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IP/09/1815

Bruxelles, le 25 novembre 2009

Sciences en Europe: encore trop peu de femmes

En Europe, les femmes ne représentent que 30 % des chercheurs et 18 % des professeurs titulaires de chaire, selon la dernière édition de «She Figures», une enquête consacrée aux statistiques et aux indicateurs relatifs à l’égalité entre les hommes et les femmes dans les sciences, qui a été publiée aujourd’hui par la Commission européenne 1 . Même si, parmi les chercheurs, le nombre de femmes augmente plus vite que le nombre d’hommes (entre 2002 et 2006, +6,3 % par an contre +3,7 %) et si la proportion de femmes titulaires d’un doctorat a progressé (+6,8 % au cours de la même période), la sous-représentation des femmes dans les disciplines et les carrières scientifiques demeure un défi important à relever en Europe. La publication de «She Figures 2009» coïncide avec le 10 e anniversaire du groupe d'Helsinki «Femmes et sciences», au sein duquel les États membres de l'Union européenne et la Commission collaborent afin de remédier aux inégalités entre hommes et femmes dans le monde scientifique.

«Quelques tendances positives se dégagent, mais le fait que les femmes restent sous-représentées dans les professions scientifiques devrait tous nous inquiéter. Cette inégalité entre les hommes et les femmes constitue un gaspillage d'opportunités et de talents que l'Europe ne peut pas se permettre. Le problème ne se résoudra pas en un jour: nous devons aplanir les obstacles structurels qui se présentent tout au long du parcours professionnel des femmes scientifiques. La Commission européenne continuera à soutenir des actions destinées à améliorer le statut des femmes dans le monde scientifique et leur niveau de participation. Il y va de l'intérêt non seulement de la science européenne, mais aussi de notre société et de notre économie» , a déclaré M. Janez Potočnik, membre de la Commission responsable de la science et de la recherche.

Le rapport «She Figures 2009» montre que les femmes ne représentent encore que 37 % des chercheurs dans le secteur de l’enseignement supérieur (HES), 39 % dans le secteur de l’État (GOV) et 19 % dans le secteur des entreprises. Au cours de la période examinée, dans l’UE, le nombre total de femmes parmi les chercheurs a augmenté dans presque toutes les disciplines scientifiques. Les taux de croissance les plus élevés ont été observés dans les domaines des sciences médicales (HES: +5,6 %; GOV: +12 %), des sciences humaines (HES: +6,8 %; GOV: +4 %), de l'ingénierie et de la technologie (HES: +6,7 %; GOV: +10 %) ainsi que des sciences sociales (HES: +6,5 %; GOV: +3 %).

L’analyse des carrières des femmes et de celles des hommes dans le secteur de l'enseignement supérieur confirme l’existence d’un phénomène de «ségrégation verticale» qui fait que, dans les établissements universitaires, la majorité des femmes occupent des postes peu élevés dans la hiérarchie. Les femmes représentent 59 % des diplômés, mais seulement 18 % des professeurs titulaires de chaire en Europe. Cette sous-représentation est encore plus marquée dans le domaine des sciences et de l’ingénierie, où seuls 11 % des professeurs sont des femmes. «She Figures 2009» nous apprend aussi que dans l’Europe des 27, en moyenne, 13 % seulement des établissements d’enseignement supérieur sont dirigés par des femmes.

Une autre conclusion est qu’il n’existe pas de différence majeure entre les 15 membres les plus anciens de l’UE et les 12 États qui ont rejoint celle-ci plus récemment.

En conséquence, malgré certains progrès du point de vue du nombre de femmes actives dans la science et la recherche, le rapport souligne qu'un changement structurel durable et profond est nécessaire dans les universités et les instituts de recherche afin d’encourager une plus grande mixité dans tous les domaines d'étude et à tous les échelons des carrières scientifiques.

Quelles sont les prochaines étapes?

Le rapport «She Figures» est publié tous les trois ans par la Commission européenne. La prochaine édition verra donc le jour en 2012. En attendant, la Commission a lancé deux appels à propositions de recherche: l’un offre à des consortiums composés d'instituts de recherche et d'universités la possibilité de concevoir et de mettre en œuvre des plans d'action destinés à renforcer le rôle des femmes scientifiques et à améliorer leur image; l’autre vise à subventionner la réalisation d'études et la collecte de données concernant la situation des femmes dans les milieux scientifiques de la région méditerranéenne.

Contexte

«She Figures 2009» offre un panorama complet de la situation des femmes dans le monde scientifique, de l’enseignement supérieur au marché de l’emploi, dans les 27 pays de l'UE ainsi qu’en Croatie, en Islande, en Israël, en Norvège, en Suisse et en Turquie. Ce rapport contient des données détaillées sur les femmes chercheurs en Europe, notamment leur nombre, leur répartition par discipline scientifique, leur niveau hiérarchique et leur accès aux postes décisionnels.

Les rapports «She Figures» 2003, 2006 et 2009 ont été réalisés par la Commission européenne (DG Recherche, Eurostat) et le groupe d'Helsinki «Femmes et sciences».

Pour de plus amples informations:

«She Figures 2009»:

http://ec.europa.eu/research/science-society/index.cfm?fuseaction=public.topic&id=126

les femmes et la science:

http://ec.europa.eu/research/science-society/index.cfm?fuseaction=public.topic&id=27

appels à propositions:

http://cordis.europa.eu/fp7/dc/index.cfm?fuseaction=UserSite.CapacitiesDetailsCallPage&call_id=271

Voir aussi le MEMO/09/519

1 :

Chiffres de 2006.


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