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Bruxelles, le 9 décembre 2010

La Commission lance une stratégie visant à stimuler le développement dans la région du Danube

La Commission européenne a aujourd'hui présenté sa proposition de stratégie de l'UE pour la région du Danube et ses 115 millions d'habitants. Cette initiative vise à développer l'énorme potentiel économique de cette région et à y améliorer les conditions environnementales. En établissant un cadre de coopération à long terme sur un large éventail de questions, la stratégie de l'UE jouera un rôle essentiel dans le renforcement des transports durables, l'interconnexion des systèmes d'énergie, la protection de l'environnement, la préservation des ressources en eau et l'amélioration du climat des affaires. Axée sur la croissance durable, elle représentera également une importante contribution à la réalisation des objectifs de la stratégie Europe 2020. En assurant une cohérence entre différents domaines politiques et une coordination accrue entre les pays participants, elle apportera une valeur ajoutée. En l'absence de nouveaux fonds pour la mise en œuvre de la stratégie, il faudra procéder à une plus grande harmonisation des programmes adoptés par les États du Danube, ce qui signifie que les 100 milliards d'euros accordés à la région dans le cadre de l'exercice financier actuel devront être mieux mis à profit. Cette stratégie propose la création de la deuxième «macrorégion» de l'UE, après celle de la mer Baltique.

Johannes Hahn, membre de la Commission chargé de la politique régionale, a déclaré: «Pendant la période de consultation, les États du Danube ont montré l'intérêt qu'ils portent à la création d'une nouvelle macrorégion au plus haut niveau. La stratégie et le plan d'action que nous proposons reposent sur plus de 800 communications émanant de la région elle-même. Je suis convaincu qu'en mettant l'accent sur des questions primordiales telles que la mobilité, l'énergie, la pollution, l'emploi et la sécurité, la stratégie apportera une réelle contribution à la construction d'un avenir meilleur dans cette partie de l'Europe. Cette deuxième macrorégion de l'UE aura un rôle important à jouer dans l'expérimentation de cette forme de coopération. Je suis persuadé que l'approche macrorégionale peut donner d'excellents résultats, comme nous le voyons déjà dans la région de la mer Baltique.»    

La région du Danube s’étend sur quatorze pays (dont huit États membres de l’Union européenne), de l’Allemagne, à l’ouest, à l’Ukraine, à l’est. Elle doit relever de nombreux défis, dont le potentiel de navigation inexploité, le manque de liaisons routières et ferroviaires, l'absence de coordination des efforts en matière d'éducation, de recherche et d'innovation et les menaces pesant sur l'environnement. La récente catastrophe qu'a connue la Hongrie à la suite du déversement de boues toxiques illustre clairement la nécessité de réunir les efforts au-delà des frontières pour empêcher la propagation de la pollution et lutter contre les effets de tels accidents.

Comme bon nombre de ces défis sont étroitement liés, la coopération dans un cadre «macrorégional» doit aboutir à une coordination plus efficace. Il ne s’agit pas de créer de nouvelles lois ou institutions, mais de resserrer les liens entre les différentes politiques et de coordonner l’action d’un large éventail de parties prenantes. L'objectif est de servir les intérêts de la région dans son ensemble tout en tenant compte de sa diversité.

Même si la stratégie ne bénéficiera d’aucun financement supplémentaire de l'UE, la région dispose déjà de sommes considérables mises à disposition dans le cadre d'une multitude de programmes de l’UE. Il faudra donc mieux mettre à profit les fonds disponibles – ne serait-ce que cent milliards d’euros ont été alloués entre 2007 et 2013 au titre de la politique de cohésion (Fonds européen de développement régional, Fonds de cohésion, Fonds social européen) – et de montrer en quoi une coopération macrorégionale peut contribuer à résoudre des problèmes locaux.

