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IP/10/ 229

Bruxelles, le 4 mars 2010

Pas de stratégies de sortie de crise sans des politiques sociales efficaces ( rapport conjoint 2010)

Les systèmes de protection sociale et les mesures à court terme face à la crise ont contribué de façon majeure à en atténuer les répercussions sociales et économiques, selon un nouveau rapport de l’Union européenne présenté aujourd’hui. Le Rapport conjoint sur la protection sociale et l’inclusion sociale dont l’édition 2010 doit être examinée par les ministres de l’emploi et des affaires sociales les 8 et 9 mars permet avant tout de dégager les leçons de la réaction de l’Europe à la crise. Il apporte des messages clés sur l’orientation à donner aux politiques à court et moyen terme pour assurer la solidité de la reprise tout en s’attaquant aux problèmes structurels sur le long terme. Le rapport viendra alimenter les débats du Conseil européen de printemps des 25 et 26 mars prochains.

Le commissaire européen à l’emploi, aux affaires sociales et à l’inclusion, M. László Andor, a déclaré: «En fin de compte, l’Europe est faite pour ses citoyens. Or, la crise a mis en relief la force du modèle social européen et la conception commune adoptée au niveau de l’Union européenne pour faire face aux répercussions sociales de la crise. Même si les situations diffèrent considérablement d’un État membre à l’autre, les politiques mises en place pour protéger les ménages et les citoyens et pour prévenir leur exclusion se sont révélées indispensables pour limiter les conséquences les plus néfastes de la crise. Nous devons maintenant veiller à ancrer pleinement ces politiques dans nos stratégies à long terme en faveur de l’économie et de l’emploi. L’introduction dans la stratégie “Europe 2020” d’un objectif principal de réduction de la pauvreté répond à cette préoccupation et aux leçons que nous avons tirées tout au long de la dernière décennie.»

Cette année, le rapport commun recommande de concentrer les efforts sur les domaines suivants:

  • La crise et le suivi conjoint de ses incidences sociales ont mis en évidence la valeur ajoutée qu’apporte l’Union européenne grâce à l’apprentissage mutuel, à l’échange de bonnes pratiques et à la coordination stratégique au moyen de la méthode ouverte de coordination dans le domaine de la protection sociale et de l’inclusion sociale (la MOC sociale). C’est une fonction que renforceront considérablement les propositions de la Commission pour la nouvelle stratégie «Europe 2020».

  • La contribution au progrès social de la stratégie de l’Union en faveur de l’économie et de l’emploi devra faire l’objet d’une évaluation régulière et systématique. La nouvelle initiative phare «Une plate-forme européenne contre la pauvreté» prévue par «Europe 2020» répondra à cet objectif. Prolongement de l’actuelle Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, cette initiative aura aussi pour objet de sensibiliser le public à ces problèmes. La MOC sociale pourrait être renforcée et intégrée à la plate-forme.

  • L’intervention des pouvoirs publics et les systèmes européens de protection sociale se sont révélés décisifs pour endiguer les incidences économiques et sociales de la crise. Mais le coût humain total de la crise n’a pas encore fini de s’alourdir.

  • La reprise sera lente. Infléchir la progression du chômage, qui pourrait atteindre 10,3 % pour l’ensemble de l’Union en 2010, et éviter l’exclusion à long terme sont des enjeux majeurs.

  • La crise a mis en évidence la grande diversité qui existe au sein de l’Union européenne. Tous les États membres n’ont pas les moyens financiers de répondre à la demande croissante d’intervention des pouvoirs publics. Les filets de sécurité de certains comportent des brèches importantes.

  • Dans le même temps, la pression accrue exercée sur les finances publiques — les dépenses sociales devraient passer de 28 % du PIB en 2008 à 31 % en 2011 — requiert un accroissement de l’efficacité de l’inclusion sociale et de la protection sociale, conformément aux principes d’accès universel, d’adéquation et de viabilité.

  • La crise a aggravé la pauvreté et l’exclusion, en particulier celles des enfants. Beaucoup de pays font état d’appels de plus en plus fréquents aux régimes de dernier recours. Il y a lieu d’agir pour en limiter les conséquences.

  • Il est indispensable de fonder les stratégies globales de désengagement des pouvoirs publics sur des stratégies d’inclusion active équilibrées. En combinant un complément de ressources adéquat à l’accès au marché du travail et à des services de qualité, ces stratégies peuvent contribuer à lutter contre la pauvreté, à faire entrer sur le marché du travail un plus grand nombre de personnes et à rendre les dépenses sociales plus efficaces.

  • L’exclusion en matière de logement et l’accès aux soins de santé sont des sujets de préoccupation. Dans le secteur de la santé, une efficacité accrue et un réexamen des priorités peuvent être des sources d’économies substantielles.

  • Les pensions ont bien protégé les retraités d’aujourd’hui, mais la crise aura probablement des répercussions sur tous les types de régimes de retraite, ce qui aggravera les problèmes dus au vieillissement. La place croissante des régimes par capitalisation nécessite qu’un meilleur équilibre soit trouvé pour les épargnants entre sécurité, accessibilité financière et rendement.

Le rapport conjoint est accompagné d’un document de travail des services de la Commission contenant une présentation thématique plus détaillée des défis à relever et des actions menées par les pouvoirs publics pour y faire face.

Pour de plus amples informations:

Rapport conjoint 2010 sur la protection sociale et l’inclusion sociale et documents connexes:

http://ec.europa.eu/social/main.jsp?catId=757&langId=fr b


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