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45 % des Européens aimeraient être leur propre patron si …

European Commission - IP/10/689   04/06/2010

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IP/10/689

Bruxelles, le 4 juin 2010

45 % des Européens aimeraient être leur propre patron si …

45 % de l’ensemble des Européens aimeraient être leur propre patron s’ils le pouvaient. En comparaison des États‑Unis, où 55 % de la population préférerait travailler en tant qu'indépendant, ce chiffre reste toutefois assez faible. Néanmoins, si la préférence pour le travail indépendant a sensiblement reculé aux États‑Unis (de 6 points depuis 2007), elle est restée stable en Europe. Le niveau plus élevé des chiffres américains pourrait être lié au fait que 73 % des Américains, contre seulement 49 % des citoyens de l’UE, disent avoir une bonne opinion des entrepreneurs. L’objectif de l’enquête consiste à mieux comprendre le concept d’entrepreneur, à identifier les raisons qui poussent les gens vers cette voie et à déterminer les obstacles susceptibles de les gêner. Les résultats de l’enquête 2009 aideront la Commission à formuler ses décisions politiques. Pour la première fois, l'enquête prend en considération des pays asiatiques (Chine, Japon, Corée du Sud).

Antonio Tajani, vice‑président de la Commission européenne, chargé de l’industrie et de l’entrepreneuriat, a déclaré: «L’Europe n’exploite pas pleinement son potentiel en matière d’entrepreneuriat: 45 % de l’ensemble des Européens aimeraient être leur propre patron s’ils le pouvaient, mais une moyenne de 10 % seulement travaillent aujourd’hui en tant qu'indépendants. Si nous pouvions faire augmenter ce taux, nous pourrions avoir des millions de nouvelles entreprises innovantes et créatives qui permettraient de renouveler la base économique de l’Europe, de la rendre plus solide, davantage créatrice d’emplois et plus résistante en période de tempête économique».

Les attitudes entrepreneuriales ne sont pas les mêmes en Europe, aux États‑Unis et en Asie: les Chinois enregistrent la plus forte préférence pour le travail indépendant (71 %), alors que les Japonais affichent la plus faible (39 %). Aux États‑Unis, les entrepreneurs jouissent d’une bonne réputation. Ainsi, 73 % des citoyens américains interrogés dans le cadre de la présente enquête ont une bonne image des entrepreneurs. En Europe, ce taux s'établit à 49 %, soit près de la moitié de la population.

La préférence pour le travail indépendant est restée stable: comme en 2007, 45 % de l’ensemble des Européens aimeraient être des travailleurs indépendants. Ils sont 49 % à indiquer qu’ils préféreraient travailler en tant que salariés. Aux États‑Unis, la préférence pour le travail indépendant a diminué, passant de 61 % à 55 %. Une part assez élevée des citoyens chinois (71 %) préféreraient travailler en tant qu'indépendants plutôt que salariés (28 %).

Des écarts importants existent entre États membres en matière de travail indépendant: Chypre et la Grèce affichent des résultats nettement supérieurs à la moyenne de l’UE et même supérieurs aux chiffres des États-Unis. En Slovaquie, en Belgique et au Danemark, seulement un tiers de la population ou moins déclare être intéressée par une activité d’entrepreneur.

Le travail indépendant est apprécié davantage par les hommes et par les jeunes, que par les femmes et les personnes âgées. Le fait de grandir dans une famille d’entrepreneurs ou de vivre en zone urbaine favorise l’attrait du travail indépendant.

Les attitudes à l’égard des entrepreneurs sont ambivalentes: sont-ils des créateurs d’emplois, qui développent de nouveaux produits et services, ou des exploiteurs, qui ne pensent qu’à leur portefeuille? Comparés à d’autres professions, les entrepreneurs jouissent d’une image plutôt positive au sein de l’UE.

L’absence de moyens financiers est la raison la plus souvent citée parmi les éléments qui dissuadent les Européens de créer une entreprise (24 %). Même s’ils faisaient un héritage imprévu, de nombreux Européens ne se lanceraient pas pour autant dans une telle activité. Il convient toutefois de noter qu’il existe des écarts importants selon les pays.

Les personnes qui ont une expérience de l’entreprise sont prêtes à prendre plus de risques et ont davantage l’esprit compétiteur. Les entrepreneurs s’estiment en outre davantage capables de résoudre des tâches difficiles et misent moins sur la chance pour résoudre les problèmes.

À propos de l’enquête

Au cours des dernières années, la Commission européenne a étudié le développement de l’esprit d’entreprise dans les États membres de l’UE. Des enquêtes «Eurobaromètre» similaires ont été publiées en 2000, 2001, 2002, 2003, 2004 et 2007. L’enquête «Eurobaromètre» de cette année porte sur 36 pays – l’UE27, la Croatie et la Turquie, les États‑Unis, trois pays de l’AELE (Islande, Norvège, Suisse) et, pour la première fois, trois pays d’Asie, à savoir le Japon, la Corée du Sud et la Chine. Quelque 26 000 personnes ont été interrogées par téléphone. Les résultats sont pondérés d’après la taille du pays et sont représentatifs des nations concernées.

Flash Eurobaromètre sur l’esprit d’entreprise 2009:

http://ec.europa.eu/enterprise/policies/sme/facts-figures-analysis/eurobarometer/index_en.htm

Portail européen des petites entreprises:

http://ec.europa.eu/enterprise/policies/sme/index_fr.htm


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