La stratégie comprend un plan d'action détaillé articulé autour des quatre piliers suivants:

  • relier la région Danube (par ex.: amélioration de la mobilité, soutien en faveur de l'énergie durable et promotion de la culture et du tourisme);

  • protéger l'environnement dans la région Danube (par ex.: rétablissement de la qualité de l'eau, gestion des risques environnementaux et préservation de la biodiversité);

  • développer la prospérité dans la région Danube (par ex.: amélioration de la capacité de recherche, de l'éducation et des technologies de l'information, aide à la compétitivité des entreprises et investissements dans les compétences);

  • renforcer la région Danube (par ex.: accroissement de la capacité institutionnelle et amélioration de la coopération pour lutter contre la criminalilté organisée).

La stratégie est d'une durée indéterminée, mais elle comprend plusieurs objectifs limités dans le temps afin de mobiliser les efforts, notamment:

  • augmenter le transport de marchandises sur le Danube de 20 % d'ici à 2020;

  • réduire la quantité de nutriments pour ramener les écosystèmes de la mer Noire au niveaux de 1960, d'ici à 2020;

  • fournir l’accès à l'internet à large bande aux citoyens de l’UE de la région d'ici à 2013;

  • sauvegarder les populations viables d’esturgeons du Danube d'ici à 2020.

Pour atteindre ses objectifs, la stratégie dresse la liste d'une série d'actions qui contribueront aussi, dans une grande mesure, à la réalisation des objectifs plus vastes de la stratégie Europe 2020 pour une croissance durable et intelligente. On peut citer, à titre d'exemple: la modernisation du parc fluvial, la construction de deux ponts sur le fleuve reliant la Roumanie et la Bulgarie, la promotion de la région Danube comme destination touristique, la construction, si nécessaire, d'usines de traitement des eaux usées, la mise en place de centres de recherche communs et l'amélioration des conditions de vie des communautés Roms.

Certains des projets indicatifs énoncés dans le plan d'action sont énumérés dans l'annexe.

Contexte:

Les pays participants sont ceux actuellement engagés dans le processus de coopération pour le Danube (dont huit sont membres de l’Union européenne), à savoir: l'Allemagne (en particulier le Bade-Wurtemberg et la Bavière), l'Autriche, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, la Bulgarie, la Roumanie, la Croatie, la Serbie, la Bosnie-et-Herzégovine, le Monténégro, la Moldavie et l'Ukraine.

La Commission propose la stratégie à la demande du Conseil européen. Ce sont les États membres qui ont demandé à la Commission européenne de faciliter l'élaboration de la stratégie et sa mise en œuvre.

La proposition d'aujourd'hui est le fruit d'une consultation publique et d'une série de débats entre les parties concernées, dont les États membres et les autorités régionales et locales. La stratégie devrait être approuvée par les États membres pendant la présidence hongroise, au cours du premier semestre 2011.

Pour en savoir plus:

http://ec.europa.eu/regional_policy/cooperation/danube/index_en.htm

Annexe:

Exemples de projets présentés dans le plan d'action:

  • Achèvement de projets de transport UE à caractère prioritaire (TEN-T) traversant la région du Danube, comme l'axe autoroutier «Magistrale» reliant Paris à Budapest en passant par Stuttgart, Ulm, Munich, Vienne et Bratislava.

  • Promotion des écotechnologies et protection de la diversité biologique de la région (le bassin du Danube abrite plus de 300 espèces d’oiseaux et il est urgent de veiller à ce que leur existence ne soit pas menacée par la pollution industrielle et agricole).

  • Élaboration de cartes communes des risques d'inondation pour tout le Danube, sur la base d'une large participation des parties prenantes aux niveaux local, régional et national.

  • Amélioration de la navigation sur le Danube, notamment la création de ports de navigation intérieure sur la base d'une analyse générale des besoins en matière de transport et de logistique.

  • Développement des énergies renouvelables, telles que l'énergie hydroélectrique et l'énergie géothermique.

  • Modernisation des liaisons ferroviaires entre les grandes villes.

  • Exécution du projet de coopération «Danube bleu» concernant le traitement des eaux usées urbaines afin de réduire les résidus pharmaceutiques dans l'eau.

  • Mise en œuvre de processus de production éco-efficaces dans les petites entreprises.

  • Déminage des zones susceptibles d'être minées.


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