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Bruxelles, le 19 janvier 2009

Groupe de coordination pour le gaz: la solidarité fonctionne et le marché gazier de l'UE s'adapte à la crise du gaz

Les mesures d'atténuation prises par les entreprises de l'Union européenne et par les États membres ont permis à la plupart des pays de gérer la situation d'une manière qui occasionne le moins possible de désagréments aux consommateurs. La Bulgarie reste le pays le plus touché mais des mesures ont été proposées pour acheminer du gaz sur son territoire à partir de la Grèce.

Après la rupture inopinée du 7 janvier, le marché intérieur du gaz est parvenu à compenser les volumes manquants dans des pays comme la Slovaquie, l'Autriche, la Hongrie, la Slovénie, la Pologne et même la Croatie. La Bulgarie espère toujours que la Grèce lui fournira du gaz, ce qui ne constituerait qu'une solution partielle. Telles sont les principales conclusions de la réunion du groupe de coordination pour le gaz qui a eu lieu aujourd'hui à Bruxelles pour évaluer la situation dans les États membres touchés par la crise gazière russo-ukrainienne.

Chaque pays concerné a fourni les informations les plus récentes sur les mesures prises pour atténuer les conséquences de la rupture d'approvisionnement, tandis que les représentants du secteur ont confirmé un certain nombre des mesures importantes adoptées dernièrement pour remédier à la situation des pays les plus touchés.

Le groupe a accueilli favorablement les mesures suivantes prises principalement par le secteur:

  • le secteur gazier a pris des mesures pour s'adapter à l'évolution de la situation: en ce qui concerne la Slovaquie, le flux est-ouest a été inversé et l'Allemagne lui a fourni du gaz via la République tchèque; par ailleurs, la Hongrie, la Slovénie, la Croatie, la Serbie et la Bosnie-Herzégovine ont reçu, via l'Autriche, des volumes de gaz supplémentaires de la part notamment des compagnies gazières allemandes;
  • les pays possédant des installations de stockage du gaz ont augmenté le soutirage de leurs stocks; certains d'entre eux ont également pu aider leurs voisins (en particulier la Hongrie, qui a utilisé ses réserves stratégiques pour fournir du gaz à la Serbie);
  • les États membres de l'UE ont augmenté autant que possible leur production de gaz, et le Royaume-Uni a accru ses exportations vers le continent; aux Pays-Bas et au Danemark, des marges de production pourraient également être facilement disponibles et utilisées pour renforcer la capacité de transport dans les prochains jours;
  • la Grèce pourrait – dans une certaine mesure – aider prochainement la Bulgarie en lui fournissant du gaz à partir de son terminal GNL;
  • l'utilisation de GNL, notamment en Grèce et en Belgique.

Des mesures de gestion de la demande ont été largement appliquées, notamment dans les cas où il existait des contrats interruptibles et des possibilités de changer de source d'énergie. Des pays n'ayant pas cette possibilité ont dû cesser d'approvisionner les consommateurs industriels (l'ancienne République yougoslave de Macédoine par exemple).

Ainsi, ces mesures atténuent les effets de la crise dans la plupart des pays concernés, mais la Bulgarie reste le pays le plus touché. Tous les autres pays gèrent actuellement la situation d'une manière qui occasionne le moins possible de désagréments aux consommateurs.

Si les températures ne baissent plus et si les livraisons de gaz complémentaires peuvent être maintenues, les pays concernés (à l'exclusion de la Bulgarie) seraient capables de gérer la situation actuelle pendant plusieurs semaines voire durant tout l'hiver. Toutefois, les adaptations nécessaires entraîneront des coûts supplémentaires pour leurs entreprises.

La Commission appellera à une réunion des directeurs généraux de l'énergie des 27 États membres mercredi prochain afin d'étudier la situation énergétique d'un point de vue plus général. Parallèlement, le commissaire Piebalgs a demandé à M. Dominique Ristori, directeur adjoint à la DG «Énergie», de partir ce soir pour la Bulgarie et la Slovaquie afin d'évaluer la situation sur place et de cerner les solutions possibles. Il a également demandé à M. Fabrizio Barbaso, lui aussi directeur adjoint à la DG «Énergie», de se rendre dans les pays des Balkans appartenant à la Communauté de l'énergie les plus touchés. Sa mission débutera demain matin en Croatie.

La situation reste tendue et la chute des températures dans les prochains jours pourrait aggraver la situation, notamment si les contrats à cour terme conclus au niveau sectoriel ne pouvaient pas être prolongés. La Commission demande donc à la Russie de reprendre au plus tôt ses livraisons de gaz via l'Ukraine.

La Commission européenne tient à remercier la Norvège, l'Algérie et la Libye, des pays partenaires de l'Union européenne, qui, en cette période de crise, approvisionnent régulièrement l'Union européenne en gaz naturel et augmentent même leurs livraisons.

Le groupe de coordination pour le gaz n'a pas fixé de nouvelle date pour sa prochaine réunion, mais il est disposé à revenir à Bruxelles la semaine prochaine si la situation l'exige.

Contexte

Le groupe de coordination pour le gaz a été créé en 2006 par la directive 2004/67/CE concernant des mesures visant à garantir la sécurité de l'approvisionnement en gaz naturel. Présidé par la Commission européenne, il est composé de représentants des États membres, des organisations européennes du secteur gazier et des consommateurs. Il se réunit régulièrement (au minimum 4 fois par an) pour échanger des informations et élaborer des mesures à court et à long terme visant à renforcer la sécurité de l'approvisionnement en gaz de l'Union européenne.


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