IP/08/351
Bruxelles, le 28 février 2008
La Commission a déjà adressé aux deux États membres une lettre de mise en demeure en février 2006 et un avis motivé en octobre de la même année, en leur demandant de lui communiquer d’urgence les mesures de transposition exigées par la directive. Toutefois, ni la Belgique ni le Royaume-Uni n’ont fourni d’informations qui démontreraient de manière convaincante qu’ils ont pleinement mis en œuvre les mesures requises. En particulier, la Commission n’a pas encore reçu communication, de la part de la Belgique, des mesures d’exécution suivantes: (i) les détails complets des exigences en matière de performance énergétique pour les bâtiments et concernant l’inspection des chaudières et des systèmes de climatisation (concernant la région wallonne); (ii) une méthodologie pour calculer la performance énergétique des bâtiments non résidentiels, et les détails complets des exigences minimales en matière de performance énergétique applicables aux bâtiments existants lorsqu’ils font l’objet de travaux de rénovation importants (concernant la région de Bruxelles-capitale); quant au Royaume-Uni, il doit encore communiquer: (i) la mise en œuvre de la directive à Gibraltar, et (ii) les dispositions relatives aux certificats de performance énergétique et à l’inspection des chaudières et des systèmes de climatisation en Irlande du Nord.
La directive exige des États membres qu'ils établissent des normes
minimales et des systèmes de certification de la performance
énergétique pour les bâtiments, et qu'ils veillent à ce que
les installations de chauffage et de climatisation soient
régulièrement inspectées en vue d'améliorer cette
performance. L’échéance fixée pour sa mise en œuvre
était le 4 janvier 2006, avec une possibilité de dérogation
jusqu’au 4 janvier 2009 pour certains articles.
Le secteur du
bâtiment représente 40 % de la consommation d'énergie totale
de l'Europe. C'est pourquoi la directive sur la performance
énergétique des bâtiments, si elle était mise en œuvre
intégralement et sans retard, pourrait largement contribuer à la
réduction de cette consommation. Le secteur du bâtiment a un potentiel
d'économies d'énergie rentables de presque 30 %. En
mars 2007, les chefs d'État et de gouvernement européens ont
approuvé un paquet «énergie» soulignant la
nécessité d'accroître l'efficacité énergétique
dans l'UE pour réduire, d'ici à 2020, la consommation d'énergie
de l'Union de 20 % comme il est proposé dans le plan d'action de la
Commission pour l'efficacité énergétique de 2006. La mise en
œuvre intégrale de la directive sur la performance
énergétique des bâtiments constitue, à n'en pas douter, l'un
des moyens les plus rentables d'atteindre cet objectif.