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IP/09/ 1031

Bruxelles, le 2 9 juin 2009

Economie de la zone euro: signes d'amélioration, mais l'économie est toujours en phase de contraction

L'économie de la zone euro est toujours en récession, mais l'activité économique est soutenue par l'action politique vigoureuse et coordonnée de l'Union européenne et les indicateurs économiques et les marchés financiers laissent entrevoir un début d'amélioration. C'est ce qui ressort du rapport trimestriel sur la zone euro, qui contient une première évaluation de l'efficacité des mesures d'aide mises en œuvre par les États membres pour aider le secteur bancaire et examine les défis de demain, notamment le niveau de la dette. La première partie du rapport évalue les répercussions de la crise économique et financière sur la croissance potentielle, tandis que la seconde est consacrée aux problèmes économiques et budgétaires que pose le vieillissement démographique en temps de crise.

Il existe des signes encourageants de stabilisation sur la plupart des marchés financiers même si la situation demeure fragile. Les écarts sur les marchés monétaires et obligataires se sont réduits en raison d'une amélioration du climat économique et d'une diminution de l'aversion pour le risque. Les conditions de financement dans la zone euro se sont, elles aussi, améliorées, du fait d'une diminution des coûts des prêts bancaires, des capitaux propres et de l'endettement du marché. Toutefois, la croissance de la masse monétaire et du crédit a encore ralenti ces derniers mois, en raison essentiellement de l'atonie de l'activité économique et des contraintes pesant sur l'offre. Selon le communiqué d'Eurostat du 3 juin, la zone euro a vu son PIB reculer de 2,5 % au premier trimestre de 2009, du fait principalement d'un ajustement des stocks et de la poursuite de la chute de l'investissement. Parmi les aspects positifs, la chute de la consommation privée a été enrayée par le ralentissement de la hausse des prix à la consommation et l'évolution relativement favorable du revenu nominal disponible. Bien que les données brutes restent sombres, des données d'enquête laissent entrevoir un rétablissement de la confiance dans la plupart des pays de la zone euro. La croissance du commerce mondial montre, elle aussi, des signes d'amélioration mais reste faible.

Les vastes mesures d'aide au secteur bancaire mises en œuvre par les États membres à l'automne 2008 ont permis d'éviter un effondrement du système financier. Ces mesures (recapitalisation, garanties de paiement et «sauvetage d'actifs» essentiellement) ont eu un effet positif sur les fonds propres des établissements bancaires et sur l'accès de ces derniers au financement de marché.

L'évolution des indices de difficulté financière semble indiquer une nette amélioration du fonctionnement des marchés interbancaires. Toutefois, le processus de convergence vers une normalisation n'est pas achevé et la situation demeure fragile. En particulier, d'importantes dépréciations d'actifs devraient encore se produire, comme l'a confirmé la BCE dans une récente étude.

La politique budgétaire soutient fermement l'activité économique de la zone euro. Parallèlement, la pression sur les finances publiques ne cesse d'augmenter. Le taux moyen d'endettement de la zone euro, qui est à son plus bas niveau depuis 2007, devrait augmenter de 18 points de pourcentage: il représentera alors 84 % du PIB en 2010 et poursuivra son ascension les années suivantes en raison de déficits publics élevés. Cette hausse, conjuguée à l'augmentation attendue des dépenses liées au vieillissement et à son effet négatif sur le PIB potentiel, posera des problèmes pour la viabilité des finances publiques et rend nécessaire l'élaboration de solides stratégies de sortie.

La crise économique et financière risque également de se traduire, ces prochaines années, par un potentiel de croissance plus faible en raison d'une baisse de l'emploi et de la productivité, car les investissements en recherche et développement et les dépenses en capital semblent devoir diminuer ou stagner. La croissance potentielle de la zone euro a atteint en moyenne 1,8 % sur la période 2000-2006. Selon les estimations, Elle serait toutefois tombée à 1,3 % en 2008 et ne devrait être que de 0,7 % cette année et celle qui suit. L'expérience montre que les crises financières ont généralement un effet plus prononcé et plus durable que les récessions causées par d'autres facteurs et qu'elles peuvent être suivies d'une croissance plus faible de la productivité. Il est probable en outre que le retour à la croissance potentielle d'avant la crise sera beaucoup plus lent. De ce fait, il convient de trouver en temps utile des réponses appropriées pour créer de nouveaux emplois, par exemple dans le secteur à faible intensité de carbone, et d'améliorer les qualifications par la formation et la lutte contre l'abandon scolaire prématuré, comme la Commission le propose. Il importe également d'éviter les erreurs politiques du passé (par exemple, les politiques protectionnistes qui déstabilisent le marché unique ou les mesures qui réduisent l'offre de main-d'œuvre).

Indépendamment de la crise, le vieillissement démographique devrait peser lourdement sur la croissance durant les prochaines décennies. Ses effets se feront d'ailleurs sentir dès 2020. Aujourd'hui, un très grand nombre de personnes peuvent espérer conserver une vie active et une bonne santé jusqu'à un âge avancé. Toutefois, le vieillissement de la population n'est pas sans poser de problèmes à nos sociétés sur les plans culturel, organisationnel et économique. La population en âge de travailler devrait commencer à décliner au début de la prochaine décennie, ce qui aura une incidence négative sur la croissance potentielle et sur le budget. Aujourd'hui, la priorité est clairement de sortir de la crise et d'assainir les finances publiques rapidement. Les réformes structurelles rendues nécessaires par l'évolution démographique devraient être rigoureusement mises en œuvre. Elles devraient notamment viser à accroître fortement les taux d'emploi et à encourager le maintien de la génération du baby-boom sur le marché du travail plutôt que son départ en préretraite.

http://ec.europa.eu/economy_finance/thematic_articles/article15481_en.htm


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