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Bruxelles, le 25 janvier 2010

Nouvelle étude sur les «biens d'intérêt public fournis par l'agriculture dans l'Union européenne»

La politique agricole commune encourage indéniablement les agriculteurs à offrir des biens et des services environnementaux, pour autant que les mesures qu'elle prévoit soient bien pensées. Tel est le message essentiel du rapport publié aujourd'hui par l'institut pour une politique européenne de l'environnement, à la demande de la direction générale de l'agriculture et du développement rural. Pour la première fois, des chercheurs se sont employés à dresser une liste exhaustive des biens publics environnementaux fournis par les agriculteurs européens et ont invoqué des arguments à l'appui d'une intervention publique en la matière. L'étude répertorie un large éventail de biens publics environnementaux et sociaux fournis par des agriculteurs de toute l'Europe, au nombre desquels figurent la préservation des paysages culturels de valeur 1 , la protection d'oiseaux des champs tels que l'outarde barbue et l'aigle impérial 2 , espèces menacées à l'échelle mondiale, ou encore la sauvegarde des prairies riches en espèces, présentes sur l'ensemble du territoire européen. Les agriculteurs gèrent aussi les terres en vue du stockage du carbone et contribuent à la préservation de la qualité de l'eau et des sols. La publication des résultats de cette étude intervient alors que le débat sur l'avenir de la PAC s'intensifie et que les objectifs et priorités de cette politique sont discutés pour la période postérieure à 2013. Pour que l'offre de biens publics réponde aux attentes sociétales, il est primordial, selon les conclusions du rapport, de définir une politique appropriée, dotée d'objectifs clairs et de ressources budgétaires suffisantes.

L'étude montre qu'aujourd'hui, les biens publics ne sont pas fournis à une échelle suffisante, bien que les citoyens européens leur accordent une grande valeur. Les auteurs soulignent que la PAC dispose d'une palette de mesures pouvant aider les agriculteurs à offrir ce genre de biens. Conjuguées à la conditionnalité, les aides directes garantissent qu'un minimum de biens publics soit fourni sur une grande partie de la superficie agricole de l'Union. Ainsi, les mesures agroenvironnementales prévues dans le cadre du développement rural incitent les agriculteurs à fournir de manière plus ciblée de nombreux biens publics.

Il ressort des conclusions du rapport que, pour nombre de ces biens, l'offre n'est pas suffisante et pourrait même s'amenuiser à l'avenir en raison de menaces telles que l'évolution des prix des matières premières, les moteurs technologiques et le changement climatique, si bien qu'il conviendrait d'augmenter le degré d'intervention publique.

Le rapport peut être téléchargé à la page:

http://ec.europa.eu/agriculture/analysis/external/public-goods/index_en.htm

1 :

On citera ici les panoramas uniques des landes et collines anglaises, les paysages pastoraux de la Transylvanie méridionale (Roumanie), les paysages en terrasses caractérisés par une production traditionnelle d'olives et par d'autres cultures permanentes en Italie et en Espagne, les alpages d'Autriche, du sud de la France et du nord de l'Italie, les marais de pacage du Mecklembourg en Allemagne et les vastes rizières du delta de l'Èbre dans le nord-est de l'Espagne.

2 :

L'outarde barbue ( Otis tarda ) et l'aigle impérial ( Aquila heliaca ).


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