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L'Union européenne se félicite de l'accord dégagé à Cancún, qui constitue un pas important vers l'établissement d'un cadre mondial sur le climat

European Commission - IP/10/1699   11/12/2010

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IP/10/1699

Cancún, le 11 décembre 2010

L'Union européenne se félicite de l'accord dégagé à Cancún, qui constitue un pas important vers l'établissement d'un cadre mondial sur le climat

L'Union européenne salue l'issue positive de la conférence de Cancún sur le climat. L'accord de Cancún, adopté aujourd'hui, est un ensemble équilibré de décisions concrètes et marque une nouvelle étape importante sur la voie menant à l'établissement d'un cadre complet et juridiquement contraignant sur le climat pour l'après-2012.

Mme Connie Hedegaard, membre de la Commission européenne chargé de l'action pour le climat, a déclaré à ce propos: «L'Union européenne est venue à Cancún avec l'espoir qu'un ensemble important de décisions pragmatiques y soit adopté et que les négociations internationales sur le changement climatique se poursuivent. Nous avons contribué à produire les résultats fructueux que le monde entier attendait et réclamait. Ces deux semaines passées à Cancún ont cependant montré une fois de plus combien le processus en cours est lent et difficile. Chacun de nous doit être conscient que le chemin qu'il nous reste à parcourir pour atteindre l'objectif que nous nous sommes fixé - celui d'établir un cadre international juridiquement contraignant sur le climat - sera long et éprouvant».

Mme Joke Schauvliege, ministre flamande de l'environnement, de la nature et de la culture, qui représente la présidence belge de l'UE à Cancún, s'est exprimée en ces termes: «L'Union européenne a travaillé sans relâche pour servir d'intermédiaire dans les négociations de Cancún tout en défendant sa position. Elle a communiqué en toute transparence sur l'état d'avancement du processus engagé pour mobiliser un financement à mise en œuvre rapide de 7,2 milliards € pour la période 2010-2012 et continuera de le faire chaque année. Nous tenons à féliciter la présidence mexicaine, qui a mené cette conférence de main de maître».

L'accord de Cancún fait fond sur les décisions prises à Copenhague il y a un an et donne la marche à suivre pour réaliser de nouveaux progrès à l'avenir. Il constitue un compromis équilibré entre les différents intérêts en jeu au sein du système des Nations unies. Les éléments clés de cette série de décisions sont les suivants:

  • Un document des Nations unies qui, pour la première fois, reconnaît officiellement la nécessité de limiter le réchauffement à 2 °C au maximum par rapport aux températures de l'ère préindustrielle, et le lancement d'un processus visant à définir une date de plafonnement pour les émissions de la planète et un objectif de réduction de ces émissions pour 2050;

  • Les engagements pris par les pays développés et les pays en développement en ce qui concerne les émissions ont été inscrits dans le processus des Nations unies et un processus a été lancé en vue de les clarifier. L'accord de Cancún reconnaît également qu'il convient d'intensifier d'une manière générale les efforts d'atténuation consentis pour respecter la limite des 2 °C;

  • L'accord sur le lancement d'un processus visant à renforcer la transparence des actions prises pour réduire ou limiter les émissions afin de faciliter le suivi des progrès réalisés;

  • La confirmation de l'objectif que se sont fixé les pays développés d'affecter 100 milliards USD par an jusqu'en 2020 à des actions en faveur du climat dans les pays en développement et la création d'un fonds vert pour le climat par lequel une grande partie des financements transitera;

  • L'accord sur le cadre pour l'adaptation de Cancún destiné à renforcer l'action à mener en ce qui concerne l'adaptation au changement climatique;

  • Le lancement du mécanisme «REDD+» destiné à faciliter la mise en œuvre de mesures de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement;

  • L'accord sur la nécessité d'envisager l'instauration de nouveaux mécanismes applicables au marché du carbone allant au-delà de l'approche par projet;

  • La mise en place d'un mécanisme dans le domaine de la technologie, qui comprendra un comité exécutif pour la technologie et un centre de technologie climatique ayant pour mission de favoriser le développement et le transfert de technologie;

  • L'établissement d’un processus clair de réexamen de la pertinence de l’objectif de limitation du réchauffement global à 2 °C – qui devrait prendre fin en 2015 - et la possibilité de ramener cet objectif à 1,5 °C;

  • La prolongation pour un an des travaux des groupes de travail ad hoc établis sous l'égide de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et du protocole de Kyoto, sans précision sur la forme juridique que revêtirait le résultat de ces négociations.


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