IP/09/663
Bruxelles, le 29 avril 2009
Louis Michel, membre de la Commission chargé du développement et de l’aide humanitaire, s'est exprimé en ces termes: «Cette série de projets témoigne de la détermination de l'Europe à aider les pays en développement à remettre leur agriculture sur pied et à aider les populations défavorisées à améliorer leur sécurité alimentaire. En cette période de difficultés économiques mondiales, l'agriculture peut offrir de bonnes perspectives de croissance aux nations en développement et contribuer à la relance de leurs économies, raisons pour laquelle l'aide de l'Europe dans ce secteur est aussi cruciale.»
Contexte:
Le 18 décembre 2008, le Parlement européen et le Conseil ont adopté un règlement instituant une «facilité alimentaire» d'1 milliard €, principale réaction de l’UE à l’aggravation de la situation alimentaire mondiale enregistrée en 2007/2008. La décision de financement arrêtée ce jour a été approuvée par le Parlement européen et les États membres de l'UE.
À mi-chemin entre l’aide d’urgence et la coopération au développement à moyen et à long terme, la «facilité alimentaire» est prévue pour une durée de trois ans (2009-2011) et soutiendra les trois types d'activités suivants:
La décision de financement adoptée ce jour par la Commission soutient, à concurrence de 194 millions €, des projets et des programmes en faveur de 23 pays en développement: Bénin, Bolivie, Burundi, Cambodge, Guatemala, Jamaïque, Kenya, République kirghize, Laos, Lesotho, Madagascar, Mozambique, Népal, Nicaragua, Niger, territoires palestiniens, Philippines, Sénégal, Somalie, Sri Lanka, Togo, Yémen et Zambie. Cinq de ces pays - le Kenya, le Burundi, les territoires palestiniens, les Philippines et le Mozambique - sont déjà couverts par la première décision de financement (lien: IP/09/490 première décision). Les fonds transiteront par des organisations internationales: l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA), le Programme alimentaire mondial (PAM), la Banque mondiale, l'UNICEF et des agences spécialisées telles que le Bureau international des ressources animales (IBAR, pour le bétail en Somalie) et l'UNRWA (dans les territoires palestiniens).
Une deuxième partie de l'enveloppe globale de 394 millions € - d'un montant de 200 millions € - transitera par des acteurs non étatiques, tels que des ONG et le secteur privé. En mai, la Commission les invitera officiellement à présenter les propositions financières relatives à leurs projets. Trente-cinq pays en développement peuvent bénéficier de projets dans le cadre de cette deuxième tranche.
Le 30 mars, la Commission a adopté sa première décision de financement au titre de la «facilité alimentaire» portant sur le financement de projets d'un montant total de 314 millions € en faveur de 23 (autres) pays en développement d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine (lien: IP/09/490 première décision).
La décision de la Commission souligne le rôle important joué par l'Union européenne en tant que premier partenaire mondial dans l'amélioration de la sécurité alimentaire à travers le globe. Les projets qui seront financés amélioreront les conditions de vie de millions de personnes, parmi les plus pauvres, en Afrique, en Asie et en Amérique latine.
Pour plus d'informations:
Communiqué de presse - IP/09/490.
Mémo – Facilité alimentaire – Aperçu de la programmation: MEMO/09/138