IP/09/333
Bruxelles, le 27 février 2009
Mme Neelie Kroes, membre de la Commission chargée de la concurrence, s’est exprimée en ces termes: «Ces deux mesures aideront les entreprises dans le contexte actuel de resserrement du crédit, que ce soit avec les garanties de prêts ou avec les bonifications d'intérêts. Les prêts à taux réduit prévus pour les produits écologiques aideront également les entreprises à faire évoluer leurs modèles commerciaux dans le respect des objectifs de l'UE en matière d'environnement. Je me félicite de la bonne coopération menée avec les autorités britanniques, qui nous a permis d'évaluer rapidement les mesures notifiées à la Commission le 10 février 2009.»
L'exposition cumulée autorisée pour les deux mesures s'élèvera à 8 milliards de livres sterling. Les garanties de prêts seront préférées aux bonifications d'intérêts dans la mesure du possible, même si les autorités britanniques ne sont pas en mesure à ce stade de déterminer des budgets distincts pour chaque mesure.
En ce qui concerne les garanties, le régime constitue un cadre national autorisant les autorités nationales, régionales et locales au Royaume-Uni à octroyer des garanties subventionnées couvrant des crédit-fonds de roulement ou des crédits d'investissement. La garantie sera d'une durée maximale de dix ans. La prime doit être calculée sur la base des règles relatives à la «sphère de sécurité» énoncées dans l'encadrement temporaire modifié. En outre, au cours des deux premières années, le coût de la prime pourra être subventionné à hauteur de 25 % pour les PME ou de 15 % pour les grandes entreprises.
S'agissant des prêts bonifiés en faveur des produits écologiques, l'investissement doit porter sur des produits qui respecteront ou dépasseront les futures normes de produits de la Communauté dans le domaine de l'environnement. Les autorités britanniques ont indiqué que la mesure concernerait dans un premier temps les normes applicables à l'industrie automobile, mais qu'elle ne resterait pas limitée à ce secteur. Les prêts bonifiés peuvent être octroyés jusqu'au 31 décembre 2010 pour une durée maximale de deux ans. La réduction ne peut dépasser 50 % du taux d'intérêt de référence pour les petites et moyennes entreprises (PME) et 25 % pour les grandes entreprises, et doit prendre en compte le profil de risque de l'entreprise lors de l'octroi du prêt. Le régime d'aide s'applique uniquement aux entreprises qui n'étaient pas en difficulté au 1er juillet 2008 ou qui ne l'étaient pas, mais qui ont connu entre-temps des difficultés liées à la crise économique. Enfin, les rapports de suivi qui devront être établis par les autorités britanniques doivent comporter des renseignements complémentaires, notamment sur les secteurs d'activité concernés et les effets bénéfiques de la mesure sur l'environnement.
Pour le Royaume-Uni, les garanties de prêts et les bonifications d'intérêts sont les deuxième et troisième mesures autorisées en vertu de l'encadrement temporaire des aides d'État, après le régime prévoyant d'accorder des aides d'un montant maximal de 500 000 euros (N 43/2009, voir IP/09/215).
La décision sera publiée dans le registre des aides d'État sous le numéro N 72/2009 sur le site internet de la DG concurrence, une fois que tous les problèmes de confidentialité auront été résolus. Le bulletin d'information électronique State Aid Weekly e-News donne la liste des dernières décisions relatives aux aides d'État publiées au Journal officiel et sur Internet.