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La Commission encourage l’utilisation des superordinateurs européens pour la recherche sur la fusion nucléaire

European Commission - IP/09/117   23/01/2009

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IP/09/117

Bruxelles, le 23 janvier 2009

La Commission encourage l’utilisation des superordinateurs européens pour la recherche sur la fusion nucléaire

Grâce aux superordinateurs européens, un bond en avant pourrait être réalisé dans la recherche sur une nouvelle source d'énergie durable au potentiel gigantesque, à même de répondre aux besoins d'énergie de toute la planète. La Commission européenne a annoncé aujourd'hui qu'elle donnera à tous les scientifiques d'Europe travaillant dans le domaine de la fusion nucléaire, c’est-à-dire dont les recherches visent à récupérer l’énergie issue de réactions analogues à celles qui produisent la chaleur du soleil, un accès dédié au réseau des superordinateurs nationaux les plus puissants d'Europe (DEISA). Cet accès leur permettra de mener à bien des aspects complexes de leurs travaux, comme la simulation du fonctionnement d'un réacteur de fusion. DEISA, le service européen de calcul distribué à haute performance, utilise le réseau européen GÉANT (MEMO/08/133), le plus grand réseau informatique du monde, pour assurer l’échange des volumes considérables de données et de l’immense puissance de calcul des superordinateurs d'Europe. Il bénéficie d’un financement de l'UE à hauteur de 26 millions d'euros pour la période 2004-2011. Les scientifiques concernés participent à un projet de recherche de portée mondiale: l'ITER (mot latin signifiant «la voie»). Ce projet se propose de démontrer le potentiel que représente l'énergie de fusion en tant que source d'énergie propre, sûre et durable. Le combustible de fusion est largement disponible, et un seul gramme de ce combustible pourrait fournir autant d'énergie que 11 tonnes de charbon. La Commission encourage l'accès des chercheurs aux superordinateurs européens afin de favoriser les travaux d'ITER, l'expérience mondiale sur l'énergie de fusion qui se prépare actuellement en France.

«Nous pensons que le nouveau partenariat entre les services de calcul intensif de DEISA et les chercheurs européens dans le domaine de la fusion nucléaire contribuera très largement à développer le potentiel de l'énergie de fusion en tant que source d'énergie viable et à donner à l'Europe un rôle de premier plan dans ce processus. C’est en réunissant ses meilleurs chercheurs et ses infrastructures les plus performantes que la communauté scientifique d'Europe peut rester à la pointe de la recherche mondiale», a déclaré Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la société de l'information et des médias. «La longue relation de confiance entre les centres nationaux de supercalcul les plus renommés et la Commission commence à porter ses fruits dans des domaines essentiels de la recherche européenne. Faire progresser l'étude de l'énergie de fusion pourrait nous rapprocher d'une réponse aux besoins énergétiques de l'Europe.»

«Les scientifiques européens qui travaillent sur la fusion bénéficient largement depuis plusieurs années des services européens de calcul intensif. Il sera désormais possible d'effectuer des simulations essentielles exploitant toute la puissance des superordinateurs modernes», a déclaré M. Hermann Lederer, responsable du support d’application au centre de supercalcul allemand RZG.

«Les simulations à grande échelle de la fusion nucléaire et des propriétés des matériaux sur des superordinateurs ultramodernes sont essentielles à la réalisation et à la conception des expériences actuelles et futures dans le domaine de la fusion», a déclaré M. Frank Jenko, de l'institut Max Planck pour la physique du plasma.

Les scientifiques ont pour ambition de permettre l’exploitation de l’énorme potentiel énergétique de l'énergie de fusion pour répondre aux besoins de la planète. ITER, le projet mondial de démonstration de la faisabilité scientifique et technique de l'énergie de fusion, implique des scientifiques de 25 pays d'Europe et du monde entier. Sa construction est en cours en France (Cadarache, sud de la France).

La Commission a annoncé aujourd'hui qu'elle permettra à ces scientifiques de faire appel à DEISA (Distributed European Infrastructure for Supercomputing Applications), le consortium européen regroupant les principaux centres de supercalcul, qui mettra à leur disposition des services et des ressources essentiels pour réaliser les simulations liées à la fusion. Les simulations à l'aide de superordinateurs jouent un rôle essentiel dans la conception des centrales de fusion et dans l’optimisation de leurs performances en cours d'exploitation.

DEISA gère actuellement 12 des 100 superordinateurs les plus puissants du monde, fournissant aux plus éminents scientifiques d'Europe un environnement de supercalcul puissant, unifié et facile à utiliser.

Contexte:

Le programme de recherche de la Commission européenne finance les efforts visant à optimaliser les principales infrastructures de recherche d'Europe, à susciter de l'intérêt à l’échelon paneuropéen pour la création d'infrastructures de recherche d'un genre nouveau et à aider les entreprises à renforcer leur base de connaissances et leur savoir-faire technologique.

Pour plus d'informations sur les infrastructures de recherche:

http://cordis.europa.eu/fp7/ict/e-infrastructure/home_en.html

La Commission européenne a financé le projet DEISA dans le cadre des programmes de recherche 2002-2006 et 2007-2013 pour un montant total de 26 millions d'euros. DEISA est un consortium de grands centres nationaux de supercalcul en Europe voué au progrès des sciences informatiques dans le domaine du calcul intensif. Le consortium exploite une infrastructure informatique paneuropéenne complexe et ultra-performante. Plus de 160 universités et instituts de recherche d'Europe (mais aussi d'Amérique du Nord et du Sud, d'Asie et d'Australie) utilisent DEISA.

ITER est un projet de recherche international conjoint qui vise à démontrer la faisabilité scientifique et technique de l'énergie de fusion. Les partenaires du projet sont l'Union européenne (représentée par l'Euratom), le Japon, la Chine, l'Inde, la République de Corée, la Russie et les États-Unis d'Amérique. ITER sera construit dans le sud de la France (Cadarache). L'Europe, partenaire principal de l'opération, assure près de la moitié des ressources totales du projet, tant en personnel qu'en moyens financiers.


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