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Concentrations: la Commission autorise l'acquisition par Univar des activités d'Eurochem en Belgique et aux Pays-Bas, et renvoie le rachat de ses activités en France devant l'autorité française de la concurrence

European Commission - IP/10/965   19/07/2010

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IP/10/965

Bruxelles, le 19 juillet 2010

Concentrations: la Commission autorise l'acquisition par Univar des activités d'Eurochem en Belgique et aux Pays-Bas, et renvoie le rachat de ses activités en France devant l'autorité française de la concurrence

La Commission européenne a autorisé, en vertu du règlement de l'UE sur les concentrations, le projet d'acquisition par Univar des activités d'Eurochem, toutes deux présentes dans l'industrie chimique. Eurochem est également connue sous le nom de Quaron. La Commission a constaté que le rachat par Univar des activités belges et néerlandaises d'Eurochem n'entraverait pas sensiblement l'exercice d'une concurrence effective dans l'Espace économique européen (EEE). Par ailleurs, la Commission a renvoyé le volet de ce projet d'acquisition concernant les activités d'Eurochem en France devant l'autorité française de la concurrence, à la demande de cette dernière. À l’issue d'une enquête préliminaire, la Commission a constaté que ce volet de l'opération envisagée menaçait d'affecter de manière significative la concurrence sur le marché de la distribution de produits chimiques en France. Ces aspects seront maintenant examinés par l’autorité française de la concurrence en vertu du droit national.

Le 5 février 2010, les entreprises Univar et Eurochem, également connue sous le nom de Quaron, ont conclu un accord en vertu duquel Univar acquiert toutes les parts d'Eurochem.

Univar, contrôlée par CVC Capital Partners, et Eurochem exercent toutes deux des activités de distribution de commodités et de spécialités chimiques. CVC contrôle également Taminco et Evonik, qui produisent et fournissent chacune certains produits chimiques. Les commodités sont des produits chimiques courants et peu chers tels que l'alcool, la soude caustique et l'acide chlorhydrique, utilisés par une grande variété de clients. Les spécialités sont des produits chimiques de marque, à prix très élevés, distribués en petite quantité à une sélection de clients qui exercent des activités notamment dans le domaine des enduits, des cosmétiques et des produits d’hygiène corporelle, des aliments et de l'alimentation, ainsi que des produits pharmaceutiques et de santé.

En ce qui concerne les marchés de distribution des commodités et des spécialités en Belgique et aux Pays-Bas, l’enquête de la Commission a montré que les chevauchements horizontaux ne soulèveront pas de problème de concurrence, notamment car, à la différence de l'environnement concurrentiel français, d'autres acteurs exerceront des contraintes suffisantes sur l'entité issue de la concentration. De plus, les relations d'approvisionnement entre Eurochem, Taminco et Evonik sont limitées. En conséquence, la Commission autorise l'opération envisagée pour ce qui est de la distribution de produits chimiques en Belgique et aux Pays-Bas, ainsi que des liens verticaux.

La France a demandé à la Commission de transférer à l'autorité française de la concurrence la partie de la concentration relative aux marchés français de distribution de produits chimiques, au motif que l'opération envisagée menacerait d'affecter sensiblement la concurrence en France.

L’enquête menée par la Commission a confirmé que l'opération envisagée entraînerait des chevauchements majeurs sur les marchés de distribution en France. Pour les commodités, une majorité d'acteurs concernés ont exprimé la crainte que l'opération puisse avoir une incidence négative sur la concurrence, notamment dans l'ouest de la France. Cela entraînerait une diminution du nombre d'acteurs nationaux, passant de trois à deux, et supprimerait une contrainte concurrentielle significative sur Univar et son principal concurrent Brenntag. Au niveau national, cette concentration augmenterait la symétrie entre Brenntag et l'entité issue de la concentration, ce qui indiquerait que cette opération pourrait engendrer des effets coordonnés.

Après avoir consulté les acteurs du marché sur les mesures correctives proposées par les parties, la Commission a conclu qu'elles n'étaient pas suffisantes pour résoudre ces problèmes de concurrence, ni pour remettre en question sa décision de transférer l'affaire à la France.

La Commission est d'avis que l'autorité française de la concurrence est la mieux placée pour examiner l'effet de cette opération sur les marchés français et elle lui a donc confié l'appréciation du volet français de l'opération.

L'opération a été notifiée à la Commission le 28 mai 2010. Pour de plus amples informations sur cette affaire, voir:

http://ec.europa.eu/competition/elojade/isef/case_details.cfm?proc_code=2_M_5814


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