IP/09/221
Bruxelles, le 5 février 2009
Règlement sur l’alimentation
animale : la Commission se réjouit du vote du Parlement
européen
Aujourd’hui, le Parlement européen a
adopté en première lecture un règlement visant à remplacer
la législation actuelle sur la mise sur le marché et l'utilisation des
aliments destinés aussi bien aux animaux d’élevage qu’aux
animaux domestiques; le texte se fondait sur une proposition de la Commission
soumise il y a moins d’un an. La nouvelle législation simplifie
considérablement les procédures en vigueur et améliore les
informations dont disposeront les éleveurs et les propriétaires
d'animaux de compagnie concernant les aliments qu'ils achètent pour leurs
animaux. Elle contribuera à promouvoir l’innovation et la
compétitivité dans le secteur européen des aliments pour animaux
et aboutira à l'établissement d’un marché unique plus
intégré pour ces produits, en réduisant les contraintes
administratives imposées aux exploitants du secteur.
La commissaire européenne à la santé,
Androulla Vassiliou, a déclaré: «Je suis extrêmement
heureuse que le Parlement européen et le Conseil soient parvenus aussi
rapidement à un accord sur cette proposition, qui est d’une
importance majeure. Ces nouvelles dispositions législatives
représentent un pas en avant considérable pour la simplification et la
modernisation des procédures d’étiquetage et de
commercialisation des aliments destinés au bétail et aux animaux
domestiques. Le nouveau règlement accroîtra l’efficacité de
l’ensemble du système, tout en maintenant le niveau élevé
de protection garantissant, dans l’Union européenne, la santé et
le bien-être des animaux ainsi que la sécurité de
l’alimentation humaine et animale. Parallèlement, le secteur de
l’élevage dans l'Union gagnera en clarté et pourra devenir plus
compétitif.»
Le nouveau règlement respecte les conditions modernes de mise sur le
marché, répond aux différents besoins en information de
catégories spécifiques d’acheteurs (éleveurs professionnels
ou simples propriétaires d’animaux domestiques), et prend en
considération des modes élaborés de commercialisation tels que la
vente par internet. En outre, il instaure une nouvelle démarche de
coréglementation qui, moyennant l’approbation de la Commission,
délègue des compétences aux exploitants du secteur de
l’alimentation animale, dans des domaines non liés à la
sécurité alimentaire. Simplifiant considérablement la
législation en vigueur, il réduit les lourdeurs administratives pour
l'ensemble des parties prenantes.
Les dispositions du texte portent principalement sur les sujets suivants:
- la responsabilité des exploitants du secteur de l’alimentation
animale;
- l’établissement d’une liste négative de substances
prohibées dans l’alimentation animale;
- la mention obligatoire de certaines indications sur l'étiquette des
matières premières des aliments pour animaux et sur celle des aliments
mélangés pour animaux. Des exigences impératives
spécifiques en matière d'étiquetage sont établies pour les
matières premières des aliments, les aliments composés (y compris
ceux destinés aux animaux domestiques) et les aliments
diététiques pour animaux. Toute allégation concernant un aliment
destiné à des animaux doit être dûment justifiée;
- la création de codes de bonnes pratiques concernant
l’étiquetage des aliments destinés respectivement au bétail
et aux animaux de compagnie, dans le cadre de la coréglementation; il
s’agit d’élaborer des codes communautaires de bonnes pratiques
d’étiquetage dans la perspective de l’étiquetage
facultatif, précisant par exemple la teneur en poulet d’un aliment
destiné aux animaux domestiques dont l’étiquette porte la
mention «Contient du poulet», ou les règles
d’étiquetage relatives aux additifs utilisés dans
l’alimentation animale;
- l’établissement d’un catalogue communautaire des
matières premières entrant dans l’alimentation animale, dans le
cadre de la coréglementation. Le règlement confie la
responsabilité d'actualiser la liste communautaire des matières
premières des aliments pour animaux, qui recense les ingrédients les
plus pertinents présents dans ces aliments, non plus au législateur,
mais aux exploitants du secteur de l’alimentation animale. Cette mesure
améliorera la transparence sur le marché, car la liste des
matières premières reflétera mieux les compositions actuelles et
intégrera plus rapidement les innovations, telles que les coproduits issus
de la production de biocarburants.
La Commission se félicite du
travail effectué par le Parlement européen et le Conseil, car les
principaux objectifs de la proposition initiale ont été maintenus dans
le texte résultant de la procédure de codécision.
Après leur adoption formelle par le Conseil, les nouvelles dispositions
entreront en vigueur dans le courant de l’année.
Pour en savoir plus, veuillez consulter le site:
http://ec.europa.eu/food/food/animalnutrition/labelling/index_en.htm
MEMO/08/138