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Stratégie numérique: les PME et les pouvoirs publics sont particulièrement actifs dans le secteur des TIC au service des personnes âgées

European Commission - IP/10/1726   16/12/2010

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IP/10/1726

Bruxelles, le 16 décembre 2010

Stratégie numérique: les PME et les pouvoirs publics sont particulièrement actifs dans le secteur des TIC au service des personnes âgées

La Commission européenne a présenté aujourd'hui un rapport d'activité sur le programme commun d'assistance à l'autonomie à domicile (PC AAD), dont il ressort que les petites et moyennes entreprises (PME) sont très actives dans ce secteur, auquel les pays participants offrent par ailleurs un soutien financier considérable. Le rapport contient aussi des recommandations visant à entretenir cette dynamique positive. Dans le cadre de ce programme de financement en matière de recherche et de développement, doté d'une enveloppe de 600 millions d'euros, 23 pays se sont associés à l'Union européenne pour améliorer qualité de vie des aînés grâce à des solutions intelligentes fondées sur les TIC. Le rapport adressé au Parlement européen et au Conseil des ministres doit contribuer au renforcement du programme commun AAD, l'une des actions clés de la stratégie numérique pour l'Europe (voir IP/10/581, MEMO/10/199 et MEMO/10/200). Le PC AAD peut jouer un rôle déterminant dans le cadre du futur «partenariat européen d’innovation» pour un vieillissement actif et en bonne santé (voir IP/10/1609).

Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne et responsable de la stratégie numérique, a déclaré: «Je me félicite que les pays participants considèrent le programme commun d'assistance à l'autonomie à domicile comme un moyen d'action important pour faire face au défi du vieillissement démographique, ainsi qu'en atteste l'ampleur de leur effort financier. Les technologies de l'information et des communications jouent un rôle essentiel pour améliorer la qualité de vie des personnes âgées en Europe, dont le nombre ne cesse de croître. Le programme AAD illustre que la mise en commun des ressources permet à l'Union européenne d’obtenir, dans ce domaine important, de bien meilleurs résultats que les actions isolées des États membres».

La première évaluation du programme commun AAD réalisée par la Commission se fonde sur les conclusions (également publiées aujourd'hui) d'un groupe d'experts à haut niveau présidé par Meglena Kuneva, ancien membre de la Commission européenne, qui a analysé le PC AAD dans le contexte plus général de l'innovation en réponse aux défis démographiques.

Selon le rapport, le programme commun a réussi dans une très large mesure à rassembler les 23 pays participants autour de cet enjeu de société majeur et à combler le fossé entre la recherche de pointe et le déploiement commercial à grande échelle de solutions pour une vieillesse active et autonome. Le PC AAD doit également sa réussite à l'ampleur de l'engagement des pays participants. En 2009, l'effort financier a dépassé de 50 % le niveau minimal initialement prévu. Un autre indice de réussite décisif réside dans la participation très importante des PME dans les consortiums de projet (plus de 40 %).

Solutions nouvelles

Le programme soutient la mise au point de solutions nouvelles pouvant être commercialisées dans un délai de deux ou trois ans. Plus de 50 projets de recherche et d'innovation ont été lancés depuis 2008 dans les domaines de la gestion des maladies chroniques et de l'interaction sociale des «seniors». Il s’agit, par exemple, de la mise au point de robots effectuant des tâches ménagères tout en permettant à la personne de conserver son environnement social, ou encore de projets de domotique, c'est-à-dire de logements «intelligents» réagissant aux mouvements et aux comportements de leurs occupants pour leur faciliter la vie.

Afin de maximiser les retombées positives du programme, la Commission recommande d'impliquer davantage et de manière plus constructive les utilisateurs finals dans l'élaboration des solutions. Il conviendrait également d’homogénéiser les règles d'admissibilité et de financement afin de réduire les contretemps et les retards qui nuisent quelquefois au bon déroulement des projets. La Commission s’efforcera également d’élaborer des dispositifs de financement permettant de jeter un pont entre la phase «pilote» et la commercialisation à grande échelle. Il importe de soutenir la poursuite des travaux du forum d'investissement dans l’assistance à l’autonomie à domicile et de prendre en considération le rôle que peut jouer le programme commun AAD dans le cadre du «partenariat européen d’innovation» pour un vieillissement actif et en bonne santé. Ce partenariat pilote, annoncé par l'initiative phare une Union de l'innovation, s’attachera à éliminer les obstacles à une commercialisation à grande échelle d’innovations qui répondent aux défis du vieillissement démographique (voir IP/10/1609).

La Commission favorisera également les synergies entre le PC AAD, les autres programmes de recherche et d'innovation financés par l'UE et l’initiative «2012, année du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle».

Sur la base de ce rapport, la Commission doit à présent réfléchir avec le Parlement européen et le Conseil des ministres de l'UE à la suite de la mise en œuvre de ces propositions d’actions et à l'avenir du programme au-delà de l'échéance initialement prévue de 2013.

Contexte

Le programme commun AAD réunit 20 États membres de l'UE (l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, Chypre, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovénie et la Suède, trois pays associés (Israël, la Norvège et la Suisse) et la Commission européenne.

Il soutient le développement de solutions basées sur les TIC pour bien vieillir qui peuvent être mises sur le marché dans un délai de deux à trois ans et devenir commercialement viables. Cette initiative génère des activités nouvelles et permet de réaliser des économies considérables dans le coût de l'aide sociale et des soins de santé. Par exemple, les solutions en matière de soins à distance peuvent entraîner une réduction de près de 30 % du coût des services de soins.

Au total, les investissements publics et privés réalisés en Europe dans la recherche et l'innovation permettant de vieillir bien s'élèvent à plus d'un milliard d'euros: quelque 600 millions d’euros au titre du programme commun AAD (PC AAD), environ 400 millions d’euros au titre du programme-cadre de recherche de l'UE et, jusqu'à présent, plus de 50 millions d’euros dans le programme d'appui stratégique de l'UE en matière de TIC.

La participation de la Commission au programme d'assistance à l'autonomie à domicile découle du plan d'action «Bien vieillir dans la société de l’information» adopté en 2007 (voir IP/07/831). Son objectif consiste à renforcer la coopération de la recherche entre les États membres en y consacrant les fonds de l'UE adéquats.

Le rapport de la Commission ainsi que l'analyse du groupe d’experts à haut niveau sont disponibles sur le site:

http://ec.europa.eu/information_society/activities/einclusion/research/aal/interim_review/index_fr.htm


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