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Bruxelles, le 28 mai 2009

CSC, libéralisation des marchés et sécurité énergétique dominent l’ordre du jour du dialogue CE-Norvège sur l’énergie

Le captage et le stockage du CO 2 (CSC), la sécurité énergétique en Europe, la libéralisation des marchés de l’énergie et les éoliennes en mer étaient les principaux points abordés aujourd’hui à Bergen (Norvège) par M. Andris Piebalgs, commissaire responsable de l’énergie, et M. Terje Riis-Johansen, ministre norvégien du pétrole et de l’énergie, dans le cadre du dialogue CE-Norvège sur l’énergie. «On n’insistera jamais assez sur l’importance de la Norvège en tant que partenaire énergétique de l’UE. Ce pays n’est pas seulement le second fournisseur de pétrole et de gaz de l’UE; c’est également un acteur majeur sur le marché intérieur de l’énergie et un pionnier des technologies propres telles que le CSC et les énergies renouvelables», a déclaré le commissaire Piebalgs après la réunion.

L’Union européenne et la Norvège sont convaincues que la mise au point et le déploiement à l'échelle planétaire de technologies rentables de captage et de stockage du CO 2 sont essentiels dans la lutte contre le changement climatique. De fait, le dialogue sur l’énergie a suivi de près la conférence intitulée «Fighting Climate Change with Carbon Capture and Storage», organisée par le premier ministre norvégien, Jens Stoltenberg. La Commission européenne a présenté les douze projets de démonstration en matière de CSC qu’elle prévoit de mettre en œuvre d’ici à 2015.

À l’occasion de ce dialogue, la Norvège a manifesté sa volonté de contribuer à la réalisation des ambitions de l’UE dans ce domaine, en faisant du CSC un secteur prioritaire du nouveau mécanisme financier norvégien. La proposition signifie que 20 % des subventions norvégiennes dans le cadre de l’EEE – soit environ 140 millions d’euros pour la période 2009-2014 – seront affectés à ce secteur. La Commission s’est réjouie de la contribution de la Norvège et a convenu de trouver les moyens garantissant que cette participation étaiera les objectifs de l’UE et se fondera sur l'examen d'éligibilité déjà effectué par l’UE. La Norvège, la Commission et les États bénéficiaires poursuivront les pourparlers pour décider comment répartir ces fonds de la manière la plus efficace.

Le dialogue a également porté sur le troisième «paquet» concernant le marché intérieur de l’énergie, entériné en avril. M. Riis-Johansen a félicité M. Piebalgs de l’accord obtenu sur ce train de mesures. Le commissaire et le ministre étaient tous deux d’avis que la sécurité énergétique passe notamment par un bon fonctionnement du marché de l’énergie.

Les deux interlocuteurs se sont dits déçus de la suspension du projet de gazoduc Skanled. Selon eux, «bien que Skanled soit un gazoduc de petite envergure, il contribuerait néanmoins à renforcer la sécurité énergétique de l’Union européenne et à stimuler le développement industriel de l’Est de la Norvège». MM. Piebalgs et Riis-Johansen ont formulé l’espoir que le projet Skanled puisse être relancé lorsque les perspectives économiques deviendront plus favorables.

La rencontre s’est conclue par un échange de vues sur des questions internationales en rapport avec l’énergie.

Contexte

La Norvège est le troisième exportateur mondial de pétrole et de gaz, après l’Arabie saoudite et la Russie. Le pays est le second fournisseur de l’UE pour ces hydrocarbures et lui procure notamment plus de 100 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an. La Norvège est partie à l'accord sur l'Espace économique européen. Elle applique l’essentiel de l’acquis communautaire, et notamment la législation relative au marché intérieur de l’énergie et les politiques d’accompagnement dans ce domaine (concurrence, environnement, protection des consommateurs, programmes de recherche et développement, etc.).

Le 6 juillet 2005, le commissaire responsable de l’énergie, Andris Piebalgs, et le ministre norvégien du pétrole et de l’énergie, Thorhild Widvey, se sont rencontrés à Oslo et sont convenus d’intensifier le dialogue bilatéral sur l’énergie. Le dialogue UE-Norvège sur l’énergie vise essentiellement à coordonner les politiques énergétiques au sens large, notamment en ce qui concerne la recherche et le développement technologique dans le secteur énergétique et les relations avec d’autres pays producteurs d’énergie. Les questions concernant la possibilité d’explorer les ressources énergétiques du grand Nord, dans la zone de la mer de Barents, sont également examinées dans le cadre de ce dialogue. Des réunions entre l’UE et la Norvège sont organisées chaque année au niveau ministériel.


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