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IP/08/96

Bruxelles, le 28 janvier 2008

La Commission européenne consacrera une étude à la libération du talent et de la créativité en Europe

Les représentants des ministères de la Culture des États membres de l’Union européenne ont débattu les problèmes de l’industrie musicale européenne lors d’une réunion informelle qui s’est tenue à Cannes, le 27 janvier, et qui coïncidait avec l’ouverture du Marché international du disque et de l’édition musicale (MIDEM) de 2008. M. Ján Figeľ a annoncé le lancement d’une étude sur le rôle de la culture et de l’industrie culturelle européenne dans la stimulation et l’épanouissement de la créativité, de l’innovation et de la croissance à travers l’Union.

Le commissaire à l’éducation, à la formation, à la culture et à la jeunesse, M. Ján Figeľ, et le ministre français de la Culture et de la Communication, Mme Christine Albanel, ont présidé une réunion informelle à laquelle assistaient des représentants des ministères de la Culture des États membres de l’Union européenne et de l’industrie musicale européenne (en la personne de MM. Denis Olivennes, Bernard Miyet et Michel Lambot). Cette réunion, qui était consacrée à la contribution potentielle du secteur de la culture à la croissance et à la création d’emplois, coïncidait avec l’ouverture du Marché international du disque et de l’édition musicale (MIDEM) de cette année.

À la réunion, M. Figeľ a déclaré : « L’innovation et la créativité sont essentielles à la croissance économique et favorisent le développement social. À un moment où la concurrence et la mondialisation acquièrent une importance grandissante, les décideurs des États membres et de l’Union européenne doivent concevoir des politiques “sur mesure” de meilleure qualité à l’usage de l’industrie de la création, de manière que cette dernière puisse soutenir dans toute la mesure de ses moyens la croissance économique à long terme de l’Europe. »

Le commissaire a ajouté que, pour mettre au point de telles politiques « sur mesure », le mieux serait de tabler sur une coopération accrue entre États membres, avec l’application de la toute première stratégie culturelle de l’Union[1], proposée par la Commission en mai 2007.

Il a expliqué que cette stratégie plaçait la culture au cœur du projet européen et recourait à un système de coopération plus structuré entre États membres et institutions communautaires, système connu sous le nom de « méthode ouverte de coordination ».

La MOC permet aux gouvernements et aux institutions de l’Union de collaborer plus aisément à la concrétisation d’objectifs définis conjointement, grâce à l’acquisition collégiale de connaissances et à une évaluation des progrès au regard de critères adoptés de commun accord. Par ailleurs, elle implique l’association du secteur culturel. « Faute d’agir de cette manière, nous ne saurions adapter nos politiques aux besoins de l’industrie créative », a dit M. Figeľ.

Les représentants de l’industrie musicale européenne ont fait observer que celle-ci traversait une période difficile : la recherche de nouveaux talents, l’écriture de nouveaux textes et la production d’enregistrements sont extrêmement coûteux, tandis que les techniques numériques facilitent toujours plus la copie des œuvres musicales... sans rémunération des artistes et des sociétés concernés. « La conception de contenus demande des investissements, lesquels affichent maintenant des retours en baisse. Les consommateurs semblent considérer la disponibilité numérique comme un droit pour lequel ils n’ont pas à payer », a déploré M. Olivennes.

M. Figeľ a annoncé la création d’un groupe de spécialistes des États membres et d’un groupe d’organisations de la société civile qui auraient essentiellement pour tâche de libérer tout le potentiel de l’industrie culturelle et de l’industrie créative, notamment dans les petites et moyennes entreprises, de manière à contribuer à la poursuite des objectifs de la Stratégie de Lisbonne en matière de croissance et d’emploi.

Il a indiqué par ailleurs qu’à compter de février une étude serait menée sur les facteurs qui favorisent effectivement la créativité dans l’Union européenne. L’étude portera aussi sur les moyens de mieux connaître et valoriser le rôle spécifique de la culture dans la stimulation de la créativité. De surcroît, elle aidera à déterminer le type d’actions à conduire tout au long de 2009, Année européenne de la créativité et de l’innovation par l’éducation et la culture.

À l’issue de la réunion informelle, la Commission a procédé à la remise des European Border Breakers Awards pour 2008. Ces prix récompensent dix artistes ou groupes européens qui sont parvenus à toucher le public étranger. Le chanteur et rappeur français Abd Al Malik, qui est l’un des quinze « ambassadeurs » de l’Année européenne du dialogue interculturel, s’est produit au cours de la cérémonie, qui était animée par le célèbre présentateur de télévision Ray Cokes.

Pour de plus amples informations
Site Culture de la DG Éducation et Culture : http://ec.europa.eu/culture/eac/index_en.html

Année européenne du dialogue interculturel : http://www.dialogue2008.eu/


[1] http://ec.europa.eu/culture/eac/communication/comm_fr.html


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