IP/09/757
Bruxelles, le 13 mai 2009
Le projet vise à doter la capitale fédérale de l'Allemagne d'un seul et unique aéroport. Depuis la réunification, Berlin présentait la particularité d'être desservi par trois aéroports: Tempelhof, Tegel et Berlin-Schönefeld. L'aéroport de Tempelhof, qui était situé à l'intérieur de la ville, a été fermé à la fin de 2008. Schönefeld sera étendu pour accueillir le nouvel aéroport BBI. Quant à Tegel, il fermera ses portes dès l'ouverture du nouvel aéroport.
En concentrant l'activité aérienne sur un seul aéroport à l'extérieur de la ville, les nuisances sonores et les émissions de polluants seront réduites. En effet, plus aucun avion ne survolera les zones à forte densité de population du centre-ville. De plus, l'amélioration du rendement énergétique des bâtiments du nouvel aéroport ultramoderne entraînera une réduction des émissions de CO2.
Le projet d'investissement concerne la construction, sur le site de l'aéroport existant de Berlin-Schönefeld, d'un nouvel aéroport équipé de deux pistes parallèles et capable d'accueillir 45 millions de passagers par an. Toutefois, la capacité initiale du nouveau terminal sera comprise entre 22 et 25 millions de passagers. Le coût total de l'investissement (3,6 milliards d'euros) sera financé en partie par les augmentations de capital réalisées par l'actionnaire public de l'exploitant aéroportuaire (654,5 millions d'euros), un prêt intégralement garanti de 2,4 milliards d'euros et une aide à la construction de la route privée de l'aéroport de 74 millions d'euros. Le reste de l'investissement sera financé sur les ressources propres de l'aéroport. L'intensité maximale de l'aide s'élève à 27 %.
La Commission a décidé d'approuver cette mesure, car elle ne porte pas préjudice à l'intérêt commun: elle est en effet nécessaire et proportionnée à l’objectif d'intérêt communautaire fixé[1].
[1] Lignes directrices communautaires sur le financement des aéroports et les aides d’État au démarrage pour les compagnies aériennes au départ d’aéroports régionaux (JO C 312 du 9.12.2005, p. 1).