Chemin de navigation

Left navigation

Additional tools

Prévisions d'automne pour 2009-2011: l'économie européenne est sur la voie d'une relance graduelle

Commission Européenne - IP/09/1663   03/11/2009

Autres langues disponibles: EN DE DA ES NL IT SV PT FI EL CS ET HU LT LV MT PL SK SL BG RO

IP/09/ 1663

Bruxelles, le 3 novembre 2009

Prévisions d'automne pour 2009-2011: l'économie européenne est sur la voie d'une relance graduelle

Selon les prévisions d'automne de la Commission, l'économie européenne sortira de la récession au deuxième semestre de cette année, même si pour l'ensemble de l'année 2009 le PIB devrait reculer de quelque 4 %. Une relance progressive semble s'amorcer, et le PIB devrait progresser de ¾ % en 2010 et d'environ 1½ % en 2011 selon les prévisions. Le redémarrage de l'activité fait suite à l'amélioration de la conjoncture internationale et des conditions financières ainsi qu'aux mesures significatives mises en place dans le cadre de la politique monétaire et budgétaire. Par la suite, un certain nombre de facteurs pourraient freiner la demande privée et donc limiter la vigueur de la relance. La situation restera difficile sur le marché de l'emploi avec un taux de chômage qui devrait atteindre 10¼ % dans l'UE. Le déficit public devrait lui aussi se creuser, pour atteindre 7½ % du PIB en 2010 avant de retomber légèrement en 2011 lorsque l'économie se redressera et que les mesures temporaires seront progressivement abandonnées.

« L'économie de l'UE sort de la récession. Ceci est du, en grande partie, aux mesures ambitieuses déployées par les gouvernements, les banques centrales et l'UE, qui ont non seulement permis d'éviter l'effondrement du système mais qui ont également favorisé la relance. Toutefois, des défis majeurs doivent être relevés. Pour assurer une relance soutenue et durable, il est essentiel que nous mettions en œuvre toutes les mesures annoncées et que nous terminions d'assainir le secteur bancaire. Par ailleurs, nous devons commencer à travailler davantage à moyen terme, et déterminer de quelle manière nous pouvons le mieux corriger les effets néfastes de la crise sur les marchés de l'emploi, les finances publiques et la croissance potentielle», a déclaré Joaquín Almunia, le commissaire responsable des affaires économiques et monétaires.

Après voir traversé la récession la plus profonde, la plus longue et la plus étendue de son histoire, l'économie de l'UE est aujourd'hui arrivée à un tournant. La situation économique et les conditions financières se sont nettement améliorées ces derniers mois, principalement grâce aux actions sans précédent menées dans le cadre de la politique budgétaire et monétaire. Aujourd'hui, plusieurs indicateurs financiers sont revenus à leur niveau d'avant la crise, et la confiance remonte. Les perspectives se sont également améliorées pour la croissance et les échanges au niveau mondial, en particulier dans les économies des pays émergents. Dans ce contexte, et compte tenu de l'ajustement favorable des stocks, la croissance du PIB de l'UE et de la zone euro devrait redevenir positive durant le deuxième semestre de cette année.

Perspective d'une relance progressive

L'amélioration des perspectives à court terme dans l'UE et ailleurs est en partie le résultat de facteurs temporaires. Comme l'impact de ces facteurs s'estompera en 2010, l'activité mondiale devrait connaître une phase difficile. La croissance des exportations de l'UE ne devrait donc s'améliorer que progressivement au cours de la période de prévision. La demande intérieure est également confrontée à un certain nombre de contraintes. Compte tenu d'une faible utilisation des capacités, de la faiblesse relative de l'évolution prévue de la demande, d'une progression limitée de la rentabilité et d'une croissance encore modérée du crédit, l'investissement ne devrait pas redémarrer avant 2011. Bien que la consommation privée ait été un facteur de stabilité durant la récession, les dépenses futures des ménages seront sans doute freinées par la nécessité d'assainir leurs budgets et par les perspectives peu rassurantes du marché de l'emploi. Les retombées attendues de la crise financière sur la production potentielle devraient elles aussi freiner la relance. Par conséquent, après une première phase de rebond, la croissance du PIB dans l'UE et dans la zone euro devrait fléchir quelque peu avant de regagner du terrain durant le deuxième semestre de 2010 et par la suite, selon les prévisions.

Le marché de l'emploi et les finances publiques sont sous pression

Si le marché de l'emploi de l'UE a résisté mieux que prévu à la récession (principalement grâce à des mesures politiques de court terme, aux réformes passées et à la rétention de main d'œuvre dans certains États membres), on prévoit une augmentation des pertes d'emploi durant les prochains trimestres. Une contraction de l'emploi d'environ 2¼ % est prévue pour cette année, et une nouvelle diminution d'environ 1¼ % en 2010. On peut prévoir une stabilisation progressive de l'emploi vers la fin de 2010 et au cours de l'année 2011 lorsque la relance sera confirmée.

Les finances publiques ont été durement touchées. Le déficit public devrait tripler cette année dans l'UE (pour atteindre près de 7 % du PIB, contre 2¼ % en 2008) et progresser encore en 2010 pour s'établir à quelque 7½ %. Cette détérioration fait suite notamment au fonctionnement des stabilisateurs automatique et aux mesures discrétionnaires adoptées pour soutenir l'économie, mais reflète également une chute des recettes plus marquée que prévu à la suite du ralentissement de l'activité. Le déficit devrait se contracter légèrement pour repasser sous le seuil de 7 % du PIB en 2011, lorsque l'activité se redressera et que les mesures temporaires seront abandonnées. Toutefois, le taux d'endettement devrait continuer de croître.

L'inflation reste modérée

L'inflation de l'UE et de la zone euro devrait enregistrer un léger rebond par rapport à son niveau actuel très faible, mais rester limitée durant la période de prévision. En moyenne, l'inflation basée sur l'IPCH devrait dépasser légèrement 1 % en 2010 et s'établir à environ 1½ % en 2011 dans les deux zones. La progression des prix des produits de base devrait exercer des pressions à la hausse sur l'inflation, mais la morosité et la faible croissance des salaires devraient les freiner.

L'incertitude demeure élevée

L'économie de l'UE sort de la récession, mais les perspectives demeurent très incertaines, et il subsiste des risques non négligeables mais qui dans l'ensemble, se neutralisent mutuellement. La relance pourrait surprendre par sa vigueur si les mesures politiques sont plus efficaces que prévu pour assainir le secteur financier et relancer la confiance, ou si la demande mondiale augmente plus que prévu. En revanche, l'incidence des faiblesses du marché de l'emploi et des contraintes à l'investissement pourrait être plus importante que prévu. De plus, si le secteur bancaire n'est pas totalement assaini, il ne sera peut-être pas en mesure d'apporter un soutien suffisant à la relance. Les risques pesant sur l'inflation semblent eux aussi se neutraliser mutuellement.

Les tableaux ci-dessous et le document dans sa version intégral e se trouvent à l'adresse:

http://ec.europa.eu/economy_finance/thematic_articles/article16051_en.htm

Figures and graphics available in PDF and WORD PROCESSED


Figures and graphics available in PDF and WORD PROCESSED


Figures and graphics available in PDF and WORD PROCESSED


Figures and graphics available in PDF and WORD PROCESSED



Side Bar

Mon compte

Gérez vos recherches et notifications par email


Aidez-nous à améliorer ce site