Navigation path

Left navigation

Additional tools

Changement climatique: la Commission présente un plan de financement mondial en vue d'une action de grande envergure de la part des pays en développement

European Commission - IP/09/1297   10/09/2009

Other available languages: EN DE ES PT EL

IP/09/1297

Bruxelles, le 10 septembre 2009

Changement climatique: la Commission présente un plan de financement mondial en vue d'une action de grande envergure de la part des pays en développement

La Commission européenne a présenté aujourd’hui des orientations visant à augmenter le financement international destiné à aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique. Cette initiative vise à optimiser les chances de conclure un accord mondial ambitieux sur le changement climatique lors de la conférence des Nations unies sur le climat, qui se tiendra à Copenhague en décembre. D’ici à 2020, les pays en développement devront probablement supporter des coûts annuels d’environ 100 Mrd € pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et s’adapter aux conséquences du changement climatique. La majeure partie du financement nécessaire proviendra de sources nationales et d’un marché du carbone international élargi, mais un financement public international de quelque 22 à 50 Mrd € par an devrait également être nécessaire. La Commission propose que les pays industrialisés et les pays en développement les plus avancés sur le plan économique apportent ce financement public en fonction de leur part de responsabilité dans les émissions et de leur capacité contributive. En supposant qu’un accord ambitieux soit conclu à Copenhague, la contribution de l’UE pourrait ainsi être comprise entre 2 et 15 Mrd € par an d’ici à 2020.

Le président Barroso a déclaré à ce propos: «À moins de 90 jours du sommet de Copenhague, nous devons progresser sensiblement dans ces négociations. C’est pourquoi la Commission présente aujourd’hui la première proposition significative concernant les possibilités de financement de la lutte contre le changement climatique. Les montants concernés sont potentiellement élevés, et à la fois ambitieux et justes. Je suis convaincu que l’Europe continuera de jouer un rôle de premier plan, mais il est indispensable que les pays développés et les pays en développement les plus avancés sur le plan économique apportent également leur contribution.»

M. Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l'environnement, a ajouté: «L’Union européenne a montré la voie en s’engageant à pratiquer d’ambitieuses réductions de ses émissions et en approuvant les mesures nécessaires pour atteindre ces objectifs. La réalisation de notre objectif de réduction fixé à Kyoto est en bonne voie. Il nous faut à présent sortir les négociations en vue de Copenhague de l’impasse dans laquelle elles se trouvent. C’est pourquoi la Commission présente un plan équilibré en vue du financement des actions nécessaires pour aider les pays en développement à limiter l’augmentation de leurs émissions et à s’adapter au changement climatique. Notre initiative reflète la priorité stratégique que nous accordons à la conclusion à Copenhague d'un accord substantiel.»

Négociations internationales

Les négociations pour l’élaboration d’un accord international sur le changement climatique, qui succèdera au protocole de Kyoto, devraient se conclure lors de la conférence sur le climat qui se tiendra à Copenhague du 7 au 18 décembre prochains. L’UE fait pression en faveur d’un accord ambitieux et global qui permettra d’éviter que le réchauffement climatique n’atteigne les niveaux dangereux – plus de 2 °C au-dessus de la température de l'ère préindustrielle – prévus par la communauté scientifique.

Besoins en matière de financement

Selon les meilleures estimations de la Commission et en supposant qu’un accord international ambitieux soit co nclu, les pays en développement auront besoin d'un financement d'environ 100 Mrd € par an d'ici à 2020 pour atténuer leurs émissions et s'adapter au changement climatique.

Trois principales sources de financement devraient permettre de satisfaire ces besoins. Les ressources nationales publiques et privées dans les pays en développement pourraient couvrir entre 20 et 40 % des besoins, le marché international du carbone environ 40 %, le reste pouvant être pris en charge par le financement public international.

1. Ressources nationales

Dans les pays en développement comme dans les pays industrialisés, un financement privé provenant de sources nationales devra fournir une large part de l’investissement nécessaire pour réduire les émissions.

2. Marché du car bone élargi

La Commission estime qu’un marché du carbone international élargi et bien conçu pourrait apporter aux pays en développement des flux financiers pouvant atteindre 38 Mrd € par an d’ici à 2020. Cela suppose toutefois que, comme le préconise l’UE, les pays développés adoptent un objectif collectif de 30 % de réduction des émissions et qu’un mécanisme sectoriel d’octroi de crédits soit introduit pour les pays en développement plus avancés, à la place du mécanisme pour un développement propre, qui se fonde sur une approche par projet.

3. Financement public international

Plus le marché du carbone sera ambitieux, moins il sera nécessaire de recourir à un financement international provenant de sources publiques. Il convient que le financement public international soit assuré non seulement par les pays industrialisés, mais aussi par les pays en développement plus avancés sur le plan économique. La contribution de chaque pays devra être déterminée au moyen d’un barème commun tenant compte de la part de responsabilité de ce pays dans les émissions et de sa capacité contributive. En fonction de la pondération de ces critères, la contribution de l'UE se situerait entre 10 et 30 % du total global.

La Commission estime que les pays en développement pourraient avoir besoin en 2013 d’un financement public international compris entre 9 et 13 Mrd € par an, qui pourrait atteindre une fourchette de 22 à 50 Mrd € par an en 2020. D’après ces chiffres, les contributions de l’UE devraient donc être comprises entre 900 Mio € et 3,9 Mrd € en 2013 et entre 2 et 15 Mrd € par an en 2020, selon le scénario.

Financement à mise en œuvre rapide

Si un accord satisfaisant est conclu à Copenhague, il conviendra qu’un financement public international soit mis en œuvre rapidement en faveur des pays en développement. Une aide comprise entre 5 et 7 Mrd € par an devrait être nécessaire durant la période 2010-2012.

En application du barème commun proposé, la contribution de l’UE se situerait entre 500 Mio € et 2,1 Mrd € par an. La Commission propose toutefois que l'UE envisage de porter sa contribution au-delà de cette fourchette.

Prochaines étapes

Le Parlement européen et le Conseil sont invités à examiner les grands principes exposés dans la communication.

Informations supplémentaires:

Questions-réponses sur la communication

MEMO/09/384

Page web de la DG Environnement concernant les négociations internationales

http://ec.europa.eu/environment/climat/future_action.htm

Annexe

Estimations des besoins annuels de financement public international* pour les pays en développement durant la période 2010-2020, en milliards d’euros (aux prix constants de 2005)

2010-2012 (financement rapide)

2013

2020

Atténuation

1

3-7

10-20

Énergie et industrie

3-6

Agriculture et REDD**

7-14

Adaptation

2-3

3

10-24

Renforcement des capacités

1-2

2

1-3

Recherche et diffusion technologique

1

1

1-3

Total

5 – 7

9 - 13

22 – 50

*dans l’hypothèse d’un accord de Copenhague compatible avec la limitation du réchauffement planétaire à 2 °C au-dessus des niveaux de l'ère préindustrielle

** REDD: réduction des émissions de CO 2 dues à la déforestation et à la dégradation des forêts


Side Bar

My account

Manage your searches and email notifications


Help us improve our website