IP/09/594
Bruxelles, le 20 avril 2009
Mme Meglena Kuneva, commissaire chargée de la protection des consommateurs, a déclaré à ce propos: «Ce rapport montre clairement que tout laxisme est exclu lorsqu'il s'agit de sécurité. En 2009, le défi le plus important consistera à veiller à ce que la sécurité des produits ne soit pas négligée en ces temps de crise financière, à ce que les entreprises continuent à respecter leurs obligations envers les consommateurs et à ce que les États membres allouent des ressources suffisantes aux mesures destinées à faire respecter la législation. La sécurité n'est pas un luxe. Le rapport montre clairement les importants défis auxquels nous sommes confrontés, et qu'il ne saurait être question de réduire les dépenses ou de lésiner sur les coûts quand la sécurité est en jeu. En période de crise économique, lorsque le prix devient un facteur déterminant dans le choix des consommateurs, nous devons au contraire redoubler d'efforts et rester particulièrement vigilants.»
Le nombre des produits dangereux notifiés ne cesse de croître
Le nombre total des notifications diffusées à travers le système RAPEX a augmenté graduellement depuis 2004 (année où la directive relative à la sécurité générale des produits, l'une des bases juridiques du système, a été transposée dans les législations nationales par les États membres). En cinq ans, le nombre de notifications a quadruplé, passant de 468 en 2004 à 1 866 en 2008. En 2008, leur nombre a augmenté de 16% par rapport à 2007.
Cette augmentation s'explique par l’efficacité accrue de l'action répressive des autorités nationales dans le domaine de la sécurité des produits, par une plus grande prise de conscience de leurs obligations par les entreprises, par une coopération renforcée avec les pays tiers et par un travail en réseau coordonné par la Commission européenne dans l'ensemble des États membres.
Tous les pays contribuent au système RAPEX
Les pays de l'Union européenne ont tous participé au système RAPEX par la détection et la notification de produits dangereux et le suivi approprié des informations reçues. Douze d'entre eux ont même développé leur activité dans ce domaine en notifiant davantage de produits qu'en 2007. Les pays qui ont transmis le plus d'alertes sont l'Allemagne (205), l'Espagne (163), la Slovaquie (140), la Grèce (132) et la Hongrie (129). À eux cinq, ces pays sont à l'origine de 50% de toutes les notifications RAPEX de produits exposant les consommateurs à un risque grave.
Les jouets, les appareils électriques et les véhicules à moteur viennent en tête
À eux seuls, les jouets (498 alertes), les appareils électriques (169 alertes) et les véhicules à moteur (160 alertes) ont représenté 53% de l'ensemble des notifications de produits à haut risque en 2008. Ces résultats sont similaires aux données RAPEX de 2007. Avec 140 alertes, les produits textiles, vêtements compris, sont venus en quatrième place des types de produits les plus fréquemment notifiés via RAPEX en 2008.
Accroissement du nombre des notifications de produits originaires de Chine
Au total, 909 notifications de produits à haut risque transmises via le système RAPEX en 2008 concernaient des produits fabriqués en Chine. Le nombre des notifications RAPEX relatives à des produits chinois est passé de 52% en 2007 à 59% en 2008. Cette tendance croissante est à mettre en relation avec un certain nombre de facteurs, notamment l'augmentation des importations européennes en provenance de Chine, la vigilance particulière des autorités de contrôle nationales vis-à-vis des produits d'origine chinoise et la coopération plus efficace entre l'Union européenne et la Chine.
Le rapport indique que les autorités chinoises adoptent de plus en plus de mesures restrictives sur leur propre marché, se fondant pour cela sur les informations fournies par l’application «RAPEX-CHINA» (créée en septembre 2006). Les mesures correctives prises par les autorités chinoises sont communiquées à la Commission grâce à un système de rapports trimestriels introduit en 2007. Depuis la mise en place de l’application, l'AQSIQ (administration générale de la supervision de la qualité et des services de quarantaine et d'inspection de la République populaire de Chine) a enquêté sur 669 notifications RAPEX. Dans 352 cas (53%), l'enquête a conduit à l'adoption de mesures préventives ou restrictives (telles que l'interdiction/l'arrêt des exportations ou la surveillance renforcée du fabricant/de l'exportateur chinois), que ce soit par l'AQSIQ ou par le fabricant/l'exportateur, à titre volontaire.
Pour de plus amples informations, voir: MEMO/09/167