondations, et la réduction sensible des risques d’inondation d’ici à 2021;

  • la réduction de la quantité de nutriments pour ramener les écosystèmes de la mer Noire au niveau de 1960 d’ici à 2020;

  • la fourniture de l’accès à large bande aux citoyens de l’UE de la région d’ici à 2013;

  • l’investissement de 3 % du PIB dans la recherche - développement d’ici à 2020.

L’une des premières tâches des coordonnateurs des domaines d’action prioritaires consistera à définir et à affiner ces objectifs avec les pays les plus concernés dans chacune des zones de travail.

Pour atteindre ses objectifs, la stratégie dresse la liste d’une série d’actions qui contribueront aussi, dans une grande mesure, à la concrétisation des objectifs plus vastes de la stratégie Europe 2020 pour une croissance durable et intelligente.

Les pays désignés coordonnateurs de domaines d’action prioritaires sont indiqués en annexe.

Contexte:

Les pays participant à la stratégie de l’UE pour la région du Danube sont: l’Allemagne (Bade-Wurtemberg et Bavière), l’Autriche, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, la Bulgarie, la Roumanie, la Croatie, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Moldavie et l’Ukraine.

La Commission a proposé la stratégie à la demande du Conseil européen. La stratégie devrait être approuvée par les États membres pendant la présidence hongroise de l’Union européenne, au cours du premier semestre 2011.

Pour de plus amples informations:

http://ec.europa.eu/regional_policy/cooperation/danube/index_en.htm

Annexe

STRATÉGIE DE L’UNION EUROPÉENNE POUR LA RÉGION DU DANUBE

Coordination des domaines prioritaires

La Bosnie-Herzégovine et le Monténégro peuvent être associés s’il y a lieu.

Domaine d’action prioritaire

Pays

1) Améliorer la mobilité et l’intermodalité1

des voies navigables

Autriche

Roumanie

des réseaux routiers, ferroviaires et aériens

Slovénie

Serbie

(Intérêt: Ukraine)

2) Favoriser la production d’énergies plus durables

Hongrie

République tchèque

3) Promouvoir la culture et le tourisme, les relations interpersonnelles

Bulgarie

Roumanie

4) Rétablir et conserver la qualité des eaux

Hongrie

Slovaquie

5) Gérer les risques environnementaux

Hongrie

Roumanie

6) Préserver la biodiversité, les paysages et la qualité de l’air et des sols

Allemagne (Bavière)

Croatie

7) Développer la société de la connaissance (recherche, enseignement et technologies de l’information)

Slovaquie

Serbie

8) Soutenir la compétitivité des entreprises

Allemagne (Bade-Wurtemberg):

Croatie

9) Investir dans les ressources humaines et les compétences

Autriche

Moldavie

10) Améliorer les capacités institutionnelles et la coopération

Autriche (Vienne)

Slovénie

11) Œuvrer de concert en faveur de la sécurité et de la lutte contre la criminalité organisée

Allemagne

Bulgarie

1 :

Il convient également d’assurer une coordination globale pour ce domaine d’action prioritaire.


Side Bar

Mon compte

Gérez vos recherches et notifications par email


Aidez-nous à améliorer ce site