IP/08/1842
Bruxelles, le 1er décembre 2008
M. Louis Michel, membre de la Commission chargé du développement et
de l’aide humanitaire, a déclaré: «La Commission
européenne continue d'octroyer une aide humanitaire à
environ 200 000 personnes vulnérables en République
centrafricaine, afin d'atténuer les souffrances terribles de tant de
familles déracinées. La Commission et le gouvernement centrafricain
sont néanmoins conscients que la solution aux problèmes ne réside
pas dans l'aide humanitaire d'urgence, mais bien dans l'instauration d'une paix
négociée, d'une meilleure gouvernance et d'un développement
à long terme.»
Une aide d'urgence sera fournie pour répondre
aux besoins humanitaires les plus pressants. Les interventions se concentreront
toutefois, dans la mesure du possible, sur les domaines et secteurs pour
lesquels une action de reconstruction et de développement est
déjà prévue au titre du Fonds de développement
européen.
En 2007, la Commission a accordé une aide humanitaire d'un montant de 8 millions d'euros aux personnes vulnérables en République centrafricaine[1]. Tous les fonds sont acheminés par le service d’aide humanitaire de la Commission (ECHO), qui relève de la compétence du commissaire Louis Michel. Les projets sont mis en œuvre par des organismes d'aide non gouvernementaux, des agences spécialisées des Nations unies et le mouvement de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge. Dernièrement, la DG ECHO a mis sur pied une antenne à Bangui afin de suivre de près l'évolution de la situation humanitaire, de contribuer activement à la coordination des opérations de secours au niveau local et de contrôler l'utilisation des fonds humanitaires de la Commission.
Pour plus d’informations: http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm
[1] En outre, elle a financé, à hauteur de 15,5 millions d'euros, la mission régionale de maintien de la paix (Force multinationale en Centrafrique - FOMUC), au titre de la facilité de soutien à la paix en Afrique (voir IP/07/1425).